<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153</id><updated>2011-04-21T20:10:47.551-07:00</updated><title type='text'>le siècle des lumières</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>55</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-4978179410218528989</id><published>2008-12-22T03:42:00.001-08:00</published><updated>2008-12-22T03:42:47.174-08:00</updated><title type='text'>XVIIIème - Siècle des Lumières</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Introduction&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XVIIIeme siècle, naissait une nouvelle vague de philosophes qu'on appellera "les Lumières".Ceux-ci sont à l'origine de nouvelles idées qui influenceront les gens de l'époque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Présentation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Siècle des Lumières", terme qui désigne le XVIIIe siècle en tant que période de l'histoire de la culture européenne, marquée par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hiérarchie religieuse, principaux éléments de l'idéologie politique qui fut au fondement de la Révolution française. L'expression était déjà fréquemment employée par les écrivains de l'époque, convaincus qu'ils venaient d'émerger de siècles d'obscurité et d'ignorance et d'entrer dans un nouvel âge illuminé par la raison, la science et le respect de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les philosophes rationalistes du XVIIe siècle, tels que René Descartes et Baruch Spinoza, les philosophes politiques Thomas Hobbes et John Locke, et certains penseurs sceptiques en France comme Pierre Bayle peuvent être considérés comme les précurseurs des Lumières, bien que certains éléments de leurs doctrines qui allaient à l'encontre des conceptions empiristes et antiautoritaires des penseurs du XVIIIe siècle eussent été rejetés par ces derniers. Les découvertes scientifiques et le relativisme culturel lié à l'étude des civilisations non européennes contribuèrent également à la naissance de l'esprit des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus importante des hypothèses et espérances communes aux philosophes et intellectuels de cette époque fut incontestablement la foi inébranlable dans le pouvoir de la raison humaine. La découverte de la gravitation universelle par Isaac Newton fit une impression considérable sur le siècle. Grâce à l'usage judicieux de la raison, s'ouvrait un progrès perpétuel dans le domaine de la connaissance, des réalisations techniques et des valeurs morales. Dans le sillage de la philosophie de Locke, les penseurs du XVIIIe siècle considéraient, à la différence de Descartes, que la connaissance, loin d'être innée, procédait uniquement de l'expérience et de l'observation guidées par la raison. Ils affirmaient que l'éducation avait le pouvoir de rendre les hommes meilleurs et même d'améliorer la nature humaine. La recherche de la vérité devait se poursuivre dorénavant par l'observation de la nature plutôt que par l'étude de sources autorisées telles qu'Aristote et la Bible. Par contre la plupart des penseurs des Lumières ne renoncèrent pas complètement à la religion. Ils adoptèrent plutôt une forme de déisme, acceptant l'existence de Dieu et d'un au-delà, mais rejetèrent les arcanes de la théologie chrétienne. Ils n'attaquèrent rien avec autant de violence et de férocité que l'Église, sa richesse, son pouvoir politique et sa volonté d'entraver le libre exercice de la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle commence le 1er janvier 1701 et finit le 31 décembre 1800. Historiquement, il commence en septembre 1715 avec la mort de Louis XIV et se termine avec le congrès de Vienne en 1815 .Elle se caractérise, d'une part, par un fort mouvement de remise en question ainsi que par l'établissement d'une plus grande tolérance et, d'autre part, par l'affaiblissement de la monarchie, suivi de la fin de la suprématie française en Europe et du début de la prépondérance anglaise. le XVIIIe siècle en tant que période de l'histoire de la culture européenne, marquée par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hiérarchie religieuse, principaux éléments de l'idéologie politique qui fut au fondement de la Révolution française. C’est aussi le siècle des lumières , le siècle qui a senti une exigence profonde de raison , de vérité ,de liberté , de clarté , dans tous les domaines et qui , même si apparemment il n’a rien changé aux formes traditionnelles de l’art et de la littérature , a préparé les esprits à la prise de conscience des “ droit de l’Homme “ .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIIe siècle « le siècle des lumières »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle est appelé siècle des Lumières. Par cette métaphore le siècle cherche à consacrer, à travers l'esprit de la Renaissance et le cartésianisme du siècle précédent, le triomphe de la Raison sur les Ténèbres (l'obscurantisme et les préjugés). Les Lumières sont un phénomène européen, mais les «philosophes» français cristallisent le mieux les idées du siècle et donnent du relief à des nouvelles valeurs qui, au-delà de la Révolution française, marqueront durablement l'Europe et le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle (1715-1800) est présenté comme le "Siècle des Lumières", métaphore qui désigne la victoire de la raison (philosophes) sur les ténèbres. C'est une affirmation fondée mais il faut savoir que les superstitions, l'obscurantisme (ignorance, faute de connaissances) règnent encore en maître sur l'ensemble de la population. Les sciences balbutient encore, même si les méthodes expérimentales se mettent progressivement en place.&lt;br /&gt;Prééminence de la pensée et de l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'époque des intellectuels, des philosophes (ils ont des lueurs sur tout), qui démocratisent le savoir (Cf L'Encyclopédie). Les domaines majeurs sont la philosophie et les sciences.&lt;br /&gt;Ils ont la volonté de découvrir le monde (cosmopolitisme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On n'éclaire pas les consciences à la lumière des bûchers" (Marmontel) Sans tolérance, on ne peut pas apprendre la vérité des choses. Ce n'est pas avec la censure qu'on développe l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est d’usage en histoire littéraire de désigner chaque grande periode par une expression qui en résume la principale caractéristique . Ainsi le XVIII siècle est connu comme « siècle des lumières » Ce terme imagé évoque à la fois un idéal intellectual et un engagement . il s’agit de connaître tous les domaines de la réalité , en ne se fiant qu’à la raison. Ces nouvelles « lumières » de l’esprit doivent alros permettre d’améliorer le sort de l’humanité en luttant contre toute forme d’injustice et d’oppression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le siècle des Lumières correspond fondamentalement au XVIIIe siècle en Europe, même si son début est considéré comme partant de la révolution anglaise de 1688. La philosophie des Lumières désigne le mouvement intellectuel qui s'est développé à cette période autour d'idées pré-démocratiques, telles que l'établissement d'une éthique, d'une esthétique et d'un savoir fondé sur la « raison éclairée » de l'homme. Les inspirateurs de ce mouvement se voyaient comme une élite courageuse d'intellectuels œuvrant pour un progrès du monde, transcendant les siècles d'irrationalité, de superstition et de tyrannie passés. L'ensemble de ce mouvement doit être rapproché des révolutions américaine et française, de la montée du capitalisme. Artistiquement, il correspond à la période néo-classique. On parle aussi des Lumières pour désigner les intellectuels, écrivains, philosophes emblématiques de ce mouvement de pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Début du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La question financière au coeur de la société&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Louis XIV meurt en 1715 à Versailles, il laisse à son successeur, Louis XV, une économie relativement prospère en dépit de la misère populaire, mais un Etat au bord de la banqueroute. Le dramatique « grand hiver » de 1709, qui provoque une pénurie décimant les populations européennes, a laissé place aux belles récoltes à partir de 1714. L'expansion de la marine marchande a favorisé un intense trafic avec la Chine et les ports sud-américains. Le commerce avec la Louisiane s'est développé. Après les dures années de la guerre de Succession d'Espagne, la France sort grandie sur le plan territorial. Elle possède la première armée d'Europe et ses frontières renforcées mettront obstacle, pour un siècle, à toute invasion étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le royaume pèche par ses finances. De façon dramatique. Vingt ans de guerres, l'absence d'organismes de crédit dignes de ce nom ainsi que l'inefficace - et inéquitable - répartition des impôts n'ont fait qu'aggraver le déséquilibre. En 1715, les recettes fiscales ordinaires ne s'élèvent qu'à 69 millions de livres, alors que la dette constituée du royaume dépasse les 2 milliards de livres et la dette flottante les 700 millions ! C'est pour éviter la faillite de l'Etat que le régent, Philippe d'Orléans, fait appel en 1716 au financier écossais John Law. Celui-ci préconise de décourager l'épargne stérile et de stimuler l'investissement productif, qui, à terme, doit permettre d'accroître les richesses et d'éteindre la dette publique. Il met sur pied un système ingénieux de commerce par actions, mais les émissions successives de billets et les montages financiers douteux auxquels se livre l'Ecossais provoquent en 1720 la faillite du « système de Law » et la ruine de nombreux épargnants (voir encadré). Cette banqueroute jette un discrédit durable sur le billet de banque lui-même, entravant la création d'un véritable système bancaire, qui fera défaut en France jusqu'au milieu du xixe siècle. Dans le même temps, cette folle spéculation a favorisé les initiatives et est à l'origine de la croissance que connaît la France du xviiie siècle, tout en faisant le lit de la Révolution de 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'Angleterre prend au début du XVIIIe siècle une avance considérable, l'économie française n'est pas immobile. Des entreprises « capitalistes » voient le jour dans le textile ou les industries d'armement. Pour autant, les prérogatives dont disposent la noblesse et le clergé constituent des entraves au développement économique. La taille et la dîme, qui continuent à peser sur les revenus des paysans, les taxes et les péages (privés ou publics), qui frappent la circulation des marchandises, et les exemptions fiscales, dont bénéficient ces deux ordres privilégiés, engendrent un sentiment d'injustice dans le tiers état et la bourgeoisie autant qu'ils expliquent le déficit structurel et croissant des finances publiques. Il apparaît ainsi de plus en plus clairement que la dette publique consécutive, à partir de 1740, aux dépenses des guerres de Succession d'Autriche et de Sept Ans ne saurait être réduite à zéro par les expédients habituels - emprunts ou ventes d'offices -, mais seulement par une profonde réforme fiscale introduisant l'égalité de tous face à l'impôt. En 1749, la tentative du contrôleur général des Finances, Machault d'Arnouville, d'établir un prélèvement d'un vingtième sur tous les revenus sans distinction tourne court. Elle se heurte à la vive opposition de tous les privilégiés - clergé, noblesse, Etats provinciaux et parlementaires - qui, usant de leur droit de remontrance, refuseront l'enregistrement de l'édit de création. Cette levée de boucliers sera suivie de beaucoup d'autres jusqu'à la Révolution&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Histoire et société:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le règne de Louis XIV avait marqué l'apogée de la monarchie française; le XVIIIe siècle voit son déclin et sa chute. La Régence du duc d'Orléans se traduit par le relâchement des mœurs et aussi de l'autorité. Louis XV ne mérite plus d'être surnommé le « bien-aimé ». La France est obligée de céder l'Inde et le Canada à l'Angleterre. Les difficultés financières s'accroissent et précipitent le mouvement de contestation politique. Louis XVI tente de timides réformes, mais il se heurte à l'opposition des nobles, soucieux de leurs privilèges. L'agitation politique oblige le roi à reunir les États généraux. Le Tiers-État amorce la dynamique révolutionnaire avec la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan social et culturel, la Cour cesse d'être le centre du pays et la source de l'opinion. Le mouvement des idées se fait contre elle. Les salons, les cafés et les clubs sont les nouveaux foyers de la vie intellectuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les salons entretiennent le goût de la conversation brillante; ils suscitent parmi ceux qui les fréquentent, gens du monde et philosophes, une émulation d'esprit et favorisent la hardiesse de la pensée. Les plus connus sont ceux de Mme de Tencin où l'on discute des idées nouvelles, de Mme du Deffand qui encourage les Encyclopédistes et de Mme Geoffrin, célèbre dans toute l'Europe. On échange également des idées dans les cafés, dont le plus fameux est le café Procope, et dans les clubs où des esprits sérieux et soucieux de progrès s'intéressent aux problèmes politiques.&lt;br /&gt;C'est l'âge des Lumières, du triomphe de l'esprit philosophique et des conquêtes de la raison. Dans tous les domaines, en effet, qu'il s'agisse de la monarchie absolue, des dogmes religieux, de la morale sociale. des sciences et de la littérature, les philosophes des Lumières vont faire de la liberté « éclairante » et « rayonnante » le mot d'ordre et le principe de leur réflexion et de leur action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les précurseurs&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le courant de la pensée critique et de l'esprit d'examen remonte à la Renaissance, à Rabelais et surtout à Montaigne. Dans les années finissantes du XVIIe siècle, la querelle des Anciens et des Modernes remet en question les valeurs établies. Au début du XVIIIe siècle, le rôle de Bayle et de Fontenelle fut capital dans l'avènement du mouvement philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Bayle (1647-1706) est un disciple de Descartes. Il applique à tous les domaines l'esprit critique, principale leçon du Discours de la méthode. Ainsi, il examine les idées reçues aussi bien dans les sciences que dans la morale et la religion. Citoyen de la « République des idées », il fait la guerre à l'erreur. Quant à Fontenelle (1657-1757), il se distingue par ses œuvres de vulgarisation scientifique où il expose clairement les progrès réalisés par les savants de son époque. En effet, depuis le début du siècle, la science a détrôné la métaphysique et elle exerce une influence considérable sur le mouvement des idées. La philosophie demande aux sciences expérimentales des faits contrôlés, leur emprunte méthodes et raisonnements. Fontenelle a beaucoup contribué à répandre cet engouement pour la science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;la fin du règne de Louis XIV (1700 – 1715 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette époque est marquée par les intempéries terribles du mini-âge glaciaire. La famine fait rage et la littérature ne reste pas indifférente. Il n'y a pas que dans Le Petit Poucet (extrait des Contes de ma mère l'Oye de Charles Perrault (1697)) que les parents abandonnent leurs enfants. Les livres se vendent mal, même s'ils commencent à pénétrer les couches populaires et que les écrivains accèdent à une certaine indépendance vis à vis du financement royal. On peut considérer que Fontenelle et Pierre Bayle font partie des précurseurs des Lumières. En ce qui concerne le théâtre, la comédie est principalement représentée par Alain-René Lesage (qui fut aussi un brillant romancier) et par Jean-François Regnard même si d'autres noms comme Dancourt ou Dufresny sont aussi représentatifs de l'engouement pour le théâtre qui a lieu à Paris autour des années 1710. Pour la tragédie, on peut retenir Crébillon père qui écrivit plusieurs tragédies pendant cette période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;la Régence (1715-1723 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1715, lorsque meurt Louis XIV, Louis XV devient roi à cinq ans mais il est trop jeune pour prendre le trône. La France a des dettes : recettes = 69 M. dépenses = 132 M. dette publique = 2.800 M. La Régence est assurée par Philippe d'Orléans. Le Régent donne du pouvoir au parlement et à la grande noblesse pour redresser le pays - devant les demandes excessives, Louis XV déclare " Le Roi veut être obéi ". La situation financière du royaume reste cependant désastrueuse. Le Régent soutient l’expérience audacieuse d’un Ecossais, John Law. A la mort de Louis XIV, en effet, le royaume de France connaissait deux crises, l'une monétaire, l'autre financière. Les réformes de l'économiste écossais, devenu Contrôleur général des Finances en 1720, visait à résoudre la première de ces deux crises par une augmentation de la masse monétaire en ayant recours à la création et à la généralisation du papier-monnaie. Selon le " système " de Law, l’augmentation de la masse monétaire devait produire une hausse d’activité commerciale et l’extinction progressive de la dette publique. Law va donc introduire le papier-monnaie (1716) et créer une banque privée qui deviendra Banque Royale (1718), dont le principal investissement est la Compagnie du Missippi. Les actions montent en flèche et tombent aussitôt. Des fortunes sont créées, mais beaucoup d’autres sont détruites. Ruiné, Law fuit à Bruxelles (1720), et le Régent perd beaucoup de sa crédibilité. Il meurt brusquement en décembre 1723.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette période du siècle est notamment marquée par une certaine libération des moeurs, par le goût croissant du luxe, par l'impiété et le libertinage. Cette partie du siècle se démarque donc des premières années du siècle où la misère et l'austérité dominaient les lieux mais le climat est instable et fluctuant, ce qui amène plusieurs pièces de théâtre et certains romans traduisant ce phénomène. Marivaux est l'un de ces auteurs qui, malgré la censure et les interdictions, trouvent le moyen de faire publier ses textes et d'être aimé du public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux tendances littéraires s'affrontent en ce début de siècle. Les Anciens et les Modernes revendiquent chacun leurs critères d'écriture. D'un côté, les partisans du progrès de l'innovation en matière de création artistique, les Modernes (Fontenelle), de l'autre ceux qui s'attachent aux anciennes façon de faire de l'Antiquité, les Anciens (Boileau et La Fontaine). Cette querelle souligne un changement important dans les mentalités. La Raison, l'esprit et le refus de la tradition vont faire naître des textes révolutionnaires qui attaquent directement l'Église (très forte à cette époque) et les institutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;UN MOUVEMENT COSMOPOLITE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France constitue l’épicentre de la pensée des Lumières. Le philosophe politique et juriste Charles de Montesquieu en est l’un des premiers représentants : après plusieurs œuvres satiriques sur les revers de la civilisation occidentale, il publie son étude monumentale, De l’esprit des lois (1748). Denis Diderot, auteur de quantité de pamphlets philosophiques, entame pour sa part la publication de l’Encyclopédie (1751-1772). Cette œuvre ambitieuse, à laquelle collaborent de nombreux philosophes, est conçue à la fois comme une somme de toutes les connaissances et comme une arme polémique — et politique. Voltaire est le plus influent et le plus représentatif des écrivains français de cette période : auteur dramatique et poète à ses débuts, il devient célèbre pour ses nombreux pamphlets, ses essais, ses satires, ses contes philosophiques et pour son immense correspondance avec des écrivains et des monarques de toute l’Europe. Les œuvres de Jean-Jacques Rousseau, notamment Du contrat social (1762), Émile ou De l’éducation (1762) et les Confessions (1782 et 1789, parutions posthumes), exercent également une profonde influence sur la pensée politique et sur la théorie de l’éducation, en même temps qu’elles donnent une impulsion au romantisme du XIXe siècle.&lt;br /&gt;Le mouvement intellectuel des Lumières se distingue par son caractère profondément cosmopolite et antinationaliste. Emmanuel Kant en Allemagne, David Hume en Écosse, Cesare Beccaria en Italie et Benjamin Franklin et Thomas Jefferson dans les colonies britanniques d’Amérique, entretiennent tous d’étroits contacts avec les philosophes français, tout en collaborant eux-mêmes activement au mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une vie intellectuelle à l'échelle européenne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extension des frontières vers l'Est (Pologne, Russie,...) - déplacement des centres d'intérêt de la Méditerranée au Nord de l'Europe. La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ont conquis une réelle avance économique et culturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un siècle cosmopolite multiplication des échanges. Voltaire fait connaître à la France le régime anglais (monarchie éclairée). Les chercheurs des grandes capitales (Paris, Londres, Berlin) diffusent l'essentiel de leurs travaux dans des publications (grand développement de la presse). Dans ce cadre, la France a un certain prestige. C'est l'époque des cafés, des salons (bar le Procope).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La langue française est à la mode et est utilisée par les savants, les cours royales (cour tsariste). Il y a donc des relations privilégiées entre les personnes de différents états européens. De même, l'art français est imité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une classe intellectuelle : les gens de lettre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions de l'homme français. La vie intellectuelle intense fait se côtoyer écrivains, savants, grands seigneurs dans les salons, sociétés, club,...(en particulier à partir de 1780).&lt;br /&gt;L'homme de lettre défend la raison, les sentiments, la nature, les progrès, le déisme, le pacifisme. Cependant, les intellectuels ne sont pas reconnus (à cause de la monarchie de droit divin - et la censure); le droit à la propriété littéraire n'arrivera qu'avec la Révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les deux versants du siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nouvelles valeurs apparaissent : l'idée de bonheur et de progrès se font jour progressivement. Première moitié du siècle : établissement des bases qui doivent conduire au progrès (ex : Montesquieu : L'esprit des lois ; Voltaire : L'histoire de Charles XII). Ces deux écrivains sont des fondateurs dans les domaines politiques et historiques.&lt;br /&gt;1750 : l'émergence de L'Encyclopédie engendre un tournant  apparition de nouvelles formes littéraires : le drame met en scène les bourgeois et le roman fait une peinture de la vie privée.&lt;br /&gt;Les frontières entre les différentes formes d'activités intellectuelles tendent à s'effacer (littérature, arts).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Un siècle de contradiction&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dualité entre raison et sensibilité. Deux orientations littéraires qui ne se partagent pas distinctement dans le siècle. Exemple : Denis Diderot (Jacques le Fataliste, LaReligieuse, fondateur de l'Encyclopédie) est un matérialiste qui veut de l'ordre. Or, l'auteur du "Neveu de Rameau" (musicien célèbre de l'époque) exprime la personnalité complexe passionnée et passionnante de Diderot (il y a un parallèle entre le neveu et lui)  refus d'une simplification rationnelle de leurs œuvres par les écrivains eux-mêmes. En effet, l'homme peut comprendre l'univers aussi bien par la raison que par la sensibilité. Il y a deux voies dans la sensibilité :&lt;br /&gt;- celle de la douceur du bonheur de la nature (ex : Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre, en 1788).&lt;br /&gt;- celle de la perversion et du libertinage (Les Liaisons Dangereuses, par Laclos en 1782).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Manifestations de l'esprit philosophique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caracterisé par une entière confiance dans la raison humaine chargée de résoudre tous les problèmes et par une foi optimiste dans le progrès, l'esprit philosophique est un nouvel humanisme. Alors que la philosophie traditionnelle est avant tout orientée vers la théorie et l'abstraction, la philosophie, au XVIIIe siècle, s'intéresse essentiellement aux problèmes d'ordre politique, social et religieux. Prenant pour seul guide la raison, le philosophe considère que le droit de regard s'étend à tous les domaines, en vue de construire un monde éclairé. Ainsi, dans les sciences, la méthode expérimentale devient le critère de toute pensée juste. En politique, la monarchie absolue est remise en question au profit de systèmes politiques démocratiques. Les privilèges de la noblesse et du clergé sont contestés et les principes de liberté et d'égalité sont hautement proclamés. En religion, la plupart des philosophes croient en l'existence d'un Dieu créateur et moteur de l'univers mais ils rejettent les dogmes religieux qu'on ne peut prouver rationnellement et dénoncent toutes les formes de l'intolérance.&lt;br /&gt;L'action des philosophes prend l'aspect d'un combat pour faire aboutir de grandes revendications humaines. Toute personne a droit à être reconnue au-delà des différences superficielles de pays et de race. Dans le Livre XV de L'Esprit des Lois, Montesquieu fait le procès de l'esclavage. Voltaire montrera, lui aussi, dans Candide toutes les misères liées à la condition des esclaves. La liberté de croyance et d'expression doit être reconnue et codifiée dans la constitution. Les philosophes dénoncent, par ailleurs, tous les procédés qui sont un défi à la raison, et donc une négation de la civilisation, en particulier, la guerre et la torture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;UNE MÉTHODE DE PENSÉE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu’un ensemble d’idées déterminées, les Lumières relèvent d’une attitude, d’une méthode de pensée. Selon Emmanuel Kant, le mot d’ordre du siècle doit être « ose savoir » : le désir de réexaminer et de remettre en question toutes les idées et valeurs reçues, d’explorer de nouvelles idées dans des directions différentes, doit être permanent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette démarche d’ouverture délibérée à tous les champs de la connaissance n’est pas sans provoquer incohérences et contradictions dans les écrits des penseurs des Lumières. Ceux-ci ne sont pas tous philosophes à proprement parler ; ils sont plutôt des vulgarisateurs qui s’engagent à diffuser des idées nouvelles. Ils se plaisent à se qualifier de « parti de l’humanité » et, pour s’attirer les faveurs de l’opinion publique, écrivent des pamphlets et des tracts anonymes et rédigent des articles pour des revues et des journaux fraîchement créés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les idées défendues par les philosophes des Lumières&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA LIBERTE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : « Les hommes naissent tous libres. C'est le plus précieux de tout les biens que l'homme puisse posséder. Il ne peut ni se vendre ni se perdre. » (d'après un article dans l'encyclopédie). Ils sont aussi pour la liberté d'expression, car il y a la censure qui l'interdit (aucune critique n'est permise à ce temps...). Pour plus de détails, cliquez sur la rubrique des extraits de l'Encyclopédie, dans l'article "autorité politique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA RAISON&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : C'est le moyen d'acquérir des connaissances. Quesnay dit : « la raison est à l'âme ce que les yeux sont au corps: sans les yeux, l'homme ne peut jouir de la lumière, et sans la lumière, il ne peut rien voir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA TOLERANCE :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; D'après Voltaire, on doit respecter la liberté et les opinions sociales, politique et religieuses d'autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L'EGALITE :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; D'après Rousseau, « être libre, n'avoir que des égaux est la vrai vie, la vie naturelle de l'homme. Les hommes naissent égaux ». En ce temps la, en France, on naissait à inégalité car il y a une société d'ordre (Noble, Clergé, Tiers-états.) Voir aussi la rubrique des extraits de l'Encyclopédie, dans l'article "égalité".&lt;br /&gt;LE PROGRES : ils sont pour le progrès de la société et pour l'innovation, le commerce…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, durant le siècle des lumières, il y a eu l'invention du thermomètre, du microscope, des cartes précises pour la géographie grâce aux maths…Bref, toute la science évolue.&lt;br /&gt;Les philosophes critiquent les abus de pouvoir, c'est pourquoi il veulent LA SEPARATION DES POUVOIRS: : Montesquieu, écrit dans « De l'esprit des lois » , en 1748, qu'il est utile de séparer les 3 pouvoirs, donc qu'ils ne soient pas concentrés dans les mains d'une seule personne, afin d'éviter toute tyrannie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont pour le REJET LA MONARCHIE DE DROIT DIVIN mais ils restent généralement favorable à un régime monarchique. Mais ils ne sont pas pour une démocratie, sauf dans le cas de Rousseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Projets de société et littérature engagée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de 1734, Montesquieu considère qu'il a accumulé une expérience et une documentation suffisantes pour réaliser dans toute son ampleur, son ambition de penseur politique: il se consacre à l'œuvre de sa vie. L'Esprit des Lois (1748), où il établit un modèle de système politique fondé sur l'équilibre, la modération et la séparation des pouvoirs. S'il garde généralement la sérénité du savant, l'auteur ne cache pas ses préférences, au contraire, il marque constamment son mépris pour le despotisme et dénonce avec vigueur tous les abus.&lt;br /&gt;Quant à Voltaire, il s'illustre quasiment dans tous les genres littéraires et son œuvre monumentale porte le sceau de son engagement. Dans les Contes, le Traité sur la Tolérance et le Dictionnaire philosophique, notamment, il dénonce les maux majeurs qui entravent la marche du progrès et le bonheur des hommes. Pour lui, l'adversaire des philosophes le plus dangereux et le plus détesté, c'est le fanatique, qu'il appelle également « l'Infâme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres philosophes ont exercé une influence considérable sur leurs contemporains. C'est le cas de Rousseau qui fait le procès de la civilisation dans les deux Discours préférant à celle-ci l'état de nature. Dans son ouvrage, Du Contrat social, il examine les conditions d'un nouveau pacte social fondé sur le respect des droits naturels à l'égalité et à la justice.&lt;br /&gt;L'esprit philosophique trouve son expression la plus achevée dans L'Encyclopédie (Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers), grande œuvre collective destinée à diffuser les Lumières. La direction de l'entreprise est confiée à Diderot qui lui consacre, pendant vingt ans, une grande partie de son activité. Diderot, aidé de toute une équipe de collaborateurs, parmi lesquels on trouve le mathématicien D'Alembert, Montesquieu, Voltaire et Rousseau, conçoit pour cette œuvre un dessein vaste et original; d'abord dresser un tableau des connaissances scientifiques et techniques, et ensuite faire de l'ouvrage une arme de la lutte philosophique. Le retentissement des dix-sept volumes de l'Encyclopédie fut considérable et les derniers volumes, parus en 1772, s'achèvent sur un acte de foi dans l'avenir de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, ce tourbillon des idées a affecté les différents genres littéraires. Il a même favorisé l'éclosion de nouveaux genres tels le discours, le dictionnaire, le conte philosophique. Vers 1780, la comédie avec Beaumarchais s'inscrit dans ce mouvement de contestation. Dans le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784) le mouvement et la verve du dialogue vont de pair avec la violence de la satire des mœurs et les allusions hardies à l'actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le théâtre du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’influence des grands dramaturges du « siècle de Louis XIV » persiste sur la scène de la Comédie-Française mais des renouvellements apparaissent avec les tragédies de Voltaire (1694-1778) qui introduit des sujets modernes en gardant la structure classique et l’alexandrin (Zaïre, 1732, Mahomet, 1741) et qui obtient de grands succès. Néanmoins la censure est toujours active comme en témoignent, sous Louis XVI encore, les difficultés de Beaumarchais pour son Mariage de Figaro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La libération des mœurs de la Régence apporte un autre renouvellement du théâtre avec le retour, dès 1716, des Comédiens-Italiens chassés par Louis XIV et le début d’une très grande vogue du spectacle théâtral : on se presse pour admirer des acteurs réputés (Lélio, Flaminia, Silvia…) et rire des lazzi et du dynamisme des personnages issus de la commedia dell'arte comme Arlequin, Colombine ou Pantalon. C’est dans cette lignée que trouve place Marivaux (1688 -1763) avec ses comédies qui associent la finesse de l’analyse du sentiment amoureux et la subtilité verbale du marivaudage aux problèmes de société en exploitant le thème emblématique du couple maître-valet. Les Fausses Confidences (1737), le Jeu de l'amour et du hasard (1730), ou l'Île des esclaves (1725) constituent quelques-unes de ses œuvres majeures.&lt;br /&gt;Regnard et Lesage (1668-1747) ont eux aussi marqué la comédie de mœurs avec le Légataire universel (Regnard, 1708) et Turcaret (Lesage, 1709), mais l’autre grand auteur de comédies du siècle est Beaumarchais (1732-1799) qui se montre habile dans l’art du dialogue et de l’intrigue mais aussi dans la satire sociale et politique à travers le personnage de Figaro, valet débrouillard qui conteste le pouvoir de son maître et qu’on retrouve dans deux œuvres majeures : le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le théâtre du XVIIIe siècle est marqué aussi par des genres nouveaux, aujourd’hui considérés comme mineurs mais que reprendra et transformera le XIXe siècle, comme la comédie larmoyante et le drame bourgeois qui mettent en avant des situations pathétiques dans un contexte réaliste et dramatique qui touchent des familles bourgeoises. Quelques titres explicites : le Fils naturel (Diderot, 1757), le Père de famille (Diderot, 1758), le Philosophe sans le savoir (Sedaine, 1765), la Brouette du vinaigrier (Louis-Sébastien Mercier, 1775) ou encore la Mère coupable (Beaumarchais, 1792).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mentionnons enfin le développement de genres qui associent texte et musique comme le vaudeville ou l’opéra comique ainsi que des textes de réflexion sur le théâtre avec Diderot et son Paradoxe sur le comédien, les écrits de Voltaire pour défendre la condition des gens de théâtre toujours au ban de l’Église et les condamnations du théâtre pour immoralité par Rousseau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le roman du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman du XVIIIe siècle est marqué par le renouvellement des formes et des contenus qui préfigurent le roman moderne considéré comme une œuvre de fiction en prose, racontant les aventures et l’évolution d’un ou de plusieurs personnages. Le genre, en pleine croissance avec un lectorat élargi, est marqué par le développement de la sensibilité, par le souci du réalisme (avec le procédé du manuscrit trouvé, l’emploi de la première personne, de l’échange épistolaire ou des dialogues) et par l’esprit des Lumières en prenant en compte les valeurs nouvelles d’une société qui évolue. L’influence la littérature anglaise est également sensible à travers la traduction des œuvres de Richardson, Swift ou Daniel Defoe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman de ce siècle très riche explore toutes les possibilités romanesques : question du narrateur, éclatement du récit, engagement, analyse psychologique minutieuse, peinture réaliste du monde, imagination et confidence, apprentissage, souci de la forme… et les textes sont difficilement réductibles à des catégories indiscutables ; on peut cependant risquer un regroupement par sous-genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans philosophiques : on peut discuter le genre des œuvres narratives de Voltaire comme Zadig (1747) ou Candide (1759) mais l’appellation la plus fréquente aujourd’hui est « contes philosophiques ». La discussion est plus pertinente pour l'Ingénu, plus tardif (1768), qui s’éloigne du merveilleux et introduit une large part de réalisme social et psychologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans réalistes : l’association du réalisme social et du parcours amoureux s’installe au cours du siècle. Citons les romans-mémoires la Vie de Marianne (1741) le Paysan parvenu (1735) de Marivaux, Manon Lescaut (1731) de l’abbé Prévost (1697-1763), le Paysan perverti (1775) et son deuxième volet La paysanne pervertie (1784), roman épistolaire de Restif de la Bretonne (1734-1806)1. On peut aussi déterminer un sous-genre né de l’influence espagnole : le roman picaresque avec sa truculence satirique, sa variété des milieux sociaux et l’apprentissage de la vie et qu’illustre l’Histoire de Gil Blas de Santillane (1715-1735) de Lesage (1668-1747).&lt;br /&gt;• Le roman d’imagination est, pour sa part, représenté par des romans d’anticipation comme l’An 2440 de Mercier (1771) ou des romans fantastiques comme le Diable amoureux de Jacques Cazotte (1772).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans libertins associent grivoiserie, érotisme, manipulation et jeu social avec Crébillon fils (le Sopha, 1745), Diderot (les Bijoux indiscrets, 1748 ; la Religieuse, 1760-1796) ; Laclos (les Liaisons dangereuses, 1782) et finalement Sade (Justine ou les Malheurs de la vertu, 1797).&lt;br /&gt;• Les romans du sentiment s’imposent dans la deuxième moitié du siècle avec la Nouvelle Héloïse (1761), le roman par lettres de Jean-Jacques Rousseau (sur le modèle anglais du Pamela de Richardson) qui sera le plus gros tirage du siècle en séduisant par sa peinture préromantique du sentiment amoureux et de la nature, ou Paul et Virginie (1787) de Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans « éclatés » comme Jacques le fataliste et son maître (1773-1778) ou le Neveu de Rameau (1762-1777) de Diderot sont des œuvres assez inclassables mais porteuses de modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La poésie du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la forme versifiée est utilisée avec habileté par Voltaire dans son Poème sur le désastre de Lisbonne ou dans le Mondain, la poésie, au sens commun du terme, ne se libère pas des influences du classicisme et l’histoire littéraire ne retient que quelques noms comme ceux de Jacques Delille (1738-1813) (les Jardins, 1782) ou Évariste Parny (1753-1814) (Élégies, 1784) qui préparent modestement le romantisme en cultivant une certaine sensibilité à la nature et au temps qui passe. Mais c’est essentiellement André Chénier (1762-1794) qui réussit une poésie expressive comme dans le poème célèbre de la Jeune Tarentine ou celui de la Jeune Captive (son œuvre ne sera publiée qu’en 1819, bien après sa mort tragique lors de la Terreur).&lt;br /&gt;On mentionnera aussi Fabre d'Églantine pour ses chansons (Il pleut bergère) et sa participation « poétique » au calendrier révolutionnair&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Autres genres du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• La critique d’art est inventée par Diderot dans ses Salons où il explore la part de la sensibilité dans l’émotion artistique comme à propos de la poésie des ruines peintes par Hubert Robert.&lt;br /&gt;• Buffon offre quant à lui une réussite littéraire intéressante avec ses écrits de vulgarisation scientifique dans son imposante Histoire naturelle, publiée avec grand succès de 1749 à 1789.&lt;br /&gt;• Le discours politique et sa rhétorique peut être lui aussi d’une certaine façon considéré comme un genre littéraire avec les orateurs de talent comme Mirabeau, Saint-Just, Danton ou Robespierre qui ont marqué la période révolutionnaire.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Vers la fin du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers la fin du XVIIIe siècle, des changements importants se produisirent dans la pensée des Lumières. Sous l'influence de Rousseau, le sentiment et l'émotion devinrent aussi respectables que la raison. Dans les années 1770, les écrivains étendirent le champ de leurs critiques aux questions politiques et économiques. La guerre de l'Indépendance américaine ne manqua pas de frapper les esprits. Aux yeux des Européens, la déclaration d'Indépendance et la guerre révolutionnaire représentaient, pour la première fois, la mise en œuvre des idées éclairées et encouragèrent les mouvements politiques dirigés contre les régimes établis en Europe. Cette constitution d'Amérique devient un modèle qui sera diffusé et admiré. Cela entraîne la remise en cause de l'absolutisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'avis général, le siècle des Lumières aboutit à la Révolution française de 1789. Comme elle incarnait de nombreux idéaux des philosophes, la Révolution, dans ses phases de violence entre 1792 et 1794, discrédita provisoirement ces idéaux aux yeux de nombre de contemporains européens. Pourtant, les Lumières léguèrent un héritage durable aux XIXe et XXe siècles. Le XVIIIe siècle marqua le déclin de l'Église, ouvrit la voie au libéralisme politique et économique, et suscita des changements démocratiques dans le monde occidental du XIXe siècle. Le siècle des Lumières apparaît ainsi à la fois comme un mouvement intellectuel et une période historique marquée par des événements décisifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;LA RÉVOLUTION FRANÇAISE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, plusieurs chefs de file des Lumières sont emprisonnés pour leurs écrits, et la plupart d’entre eux doivent subir la censure gouvernementale et les attaques de l’Église. Les dernières décennies du siècle sont cependant marquées par le triomphe des idées des Lumières en Europe et en Amérique. Dans les années 1770, les philosophes de la seconde génération reçoivent des pensions gouvernementales et prennent le contrôle d’institutions culturelles prestigieuses. L’augmentation spectaculaire du nombre de journaux et de livres publiés garantit une large diffusion de leurs idées. Les expériences scientifiques et les écrits philosophiques sont à la mode dans de nombreuses couches sociales, même auprès de la noblesse et du clergé. Un certain nombre de monarques européens adoptent aussi quelques-unes des idées ou, du moins, du vocabulaire des Lumières. Voltaire et d’autres philosophes, qui affectionnent l’idée du roi philosophe éclairant le peuple d’en haut, accueillent avec enthousiasme l’apparition des soi-disant « despotes éclairés » : Frédéric II de Prusse, Catherine II la Grande de Russie et Joseph II d’Autriche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, vers la fin du XVIIIe siècle, des changements importants se produisent dans la pensée des Lumières. Sous l’influence de Jean-Jacques Rousseau, le sentiment et l’émotion deviennent aussi respectables que la raison. Dans les années 1770, les écrivains étendent le champ de leurs critiques aux questions politiques et économiques. La guerre de l’Indépendance américaine (1776-1783) ne manque pas de frapper les esprits. Aux yeux des Européens, la déclaration d’Indépendance et la guerre révolutionnaire représentent, pour la première fois, la mise en œuvre des idées « éclairées » et encouragent les mouvements politiques dirigés contre les régimes établis en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le siècle des Lumières aboutit à la Révolution française de 1789. Toutefois, dans ses phases de violence entre 1792 et 1794, la Révolution discrédite provisoirement les idéaux incarnés par les Lumières. Pourtant, cette période lègue un héritage durable aux XIXe et XXe siècles : le XVIIIe siècle marque le déclin de l’Église, ouvre la voie au libéralisme politique et économique, et suscite des changements démocratiques dans le monde occidental du XIXe siècle. Le siècle des Lumières apparaît ainsi à la fois comme un mouvement intellectuel et une période historique marquée par des événements décisifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Conclusion:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature française du XVIIIe siècle montre une grande richesse d’œuvres dans tous les genres, en associant plus qu’en opposant l’engagement des Lumières et la naissance de la subjectivité et de la sensibilité modernes. L’histoire littéraire n’a pas tout retenu mais l’originalité du XVIIIe siècle tient pour une bonne part au fait que l’expression des idées relevait encore de la littérature - ceux qu’on appelle les « Philosophes » étaient des hommes de lettres à part entière - et les créateurs ne répugnaient pas à faire de leurs romans ou de leurs pièces des œuvres de combat tout en exprimant leur personnalité et leur sensibilité dans une langue qui devenait la langue de la culture de toute l’Europe.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, le XVIIIe siècle est marqué vers 1750 par l'émergence de la sensibilité préromantique, mais c'est le rationalisme critique qui va inspirer la Révolution de 1789. Des bouleversements définitifs ont été longuement préparés par les philosophes et l'on comprend que les révolutionnaires aient tenu, dans un hommage suprême, à placer les cendres de Voltaire et de Rousseau au Panthéon, temple des bienfaiteurs de la patrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;MONTESQUIEU (Charles de Secondat, baron de La Brède et de), 1689-1755&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles de Secondat est né en 1689 au château de la Brède, près de Bordeaux. Après des études de droit, il devient conseiller au parlement de Bordeaux en 1714, puis président en 1716. Il s'intéresse aux sciences, mais le succès de ses Lettres persanes, publiées en 1721, l'attache à la littérature. Il accomplit de nombreux voyages à Paris où il est reçu dans les clubs et les salons, et est élu à l'Académie française en 1728. Voulant écrire un ouvrage politique, il fait plusieurs voyages à travers l'Europe entre 1728 et 1731 où il se documente sur les différents régimes politiques, lois et coutumes. En 1734, il compose ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, puis continue à alterner retraites dans ses terres et voyages à Paris où il fréquente les personnalités de son temps. C'est en 1748 qu'il publie anonymement à Genève son œuvre majeure, De l'esprit des lois. Celle-ci subit de vives attaques de la part des jansénistes et des jésuites, polémique à laquelle Montesquieu répondra par sa Défense de l'esprit des lois en 1750. Il meurt à Paris cinq ans plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu est représentatif de l'esprit des Lumières en ce début de XVIIIe siècle. Il conjugue dans ses œuvres plusieurs tons : il peut être libertin dans un roman comme Le Temple de Gnide (écrit en 1725), satirique dans ses Lettres persanes, historien dans ses Considérations, mais également théoricien dans De l'esprit des lois. Mais, quelque soit la veine littéraire qu'elle suit, l'œuvre de Montesquieu est d'une grande cohérence. Elle est composée dans un langage clair et concis, avec l'art de mener le lecteur aux conclusions qui s'imposent grâce à une subtilité argumentative qui ne laisse place à aucune improvisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les deux premières décennies du XVIIIe siècle, l'Orient est à la mode, et ce en particulier grâce à la traduction et la publication entre 1704 et 1717 des Mille et une Nuits par Antoine Galland. Les Lettres persanes s'inscrivent donc dans cette vogue et reprennent à leur compte le genre de la chronique fictive de l'étranger visitant l'Europe. Montesquieu compose ici un chef-d'œuvre qui a été à la fois un immense succès, et l'objet de condamnations officielles. Cet ouvrage sera par la suite imité de nombreuses fois sans qu'aucune de ces imitations atteigne sa subtilité et sa profondeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu utilise le procédé du regard étranger pour s'en prendre aux autorités qui, telles la royauté, la papauté ou la justice, abusent de leurs pouvoirs. Le personnage du persan est dépositaire de ce regard différent qui rend compte aussi bien l'étrangeté des mœurs (Lettre XXX), que les tensions politiques inhérentes au système monarchique. À cela vient s'ajouter l'orientalisme des lettres qui relatent les événements se déroulant dans le sérail en l'absence du protagoniste. Ce procédé permet d'établir un parallèle entre deux types de gouvernement et de société. Le cas de la France et de la Perse se rapprochent ainsi jusqu'à placer le lecteur dans une situation où il est contraint de relativiser la valeur de ses coutumes et de ses institutions. Derrière la fiction se dessine une dimension sociologique que l'on retrouvera dans De l'esprit des lois. Enfin, Montesquieu écrit son roman sous une forme épistolaire. La multiplicité des points de vue permet d'individualiser chaque personnage et de nuancer la manière dont il s'exprime en fonction de celui à qui est adressée la lettre. Elle permet également de masquer certaines attaques derrière le voile de la fiction. L'allégorie des Troglodytes, qui se déroule de la lettre XI à XIV, en est l'exemple le plus célèbre. Les travers de la société y sont dénoncés en un récit qui frappe l'imagination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu s'est également intéressé à l'Histoire, afin d'en proposer une approche novatrice. En effet, dans ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, il développe l'idée d'un déterminisme historique dont l'origine est à chercher dans des facteurs aussi variés que les causes sociales, économiques, politiques, ou géographiques. On retrouve cette démarche dans De l'esprit des lois, à propos de l'étude des causes permettant de comprendre la diversité des régimes politiques en fonction des pays. Plutôt que de recenser ces différentes formes de régimes, Montesquieu fonde une véritable science politique en définissant de façon rationnelle les lois susceptibles d'instaurer un gouvernement juste. Il définit ainsi trois types de gouvernements : la république, qui trouve son fondement dans la vertu ; la monarchie, qui est fondée sur l'honneur ; et le despotisme, qui est régi par la crainte. Selon Montesquieu, le gouvernement idéal est la monarchie constitutionnelle, car il permet de diviser les pouvoirs en exécutif, législatif et judiciaire. D'autres corps intermédiaires, comme le clergé, la noblesse, et le parlement, viennent également tempérer le pouvoir. Montesquieu parvient ainsi à proposer une critique de ce qui, comme l'esclavage, s'oppose aux lois morales les plus élémentaires et universelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Lettres persanes (1721).&lt;br /&gt;• Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734).&lt;br /&gt;• De l'esprit des lois (1748).&lt;br /&gt;• Défense de l'esprit des lois (1751).&lt;br /&gt;• Arsace et Isminie (1754).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;MARIVAUX (Pierre Carlet de Chamblain de), 1688-1763&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux est né à Paris en 1688. Il passe son enfance à Riom, puis fait ses études dans la capitale. Lié à La Motte de Fontenelle, il est reçu dans le salon de Mme de Lambert. Il écrit bientôt une comédie, Arlequin poli par l'amour (1720), et plusieurs romans à titre d'amateur. Ce n'est qu'après la banqueroute de Law en 1720 que Marivaux, ruiné, se met à écrire pour vivre et devient ainsi un véritable homme de lettres. Il mène alors une intense activité littéraire. Il collabore à plusieurs périodiques et fonde un journal, Le Spectateur français, en 1721. Mais il s'impose en composant plusieurs comédies dont La Double Inconstance en 1723, L'Île des esclaves en 1725, et Le Jeu de l'amour et du hasard en 1730. Il poursuit sa production romanesque avec La Vie de Marianne (1731-1741) et Le Paysan parvenu (1734). Il fréquente les salons, et trouve en Mme de Tencin une protectrice. En 1743, il est élu à l'Académie française contre Voltaire, mais peu à peu, le ton de ses pièces passe de mode. Il écrit moins et meurt en 1763.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis Molière, la comédie n'avait pas connu de véritable innovation. Marivaux lui apporte un nouveau souffle et une modernité surprenante. La plupart de ses pièces met en scène la naissance et le développement du sentiment en concentrant l'action sur le rôle joué par le langage. Le terme "marivaudage" est apparu dès le XVIIIe siècle. Il désigne le jeu parfois complexe du langage et de l'échange amoureux. Les quiproquos, les jeux de mots, ou l'à-propos des répliques sont les moyens par lesquels les personnages remettent en question leurs sentiments, ou au contraire les confirment. L'élégance et la délicatesse de la langue épousent ainsi toutes les nuances de l'évolution des sentiments, et permettent à l'intrigue de se nouer. Il y a là en substance toute la conception de l'ordre de la société du XVIIIe siècle : la vie commune, et, a fortiori, la vie sentimentale, passent par le bon usage de la langue, la manière de dire le monde, et de se dire soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi, dans le théâtre de Marivaux, les amants veulent, avant de se déclarer, être certains de la sincérité de l'autre. Pour y parvenir, ils n'hésitent pas à se déguiser, à se travestir, bref à se masquer derrière un identité sociale qui n'est pas la leur, afin de percer le mystère du désir de l'autre. Dans Le Jeu de l'amour et du hasard (1730), Silvia échange ainsi son rôle avec sa servante afin de s'assurer de Dorante, qui lui est promis. Mais, de son côté, Dorante en fait de même avec son valet. L'intrigue se développe alors grâce à une série de malentendus, et s'achève par un double mariage : celui des maîtres, et celui des valets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Empruntée à la commedia dell'arte, l'utilisation dramaturgique du masque introduit une part de machiavélisme qui transforme parfois des amants en de fins stratèges. Mais l'échafaudage de subterfuges et d'artifices ne prend jamais le pas sur la comédie. Au contraire, il est le moteur comique de certaines scènes, et, surtout, ce qui apporte aux comédie de Marivaux un autre degré d'interprétation. Derrière la légèreté du sujet des pièces et la subtilité de la langue, le spectateur découvre une peinture sociale des rapports entre maîtres et valets qui, pour l'essentiel, vise à faire comprendre à chacun que sa propre situation sociale n'est pas naturelle mais culturelle. Ainsi les pièces suscitent une réflexion sur le jeu existentiel entre l'être et le paraître. Ces éléments sont également présents dans son roman inachevé La Vie de Marianne (1731-1741). Comme dans son théâtre, Marivaux y peint la réalité de la société dans laquelle il vit, et la vérité complexe des sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Arlequin poli par l'amour (1720).&lt;br /&gt;• La Surprise de l'amour (1722).&lt;br /&gt;• La Double Inconstance (1723).&lt;br /&gt;• Le Prince travesti (1724).&lt;br /&gt;• L'Île des esclaves (1725).&lt;br /&gt;• Le Jeu de l'amour et du hasard (1730).&lt;br /&gt;• L'École des mères (1732).&lt;br /&gt;• Le Paysan parvenu (1734).&lt;br /&gt;• Le Legs (1736).&lt;br /&gt;• Les Fausses Confidences (1737).&lt;br /&gt;• L'Épreuve (1740).&lt;br /&gt;• La Vie de Marianne (1731-1741).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;VOLTAIRE (François-Marie Arouet dit), 1694-1778&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;François-Marie Arouet est né à Paris en 1694, d'un père notaire conseiller du roi. Il fait ses études au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand) puis, fréquente les milieux libertins plutôt que de poursuivre ses études de droit. Il compose des poèmes satiriques qui le conduisent à la Bastille en 1717 où il écrit Œdipe, tragédie qui remportera un grand succès et qu'il signe sous le pseudonyme de Voltaire. Une altercation avec le chevalier de Rohan-Chabot le conduira une nouvelle fois à la Bastille en 1725. Libéré cinq mois plus tard, il s'exile en Angleterre, où il restera jusqu'en 1729. Il y compose les Lettres anglaises ou philosophiques qui seront publiées cinq ans plus tard. De retour en France, il écrit de nouvelles tragédies (Brutus en 1730, Zaïre en 1732), ainsi que plusieurs essais critiques. Il se retire chez la marquise du Châtelet en Lorraine à l'occasion du scandale suscité par ses Lettres anglaises, et y compose son célèbre conte philosophique Zadig (1747). Grâce au marquis d'Argenson, il est nommé historiographe du roi en 1745, et bénéficie d'une brève grâce auprès de Louis XV. En 1750, il accepte l'invitation de Frédéric II, roi de Prusse, et part pour Berlin. Mais, brouillé avec son hôte, il revient en France trois ans plus tard. Il publie alors Le Siècle de Louis XIV, œuvre sur laquelle il travaillait depuis vingt ans. En 1755, il s'installe près de Genève, et participe à la composition de l'Encyclopédie, fait publier l'Essai sur les mœurs en 1756, et Candide en 1759. En 1760, il s'installe à Ferney où il séjournera jusqu'à sa mort. Ses dernières années sont marquées par une grande activité littéraire : il entretient une importante correspondance, reçoit de nombreux visiteurs, compose des pièces illustrant ses thèses philosophiques, entre dans des polémiques pour défendre ceux qu'il estime victimes d'injustices (Calas, Sirven, Lally), et enfin écrit deux ouvrages philosophiques importants, le Traité sur la tolérance (1763) et le Dictionnaire philosophique (1764). En 1778, quelques mois avant de mourir, Voltaire retourne à Paris où il est accueilli triomphalement. Il meurt le 30 mai de la même année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voltaire est un polygraphe. Il s'intéresse à tous les genres littéraires et les utilise pour véhiculer ses idées philosophiques. Sachant que le public auquel il s'adresse est repu de traités austères, il met en scène ses idées en les plaçant sous le signe de l'ironie et s'assure ainsi un grand succès. À ce facteur extérieur vient s'ajouter le fait que Voltaire est convaincu que l'ironie est une arme efficace permettant de dénoncer l'injustice des hommes et l'absurdité du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les œuvres de Voltaire qui lui ont survécu ne sont ni ses tragédies, ni ses poèmes, genres qui pourtant lui ont valu sa renommée. Au contraire, ses œuvres les plus lues aujourd'hui sont les petites histoires, les contes, les dialogues, les pamphlets, les lettres ou les facéties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre son abondante correspondance (on recense quelque quinze mille lettres), Voltaire utilise la forme épistolaire pour critiquer publiquement la société française. Il défie la censure en procédant de façon indirecte. Ses Lettres anglaises ou philosophiques prennent le cas de l'Angleterre et traitent de religion, de politique, des fondateurs des sciences modernes (comme Bacon, Locke, ou Newton), ou encore de littérature. Mais, derrière le ton admiratif qu'il emploie pour parler de ce pays et de l'émergence d'une nouvelle société, il critique le régime politique français. Les développements sur la tolérance religieuse des Anglais soulignent a contrario l'intolérance qui sévit toujours en France. La lettre devient ainsi pamphlétaire et préfigure des ouvrages comme le Dictionnaire philosophique où Voltaire s'attaque à la métaphysique, ou le Traité sur la Tolérance, où il défend son idée de la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a également recours à une discipline encore immature au XVIIIe siècle : l'Histoire. Son Histoire de Charles XII ou Le Siècle de Louis XIV sont soucieux d'objectivité. Voltaire reprend les documents d'archives, recherche les témoignages et inaugure ainsi une écriture moderne de l'Histoire. Mais cette démarche a, comme toujours, une implication philosophique. En soulignant le rôle des grands hommes, de l'économie et du hasard, il cherche à prouver que l'Histoire n'est pas gouvernée par une transcendance divine, mais qu'elle est au contraire une affaire humaine, qu'il nous importe de construire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voltaire utilise la forme narrative du conte dans un dessein analogue. Son Candide est représentatif de ce type d'œuvre. Par la fiction d'un jeune homme naïf et optimiste qui ne rencontre que des mésaventures, Voltaire s'en prend à tous les penseurs pour qui l'ordre du monde est régi par un principe supérieur. Il ne craint pas pour cela de caricaturer les thèses de ceux-ci, comme en particulier celles de Leibniz. Il cherche à mettre les rieurs de son côté. Son impertinence est sans limites, et, jusqu'à sa mort, il témoigne d'une énergie intellectuelle qui le conduira à militer en faveur de la réhabilitation d'hommes victimes d'injustices. La verve de Voltaire annonce ainsi de nombreux débats et combats d'idées ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Œdipe (1718)&lt;br /&gt;• Poème de la Ligue (1723).&lt;br /&gt;• Brutus (1730).&lt;br /&gt;• Zaïre (1732).&lt;br /&gt;• Histoire de Charles XII (1731).&lt;br /&gt;• Épître à Uranie (1733).&lt;br /&gt;• Le Temple du goût (1733).&lt;br /&gt;• Lettres philosophiques sur l'Angleterre (1734).&lt;br /&gt;• Zadig ou la Destinée (1747).&lt;br /&gt;• Le siècle de Louis XIV (1752).&lt;br /&gt;• Micromégas (1752).&lt;br /&gt;• Essai sur les mœurs (1756).&lt;br /&gt;• Candide ou l'Optimisme (1759).&lt;br /&gt;• Traité sur la tolérance (1763).&lt;br /&gt;• Dictionnaire philosophique (1764).&lt;br /&gt;• L'Ingénu (1767).&lt;br /&gt;• Irène (1778).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;ROUSSEAU (Jean-Jacques), 1712-1778&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils d'un horloger, Jean-Jacques Rousseau est né en 1712. Très tôt orphelin de mère, il est mis en pension chez le pasteur Lambercier, en Suisse, à l'âge de dix ans. Commence alors une période d'apprentissage où il multiplie les petits métiers. En 1728, il part à l'aventure en France où il est recueilli par Mme de Warens. Converti au catholicisme, il mène une vie vagabonde, avant de retrouver sa protectrice à Chambéry en 1732. C'est lors de son séjour aux Charmettes avec elle entre 1737 et 1740, qu'il se plonge dans l'étude, cultive sa sensibilité et son esprit. Mais Mme de Warens se lasse de lui, et il part tenter la fortune à Paris en 1741. Il rentre en contact avec Voltaire et Diderot qui lui commandent plusieurs articles pour l'Encyclopédie. En 1743, il accompagne M. de Montaigu, ambassadeur de France à Venise puis revient à Paris. Il fréquente les salons mais n'y brille guère en raison de ses piètres talents d'orateur. En 1745, il commence une liaison avec Thérèse Levasseur, une ancienne servante, avec qui il se mariera plus de vingt ans plus tard après avoir eu cinq enfants qu'il aura abandonnés. À l'occasion d'un concours organisé par l'académie de Dijon en 1749, il compose son Discours sur les sciences et les arts, qui, couronné, le rend brusquement célèbre. En 1752, il fait jouer Le Devin de village, opéra qui remporte un certain succès, puis l'année suivante une comédie, Narcisse. En 1754, un nouveau concours, organisé par l'académie de Dijon, lui offre l'occasion de composer un nouvel essai philosophique, le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, où il dénonce les méfaits d'une société qu'il conçoit comme étant à l'origine de tous les maux, et à laquelle il oppose l'idéal de l'état de nature. Mais ce nouvel ouvrage ne se voit pas décerner de prix. En 1756, Rousseau répond à l'invitation de Mme d'Épinay et part pour la propriété de l'Ermitage à Montmorency. Mais son caractère ombrageux le fait rapidement rompre avec Mme d'Épinay, puis avec les encyclopédistes. Il compose une violente critique du théâtre avec la Lettre à d'Alembert sur les spectacles. À partir de 1758, il fait de fréquents séjours à Montmorency chez le maréchal de Luxembourg, où il termine et publie, entre 1761 et 1762, son roman épistolaire, Julie ou la Nouvelle Héloïse, son traité de politique, Du contrat social, et son ouvrage sur l'éducation, l'Émile ou De l'éducation. Mais, quelques jours après la publication de ce dernier livre, il est poursuivi par le parlement de Paris pour le passage concernant la religion sans dogme. Il s'enfuit en Suisse, puis gagne l'Angleterre. Il mène une vie de proscrit et s'enferme peu à peu à peu dans la solitude. De retour en France en 1767, il poursuit la rédaction de ses Confessions où il se peint lui-même afin de s'autojustifier. De plus, persuadé qu'un complot se trame contre lui, il s'isole et compose, entre 1772 et 1776, trois Dialogues qui sont dans la même lignée que les Confessions. Il est accueilli en 1778 par le marquis de Girardin dans sa propriété d'Ermenonville où il achève ses Rêveries du promeneur solitaire, avant de mourir subitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau est un autodidacte. Sa production littéraire est variée et aborde aussi bien le genre littéraire de l'essai que ceux du roman ou de l'autobiographie. Mais elle témoigne d'une grande unité. Dès le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), l'idée centrale de sa philosophie est présente : la société dénature l'homme en le plongeant dans le règne du paraître. Pour étayer cette idée, il construit l'hypothèse d'un état de nature antérieur à toute inégalité de fait. Cette hantise du mensonge, de la tromperie et de l'hypocrisie se répercute aussi bien sur la question de l'art, de la politique, ou de la pédagogie qu'il aborde dans ses ouvrages ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa Lettre à d'Alembert (1758), écrite en réponse à l'article Genève de l'Encyclopédie, il condamne les représentations dramatiques qu'il tient, dans la logique de son système, comme des artifices de la civilisation qui sont contraires à la morale. Cette prise de position lui attire les foudres de ses anciens amis encyclopédistes, et en particulier celles de Voltaire, grand amateur de théâtre. Rousseau est désormais à l'écart de la société des écrivains, et c'est dans cette solitude qu'il écrit ses œuvres de maturité. Dans le Contrat social, il aborde le problème fondamental de la coexistence des aspirations individuelles et de la vie en société. Afin de le résoudre, il introduit l'idée de la volonté générale, principe qui ne rentre pas en contradiction avec la volonté du sujet puisque celui-ci, par l'établissement d'un pacte social, accepte de se soumettre à ce que la société décide collectivement. Dans l'Émile ou De l'éducation (1761), Rousseau éclaire d'un jour nouveau la question de l'éducation : la liberté de l'enfant doit être préservée afin qu'il soit capable, une fois adulte, de faire face à ses responsabilités morales. Pour cela, Rousseau préconise d'accorder une plus grande importance à l'expérimentation, et de se méfier de l'influence des livres. Ces dispositions visent une éducation selon la nature, à l'écart des méfaits de la civilisation. Rousseau développe également sa conception de la foi au chapitre IV, grâce à la fiction du vicaire savoyard : l'authentique croyance en Dieu est une religion naturelle qui refuse les dogmes. Elle est inscrite dans le cœur de l'homme, au plus près de sa sensibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette valorisation de la sensibilité est très présente dans les écrits autobiographiques de Rousseau. Déjà à propos de Julie ou la Nouvelle Héloïse (1762), son unique roman, il reconnaît avoir inscrit, dans le récit par lettres de la passion amoureuse de Julie et de Saint-Preux, de nombreux éléments autobiographiques. Mais c'est avec les Confessions qu'il s'adonne au genre autobiographique. De plus en plus en proie à des sentiments de persécution, il multiplie les textes où il se prend comme objet d'étude. En 1761, il décide de répondre à la demande de son éditeur et compose les Confessions où il se présente sous les traits "d'un homme peint exactement d'après nature et dans toute sa vérité". Il plonge au plus profond de lui-même, s'étend sur les détails de son enfance, se raconte sans complaisance et innove, par là même, une certaine écriture du Moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Discours sur les sciences et les arts (1750).&lt;br /&gt;• Le Devin de village (1752).&lt;br /&gt;• Narcisse (1752).&lt;br /&gt;• Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755).&lt;br /&gt;• Lettre à d'Alembert sur les spectacles (1758).&lt;br /&gt;• Du contrat social (1761).&lt;br /&gt;• Émile ou De l'éducation (1761).&lt;br /&gt;• Julie ou la Nouvelle Héloïse (1762).&lt;br /&gt;• Lettres à Monsieur de Malesherbe (1762).&lt;br /&gt;• Confessions (écrites à partir de 1765, publication posthume en 1782-1789).&lt;br /&gt;• Dialogues (écrites entre 1772 et 1776, publication posthume en 1789).&lt;br /&gt;•Les Rêveries du promeneur solitaire (écrites entre 1776 et 1778, publication posthume en 1782).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;DIDEROT (Denis), &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;( 1713-1784&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né à Langres en 1713, Denis Diderot fait ses études chez les jésuites, avant de venir étudier à Paris où il est reçu maître ès arts en 1732. Il travaille d'abord chez un procureur, mais, d'un naturel indépendant et passionné, il se tourne vers la littérature. Il se lie avec Rousseau, puis Condillac, Grimm et D'Alembert. Son esprit intempestif lui vaut quelques déboires : sa première œuvre personnelle, les Pensées philosophiques (1746), est condamnée par le parlement. Puis, en 1749, il est emprisonné trois mois à Vincennes pour sa Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient. En 1746, le libraire Le Breton lui confie la direction de l'Encyclopédie, dont le premier volume paraîtra en 1750. Ce travail auquel il consacrera près de vingt ans de sa vie, ne l'empêche pas de continuer à écrire des ouvrages de tout genre, en particulier des récits comme le roman libertin, Les Bijoux indiscrets (1748), ou, plus tard, La Religieuse (1780) ainsi que le récit dialogué Le Neveu de Rameau qu'il achèvera en 1778. Diderot se lance dans le genre dramatique et formule la théorie du drame bourgeois dans son Discours sur la poésie dramatique (1758), qu'il illustre par deux pièces : Le Fils naturel ou les Épreuves de la vertu (1757), et Le Père de famille (1758). De 1759 à 1781, il écrit des critiques d'art en rendant compte des salons du Louvre dans La Correspondance littéraire dont son ami Grimm est le directeur. Enfin, il poursuit son activité philosophique avec, en particulier, Le Rêve de d'Alembert (1769), où une fiction lui permet d'avancer des thèses matérialistes. La correspondance qu'il entretient avec Sophie Volland qu'il a rencontrée en 1756, prend l'aspect de confidences. Cette correspondance, qui durera jusqu'en 1774, nous permet de mieux cerner le tempérament de Diderot. À la demande de la tsarine Catherine II, Diderot part pour Saint Pétersbourg en 1773, où il séjourne sept mois, comblé d'attentions. La même année, il écrit le Supplément au voyage de Bougainville, un roman, Jacques le fataliste, et un essai, Paradoxe sur le comédien. De retour à Paris en 1774, il continue à travailler pour son plaisir, mais sa production se tarit quelque peu. La bienveillance de Catherine II lui permet de vivre ses dernières années dans l'aisance. Il meurt à Paris en 1784.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre de Diderot est une pensée en marche. À l'image de son tempérament, elle est à la fois tumultueuse, versatile, joyeuse et insatiable. Il compose dans tous les registres littéraires, exception faite de la poésie, et n'a de cesse de reprendre et d'approfondir les paradoxes. Philosophe matérialiste, Diderot s'oppose à la religion et s'enthousiasme pour la science. La Lettre sur les aveugles pose la connaissance comme provenant des sens, et fait de la question métaphysique de l'existence de Dieu un problème sans importance. Mais c'est dans l'Entretien entre d'Alembert et Diderot, et dans l'ouvrage qui lui fait suite, Le Rêve de d'Alembert, que sa doctrine se précise et témoigne d'une sensibilité scientifique qui annonce l'évolutionnisme : la matière est première, et tout l'ordre du vivant résulte de sa combinaison de plus en plus complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement à ces ouvrages philosophiques, Diderot compose des ouvrages de critique d'art et rédige des articles dans la revue les Salons. Un texte comme le Paradoxe sur le comédien, écrit sous la forme d'un dialogue, est fondateur d'une conception du jeu d'acteur : pour être parfait, le comédien doit non pas céder à l'enthousiasme, mais être réfléchi et lucide, sans quoi il ne pourra parvenir à faire ressentir l'émotion à chaque fois qu'il joue. En outre, Diderot cherche à définir un nouveau genre, le drame. Cette partie de son œuvre est aujourd'hui peu lue, mais elle a influencé de nombreux dramaturges au XIXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot a enfin composé des œuvres narratives, contes et romans, qui sont fortement influencées par des questions issues de sa philosophie, en particulier : Comment le déterminisme et la liberté peuvent-ils être conciliés ? Jacques le fataliste en est probablement l'exemple le plus emblématique : Jacques est persuadé que sa destinée est écrite, mais il agit de façon plus libre que son maître. Ce rapport entre les deux se répercute jusque dans la forme du roman qui est d'une grande modernité. Mais cette question du rapport entre déterminisme et liberté se retrouve également dans deux autres œuvres : La Religieuse, roman libertin et anticlérical, et Le Neveu de Rameau, où Diderot illustre, grâce à la fiction d'une conversation entre "lui", le neveu du musicien Rameau, et un "moi" assimilable à l'auteur, les deux tendances qui l'animent : le bohème d'une imagination débordante et d'une ironie sans pareille, et le philosophe modéré respectueux des conventions. Cette œuvre étourdissante résume à elle seule l'incroyable talent de Diderot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Pensées philosophiques (1746).&lt;br /&gt;• Les Bijoux indiscrets (1748).&lt;br /&gt;• Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient (1749).&lt;br /&gt;• Pensées sur l'interprétation de la nature (1754).&lt;br /&gt;• Le Fils naturel ou Les Épreuves de la vertu (1757).&lt;br /&gt;• Le Père de famille (1758).&lt;br /&gt;• Salons (publication posthume 1760).&lt;br /&gt;• La Religieuse (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Jacques le Fataliste (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Le Neveu de Rameau (publication posthume1891).&lt;br /&gt;• Supplément au voyage de Bougainville (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Lettres à Sophie Volland (publication posthume 1830)&lt;br /&gt;• Paradoxe sur le comédien (publication posthume 1830).&lt;br /&gt;• Le Rêve de d'Alembert (publication posthume 1830)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direction et publication d'articles de l'Encyclopédie entre 1751 et 1772 (Aristotélisme, Tabac, Indigo, Épicurisme, Fleurs artificielles, Lutherie etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les événements qui délimitent le siècle des lumières sont la mort de Louis XIV, en 1715, et le coup d'état perpétré par Napoléon Bonaparte, le 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799), annonciateur de l'empire. Entre ces deux extrêmes, le siècle se décompose en plusieurs temps : d'abord la régence (1715 - 1723), puis les règnes de Louis XV (1723 - 1774) et de Louis XVI (1774 - 1791), enfin la révolution française (1789 - 1799).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France, qui est alors le pays le plus peuplé d'Europe, connaît, pendant près de quatre-vingts ans, la paix intérieure et la prospérité économique. A mesure que l'esprit philosophique se développe, dans les salons, les cafés ou les club, l'autorité monarchique se dissout, sapée par des tentatives de réformes sans lendemain, comme par l'opposition aristocratique. Forte de sa puissance financière, la bourgeoisie d'affaires manifeste son désir d'annexer le pouvoir politique, ambition qui se concrétisera à partir de 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le domaine des arts, Louis XIV vieillissant voulait "de l'enfance répandue en toutes choses". Sous la régence, cette tendance à la légèreté s'accentue. Elle s'épanouit pendant le règne de Louis XV. Le goût de l'élégance, du confort, et des beaux objets se répand jusque dans les rangs de la bourgeoisie. Mais, dans la seconde moitié du siècle, les philosophes s'insurgent contre les tendances libertines de la société, auxquelles ils associent le style rocaille. Ils prônent un retour aux vertus de la Rome antique et républicaine, qui deviendront en grande partie l'idéal révolutionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le début de l’histoire de la France moderne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1789 ( prise de la Bastille ) , 1792 ( abolition de la royauté ) et 1793 ( exécution capital de Louis XVI ) sont les dates-clés qui marqué la fin de l’Ancien France Régime et le début de l’histoire de la France moderne .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs facteurs contribuent à la naissance et à l’évolution de cet “ esprit des lumière: absolutisme intolérant de Louis XIV , l’enrichissement de la bourgeoisie , qui demande à participer à la gestion du pouvoir , la prise de la conscience de la part de quelques de questions esprits “ éclairés “ de la misère insupportable du peuple , écrasé par la famine et les impôts , la connaissance des civilisations exotiques et “ sauvages “ l’influence de la littérature ( Richardson ) , de la philosophie ( Locke ) , de la politique ( monarchie constitutionnelle ) anglaises , le progrès des sciences ( surtout l’œuvre de Buffon , l’Histoire naturelle , de 1749 ) , la mode des voyages , la circulation des livres ( imprimés clandestinement en France ou achetés à l’étranger ) et des idées , dans les salons de quelques femmes cultivées et ouverte aux nouveautés , qui reçoivent les écrivains et les philosophies français et étrangers: Madame de Lambert , Madam du Deffand ( don’t la correspondance avec Voltaire est fort intéressante ), Madam Geoffrin , qui fiance l’Encyclopédie , Julie de Lespinasse , protectrices des encyclopédistes, Madame du Châtelet , compagne de Voltaire , et auteur d’un Discours sur le bonheur , qui reçoit dans son château de Lorraine , Madam Rolande , journaliste et auteur d’un intéressant livre de Mémoires .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-4978179410218528989?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/4978179410218528989/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=4978179410218528989' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/4978179410218528989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/4978179410218528989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/xviiime-sicle-des-lumires_22.html' title='XVIIIème - Siècle des Lumières'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-2987960875073404147</id><published>2008-12-22T03:07:00.000-08:00</published><updated>2008-12-22T03:36:54.054-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le Mariage de Figaro ou la folle journée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Folle Journée ou le Mariage de Figaro est une comédie en cinq actes de Beaumarchais écrite en 1778, dont la première représentation officielle eut lieu le 27 avril 1784 au théâtre de l'Odéon, après plusieurs années de censure. Chef-d’œuvre du théâtre français et international, la pièce est considérée, par sa dénonciation des privilèges archaïques de la noblesse, comme l’un des signes avant-coureurs de la Révolution française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaumarchais y remet en scène les principaux personnages de sa pièce Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile (1775) : le barbier Figaro, le comte Almaviva et Rosine, appelée maintenant la Comtesse. Bartholo, autre personnage essentiel du Barbier, joue un rôle beaucoup plus secondaire. Deux ans après sa première représentation, la pièce a été adaptée en opéra par Mozart et Lorenzo da Ponte sous le titre Le Nozze di Figaro (Les Noces de Figaro).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une troisième pièce viendra clôturer la trilogie en 1792 : L'Autre Tartuffe ou la Mère coupable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Résumé - Le Mariage de Figaro ou la folle journée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le Barbier de Séville, cette pièce reçoit un accueil chaleureux du public. Selon Beaumarchais toujours : « La plus badine des intrigues. Un grand seigneur espagnol (un héros picaresque ou picaro), amoureux d'une jeune fille qu'il veut séduire, et les efforts que cette fiancée, celui qu'elle doit épouser et la femme du seigneur, réunissent pour faire échouer dans son dessein un maître absolu, que son rang, sa fortune, sa prodigalité rendent tout-puissant pour l'accomplir. Voilà rien de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce est sous vos yeux ». L'originalité et l'intérêt de la pièce sont ailleurs, dans la critique des abus de l'époque. L'intrigue masque les messages sociaux dans un mouvement de débauche, de gaieté et d'énergie. Figaro veut épouser Suzanne. Marceline, la vieille gouvernante de Bartholo, veut épouser Figaro qu'elle tient par la reconnaissance de dette qu'il a jadis signée. Elle n'a pas encore reconnu en lui le fils qu'elle a jadis perdu. Le comte Almaviva (l'ancien partenaire de Figaro est devenu son adversaire)prétend ravir Suzanne à Figaro. La comtesse Rosine espère bien reconquérir son époux volage. Le jeune Chérubin, amoureux de sa marraine, fait figure de rival ingénu du comte, dont il suscite la colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit véritablement d'une comédie d'intrigue, mais aussi d'une comédie satirique puisque la justice est ridiculisée. La condition des femmes est évoquée : « traitées en mineures pour nos biens, punies en majeures pour nos fautes » s'exclame Marceline. Les injustes privilèges de la société féodale sont dénoncés « vous vous êtes donné la peine de naître, rien de plus » remarque à juste titre Figaro dans sa tirade à l'acte V scène 3. Beaumarchais remet donc en cause le principe de la naissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi la rivalité entre le comte et Figaro semble un conflit historique ou politique entre un Ancien Régime moribond, s'accrochant à ses privilèges iniques, et un monde nouveau plein de jeunesse, de promesses et d'incertitudes. Le Mariage de Figaro n'est certes pas une pièce révolutionnaire, (il s'en défend d'ailleurs dans sa préface, même si cela semble aussi une manière de se protéger des censeurs) mais il justifie sans doute le mot de Beaumarchais : « qui dit auteur dit oseur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pièce a été censurée pendant 4 ans et interdite durant l'occupation allemande. Elle dénonce les abus de l'époque, les privilèges et l'ancien régime. Sa critique exposée de manière théâtrale est osée puisqu'elle est présentée directement à un public dont la réaction est immédiate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Les personnages&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le Comte Almaviva, grand corrégidor d’Andalousie&lt;br /&gt;La Comtesse, sa femme (Rosine dans Le Barbier de Séville)&lt;br /&gt;Figaro, valet de chambre du comte et concierge&lt;br /&gt;Suzanne, première camériste de la comtesse et fiancée de Figaro&lt;br /&gt;Marceline, prostituée&lt;br /&gt;Antonio, jardinier du château, oncle de Suzanne et père de Fanchette&lt;br /&gt;Fanchette, jeune bergère&lt;br /&gt;Chérubin, premier page du comte, très épris de la comtesse, sa marraine&lt;br /&gt;Bartholo, médecin de Séville, père de Figaro&lt;br /&gt;Bazile, maître de clavecin de la comtesse&lt;br /&gt;Don Gusman Brid’oison, lieutenant du siège juge&lt;br /&gt;Double-Main, greffier, secrétaire de Don Gusman&lt;br /&gt;Gripe-Soleil, jeune pastoureau&lt;br /&gt;Pédrille, piqueur du comte&lt;br /&gt;Valets, paysannes, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Résumé de la pièce&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Figaro, entré au service du comte Almaviva, doit être fiancé à Suzanne, première camériste de la comtesse. Mais le comte, qui commence à s’ennuyer de sa femme, est à la recherche d’aventures galantes. Attiré par Suzanne, il envisage de restaurer le droit de cuissage du seigneur(le droit du seigneur), qui lui permet de goûter aux charmes de toute jeune mariée avant que le mari ait pu en profiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aidé par le peu scrupuleux Bazile, le comte fait à Suzanne des avances de plus en plus claires, qui entraînent celle-ci à tout révéler à Figaro et à la Comtesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le comte doit alors faire face à une coalition qui finira par triompher de lui. Ridiculisé lors d’un rendez-vous galant qui était en fait un piège, il se jette à genoux devant sa femme et lui demande pardon devant tout le village rassemblé, tandis que Figaro épouse enfin Suzanne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intrigue est enrichie par l’intervention de plusieurs autres personnages, notamment Chérubin, jeune page follement amoureux de la Comtesse, mais aussi Marceline, qui vient exiger auprès du comte que Figaro se marie avec elle (ce qui deviendra impossible lorsqu’on apprendra, à l’acte III, qu’elle est la mère naturelle de Figaro !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des moments forts de la pièce est le monologue de Figaro (acte V, scène 3), dont un passage qui évoque le comte Almaviva résume à merveille les griefs accumulés contre la noblesse quelques années avant la Révolution :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Parce que vous êtes un grand Seigneur, vous vous croyez un grand génie !... Noblesse, fortune, un rang, des places : tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ! Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Mariage_de_Figaro"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Le Mariage de Figaro [ sur le net ]&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bacdefrancais.net/mariagedefigaro.php"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le Mariage de Figaro[ 2]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-2987960875073404147?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/2987960875073404147/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=2987960875073404147' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/2987960875073404147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/2987960875073404147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/le-mariage-de-figaro-ou-la-folle-journe.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-3890024896675096983</id><published>2008-12-22T02:58:00.000-08:00</published><updated>2008-12-22T03:06:49.141-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le Barbier de Séville&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile est une comédie en quatre actes de Beaumarchais, jouée pour la première fois au Théâtre-Français le 23 février 1775, et largement inspirée de l'École des femmes de Molière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c'est le premier volet d'une trilogie fameuse, qui comprend également, Le Mariage de Figaro, La Mère coupable. Si cette dernière ouvre a connu moins de succès, les deux autres, au contraire, ont toujours reçu du public un accueil chaleureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1772, Beaumarchais propose au théâtre italien un opéra-comique en cinq actes. Mais des refus divers, la censure et les premières réactions défavorables du public le contraignent à remanier sa pièce qui, en 1775, est alors une comédie en quatre actes, plus rapide et mieux rythmée : Le Barbier de Séville ou la précaution inutile - le succès est au rendez-vous. Au Trianon de Versailles, la pièce est reprise : le comte d'Artois, frère du roi, joue Figaro, Rosine est jouée par... Marie-Antoinette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa Lettre modérée sur la critique et la chute du Barbier de Séville, l'auteur explique lui-même son intrigue : « Un vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille ; un jeune amant plus adroit le prévient, et ce jour même, en fait sa femme à la barbe et dans la maison du tuteur. Voilà le fond dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, et cotera. L'Avare de Molière est-il autre chose ? le grand Mithridate est-il autre chose ? » Le sujet, il est vrai n'est pas neuf, et au nombre des sources, il faudrait citer encore L'École des femmes de Molière et La Précaution inutile du dramaturge Fatouville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois vainqueurs dans cette affaire sont tout d'abord le comte Almaviva, qui porte bien son nom : ce jeune premier a l'esprit vif. Il est plein de fougue et de ressources. Il est surtout merveilleusement bien secondé par le rusé Figaro, qui fut jadis son valet. Supérieur au Scapin français ou à l'Arlequin italien, ce barbier espagnol a une verve et un talent remarquables. Il est le « machiniste » de la pièce, celui qui en tire les ficelles, à l'instar de l'auteur, dont il est en quelque sorte le fils (fils Caron se prononce à l'époque « fi Caron »). Enfin, Rosine, la pupille, est toute fraîche, à la fois ingénue et malicieuse. Ils triomphent tous trois des précautions inutiles de Bartholo, le type même du barbon, le vieil homme amoureux, qui veut épouser sa pupille, aidé en cela par Don Bazile, le professeur de chant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sagesse finale du Barbier tient dans ce mot de Figaro : « Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Résumé - Le Barbier de Séville&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le comte Almaviva, tombé amoureux de la jeune Rosine qui est orpheline, est prêt à tout pour l'arracher à Bartholo, son vieux tuteur, qui a le projet de l’épouser. Tandis que, déguisé, il fait le guet, il tombe à point nommé sur son ancien valet Figaro, persifleur mais entremetteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1778, Beaumarchais remet en scène ses personnages dans Le Mariage de Figaro, qui ne sera joué qu'en 1784. Cette pièce inspirera d'ailleurs à Mozart l'opéra Les Noces de Figaro en 1786, à Vienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il remettra encore ses personnages lors de La Mère coupable, troisième épisode de cette trilogie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pièce inspira un opéra de Paisiello d'abord, de Gioacchino Rossini ensuite : Il barbiere di Siviglia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1772, Beaumarchais présente aux comédiens italiens un premier Barbier de Séville, opéra comique, qui est refusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comédie définitive comportera 4 actes et une grande part réservée à la chanson. La pièce est finalement jouée en 1775. La première représentation déçoit par ses longueurs mais elle est élaguée en 5 jours et le Barbier de Séville connaît enfin un succès triomphal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;les Actes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Acte I&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le théâtre représente une rue de Séville. Un gentilhomme fait les cent pas sous la jalousie de Rosine, la jeune femme qu'il a entrepris de séduire, déguisé en étudiant. Mais voilà quelqu'un... Un homme portant une guitare compose gaiement des couplets en se félicitant de ses trouvailles. Le gentilhomme reconnaît son ancien valet, Figaro, et l'aborde. Figaro raconte à son maître, le Comte Almaviva (qui se cache sous le nom de Lindor) ses aventures dignes d'un héros picaresque: garçon apothicaire, dramaturge malchanceux... Il en profite pour critiquer avec ironie l'illégitime supériorité des grands, ainsi que "la république des lettres", et fait part de sa philosophie épicurienne. Mais voici que Rosine paraît à sa fenêtre accompagnée de Bartholo, un vieillard qui ne cesse de maugréer. Elle tient dans la main les couplets de la Précaution Inutile, un drame à la mode. Ciel ! La chanson tombe dans la rue. C'est un signe de Rosine au Comte. Pendant que le vieil homme descend, le papier est ramassé par le Comte. Bartholo comprend la ruse et ferme à clef la jalousie. Le Comte lit le papier ramassé: c'est un billet où Rosine demande à son mystérieux soupirant de se faire connaître. Figaro comprend alors les desseins d'Almaviva et lui offre ses services. Le Comte lui raconte qu'il a rencontré cette jeune femme au Prado (promenade de Madrid), qu'il l'a recherché pendant six mois et qu'il vient de retrouver sa trace à Séville. Figaro lui apprend qu'elle n'est pas mariée au docteur Bartholo: elle n'est que sa pupille. Le Comte fou de joie jure de la lui arracher. Figaro, locataire, barbier et apothicaire de Bartholo, a ses entrées dans la maison du docteur. Figaro élabore un plan: il mettra à mal toute la maisonnée par quelque médication, puis le Comte, déguisé en cavalier, se présentera chez Bartholo avec un billet de logement et jouera le soldat ivre pour endormir tout soupçon. Figaro fait répéter son rôle à son ancien maître, quand Bartholo sort, se désolant de s'être laissé duper. Il est inquiet du retard d'un certain Bazile, chargé d'arranger son mariage avec Rosine pour le lendemain. Il va le chercher. Le Comte a tout entendu et se désespère. Figaro le rassure: Bazile n'a aucune envergure. Rosine apparaît derrière sa jalousie. Figaro prête sa guitare à Almaviva, et le pousse à chanter une romance. Le Comte déclare son amour dans ses couplets improvisés, et révèle, pour la déplorer, son humble condition d'étudiant. Rosine chante son amour en réponse, mais doit interrompre brutalement le duo. Figaro rappelle son plan, puis disparaît, chez Bartholo.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Acte II&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rosine écrit à Lindor, en se lamentant sur son sort. Figaro entre et lui fait part des sentiments de Lindor à son égard. Rosine, ravie, confie sa lettre à Figaro. Mais voici le tuteur... Juste le temps pour Figaro pour se cacher dans le cabinet. Rosine, exaspérée par son tuteur, avoue avoir vu Figaro, ce qui accroît les soupçons de Bartholo. Rosine sort, irritée. Bazile vient informer le docteur que le comte Almaviva est en ville et qu'il sort tous les jours déguisé. Il suggère alors la calomnie comme solution efficace pour éloigner son ennemi. Bartholo veut accélérer les préparatifs de son mariage avec Rosine, Bazile lui demande plus d'argent en contrepartie. Entendus, Bartholo raccompagne Bazile jusqu'à la porte pour fermer à clef. Figaro, qui a tout entendu du cabinet, sort pour informer Rosine de l'imminence du terrible mariage. Il tente de la rassurer avant de s'esquiver. Bartholo, de retour, se livre à un dur interrogatoire pour faire avouer à sa pupille qu'elle a écrit une lettre. Ses preuves: le doigt de Rosine taché d'encre, une feuille manquante sur son écritoire, la plume noire d'encre. Rosine multiplie maladroitement les mensonges. Bartholo, incrédule, va fermer sa porte à double tour. C'est alors que le Comte, déguisé en soldat, fait une entrée bruyante en faisant feinte d'être ivre. Il tente en vain de donner une lettre à Rosine, mais Bartholo s'en aperçoit et la renvoie dans sa chambre. Le comte provoque Bartholo par des insolences, Rosine accourt et tente de les calmer. C'est alors qu'elle reconnaît Lindor. Le Comte présente son billet de logement pour la nuit, mais Bartholo est dispensé de loger des militaires... Après un difficile manège, le Comte parvient à donner sa lettre à Rosine, mais cela n'échappe pas à Bartholo. Le Comte sort. Bartholo veut récupérer le billet. Rosine prétend que c'est une lettre de son cousin et le met en colère pour gagner du temps. Le tuteur va fermer sa porte pour éviter la fugue dont le menace Rosine. Juste le temps pour elle pour substituer la lettre avec celle de son cousin. Rosine, sauvée, feint un évanouissement. Le tuteur tombe dans le piège et en profite pour lire le billet. Il découvre qu'il s'agit bien d'une lettre du cousin de Rosine. Celle-ci accepte ses excuses et consent à la paix. Bartholo sort, et Rosine se désole car, dans sa lettre, Lindor lui recommandait la querelle ouverte avec son tuteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Acte III&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu après, le comte se présente à nouveau chez Bartholo, cette fois déguisé en maître de chant, Alonso. Il prétend être le remplaçant de Don Bazilio qui serait atteint d'une maladie. Bartholo le croit. D'abord réticente, Rosine reconnaît Lindor et accepte une leçon de chant qui se transforme en duo d'amour. Arrive Figaro pour accomplir son office de barbier. Il renverse la vaisselle afin d'attirer Bartolo dehors. Lindor annonce à Rosine qu'il a dû livrer sa lettre à Bartolo pour gagner sa confiance. Quand Don Bazilio fait irruption dans la maison, il se passe comme une guerre la police surgis dans la maison de D. Bartolo à cause de tout ce vacarme. Mais D. Basilio est mis à la porte... Alonso a donc réussit à se débarrasser de D. Basilio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Acte IV&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bartholo et Don Bazilio s'accordent sur le mariage qui devra avoir lieu à minuit. Mais le notaire est retenu par une ruse de Figaro qui feint le mariage d'une nièce. Bartholo apprend à Rosine que son bien-aimé Lindor est en vérité le comte d'Almaviva, et il le prouve en lui montrant la lettre que Rosine lui a écrit le matin même. Rosine est humiliée et promet sa main à Bartholo. Dans la nuit, pourtant, Figaro et le comte montent dans l'appartement de Rosine et font entrer le notaire et Don Bazilio. Le mariage est signé juste quelques instants avant que Bartholo ne revienne à la maison. Don Bazilio a signé en tant que témoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Barbier_de_S%C3%A9ville"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le Barbier de Séville [ sur le net ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-3890024896675096983?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/3890024896675096983/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=3890024896675096983' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/3890024896675096983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/3890024896675096983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/le-barbier-de-sville-le-barbier-de.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-2107229624075995914</id><published>2008-12-22T02:40:00.000-08:00</published><updated>2008-12-22T03:15:08.840-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SU9vYafCRoI/AAAAAAAAAQE/ob-n7UM027A/s1600-h/doc-135.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 163px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5282563353145919106" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SU9vYafCRoI/AAAAAAAAAQE/ob-n7UM027A/s200/doc-135.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;( 1732 - 1799 )&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;écrivain, dramaturge, éditeur, publiciste et auteur comique français et fut l’une des figures emblématiques du siècle des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Augustin_Caron_de_Beaumarchais"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Biographie &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né à Paris en 1732, mort en 1799, Pierre Augustin Caron est le fils d’un horloger de la rue St Denis. Après de courtes études, il est mis à l’établi dès l’âge de treize ans ce qui n’empêche pas une ambiance familiale partagée entre la littérature et la musique. Il joue même de la flûte dans les concerts familiaux que donnent ses cinq sœurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il met au point, pour régler le ressort des montres de gousset, un procédé inédit que Lepaute, l’horloger de Louis XV, lui vole. Il s’emballe, rédige placet [1] sur placet, et obtient gain de cause, en 1754.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette combativité le fait remarquer de Louis XV qui l’invite à son lever, la Pompadour l’apprécie, les commandes affluent. Une maîtresse bien en cour lui obtient la charge enviée de « contrôleur de la bouche ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il épouse alors la dame, et, anobli, Pierre Augustin Caron devient le seigneur de Beaumarchais. Malheureusement, celle-ci meurt avant d’avoir signé le contrat de mariage : le veuf voit lui échapper une fortune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il devient professeur de harpe et de guitare des filles de Louis XV et obtient la charge de secrétaire du roi. Il en profite pour faire des transactions plus que douteuses. En 1764, Beaumarchais se rend en Espagne pour y effectuer la traite des Noirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1768, il épouse une riche bourgeoise, dont il aura un fils. 1770 est l’année où il écrit Deux Amis, le premier drame sérieux qui combine imbroglio commercial et paternité clandestine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1775 la première du Barbier de Séville ou la Précaution inutile est un échec complet. Il ne faut que trois jours pour que Beaumarchais coupe et réécrive la pièce ; des cinq actes originaux il en fait quatre : c’est le triomphe. Il crée en 1777 la Société des auteurs et compositeurs dramatiques qui est chargée de protéger les droits des dramaturges. Il va éditer les oeuvres de Voltaire qui seront imprimées de 1783 à 1790 à Kiel (Allemagne) pour éviter la censure française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il atteint le sommet de sa carrière avec le Mariage de Figaro en 1784. La première version de cette comédie en cinq actes a été écrite en 1778 et acceptée à la Comédie Française en 1781. Après 3 ans de censure, la première représentation a lieu le 27 avril 1784, c’est un énorme succès. Mécontent, Louis XVI fait emprisonner Beaumarchais à Saint-Lazare, mais doit le libérer sous la pression de l’opinion publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cet immense succès, Beaumarchais fait encore jouer Tarare (1787), la Mère coupable (1792) qui complète la trilogie commencée avec le Barbier de Séville et le Mariage de Figaro. Cette dernière pièce, sans cesse représentée depuis sa création, inspire d’ailleurs à Mozart l’opéra-comique en quatre actes les Noces de Figaro (1786). Le Barbier de Séville est, quant à lui, à l’origine d’un opéra en deux actes de Gioacchino Rossini (le Barbier de Séville, 1816).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Entre tiers état et aristocratie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il commence une rapide ascension sociale en épousant la veuve d’un membre de la maison du roi et en gagnant la faveur des filles de Louis XV, dont il est le professeur de harpe. En 1761, il achète une charge qui l’anoblit et lui permet de prendre le nom de Beaumarchais. D’extraction modeste, Beaumarchais connaîtra toute sa vie cette ambiguïté, entre défense des droits du peuple et aspiration à l’aristocratie. Associé au financier Pâris-Deverney, il se rend à Madrid en 1764 sous le prétexte romanesque de défendre l’honneur de sa sœur, plus probablement pour négocier d’importantes affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Des intrigues dans la vraie vie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaumarchais a en effet été mêlé à des intérêts supérieurs aussi secrets que complexes et à des affaires privées peu limpides (un héritage litigieux, un procès qui lui vaut d’être emprisonné). Outre sa charge de secrétaire du roi, il fait office d’agent secret pour Louis XV et plus tard pour Louis XVI (notamment en livrant des armes aux Américains à partir de 1775). En 1791, il tente de procurer des fusils à la France révolutionnaire, mais l’affaire échoue. Il est d’ailleurs bientôt considéré comme suspect en raison du luxe de sa maison parisienne, puis comme émigré, à cause de ses nombreux voyages. Dès lors, il doit s’exiler et vit pauvrement à Hambourg jusqu’en 1796, date de son retour à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Les premières tentatives dramatiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ses activités variées, qui lui valent une sulfureuse réputation d’aventurier, sont aussi l’occasion de production de textes où, pour défendre ses positions, il fait parfois appel à son art consommé du théâtre (Mémoires contre Goëzman, 1773-1774, où il met en question le simulacre de justice auquel il est confronté dans une affaire). Il mène parallèlement une carrière d’auteur dramatique qui lui vaudra un succès retentissant. Après des parades, courtes pièces paillardes à la mode, au parler populaire, composées de 1757 à 1763 (Colin et Colette, Jean-Bête à la foire, etc.) il écrit en 1767 un mélodrame moralisant, Eugénie ou la Vertu du désespoir, dont la préface, Essai sur le genre dramatique sérieux, développe des théories qui doivent beaucoup à Diderot et à Sedaine ; ceux-ci sont encore ses modèles pour un drame bourgeois, les Deux Amis ou le Négociant de Lyon, qui, monté en 1770, connaît l’échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lettre sur les horloges&lt;br /&gt;Parades : Colin et Colette, les Bottes de sept lieues, Les Deputés de la halle, Léandre marchand d'agnus, Jean Bête à la foire&lt;br /&gt;Eugénie&lt;br /&gt;Essai sur le genre dramatique sérieux&lt;br /&gt;Les deux amis ou le négociant de Lyon&lt;br /&gt;Mémoires contre Goëzman&lt;br /&gt;Le barbier de Séville&lt;br /&gt;Mémoire contre La Blache&lt;br /&gt;Mémoire particulier pour les ministres du Roi et manifeste pour l'Etat&lt;br /&gt;Réponse ingénue à la consultation injurieuse que le comte de la Blache a répandu dans Aix&lt;br /&gt;Le Voeu de toutes les nations et l'Intérêt de toutes les puissances dans l'abaissement et l'humiliation de la Grande-Bretagne&lt;br /&gt;Observations sur le Mémoire justificatif de la cour de Londres&lt;br /&gt;Réflexions sur les secours à donner à l'Amérique&lt;br /&gt;Le mariage de Figaro&lt;br /&gt;La Galerie des femmes du siècle passé&lt;br /&gt;Tarare&lt;br /&gt;Mémoire en réponse au Libelle diffamatoire signé Guillaume Kornmann&lt;br /&gt;Réponse a tous les libellistes et pamphlétaires passés, présents et futurs&lt;br /&gt;Court mémoire en attendant l'autre&lt;br /&gt;Troisième Mémoire contre Kornman&lt;br /&gt;Requête à messieurs les représentants de la Commune de Paris&lt;br /&gt;Le Couronnement de Tarare&lt;br /&gt;Idées élémentaires sur le rappel des Parlements&lt;br /&gt;La mère coupable, ou L'autre Tartuffe&lt;br /&gt;Pétition à l'Assemblée nationale contre l'usurpation des propriétés des auteurs, par les directeurs de spectacles&lt;br /&gt;Rapport fait aux auteurs dramatiques sur le traitement proposé par la Comédie-Française&lt;br /&gt;Récit des neufs mois les plus pénibles de ma vie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-2107229624075995914?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/2107229624075995914/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=2107229624075995914' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/2107229624075995914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/2107229624075995914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/pierre-augustin-caron-de-beaumarchais.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SU9vYafCRoI/AAAAAAAAAQE/ob-n7UM027A/s72-c/doc-135.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-2239535311574349652</id><published>2008-12-22T02:23:00.000-08:00</published><updated>2008-12-22T02:30:56.327-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SU9rL4lHjmI/AAAAAAAAAP8/973KdgXfzC0/s1600-h/cazotte.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 134px; FLOAT: left; HEIGHT: 154px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5282558739839684194" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SU9rL4lHjmI/AAAAAAAAAP8/973KdgXfzC0/s200/cazotte.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Jacques Cazotte&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrivain français (1719-1792) auteur notamment du Diable amoureux, considéré comme le précurseur du récit fantastique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bookine.net/cazotte.htm"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Biographie &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Cazotte, né à Dijon le 7 octobre 1719 et mort guillotiné à Paris sur la place du Carrousel le 25 septembre 1792, est un écrivain français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait ses études au collège des jésuites de Dijon, avant de s'installe à Paris, ou il commence à publier en 1741.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Employé dans l'administration de la marine il est envoyé en 1747 à la Martinique comme contrôleur des Îles du Vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se retire ensuite à Pierry, près d'Épernay, pour se consacrer à la littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Cazotte est considéré comme le précurseur du récit fantastique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin de sa vie, il entre dans l'ordre des Martinistes et se fait remarquer par sa piété exaltée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il prend parti contre la Révolution française, et il est arrêté après le 10 août 1792.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Cazotte a été sauvé d'une mort certaine par égorgement lors des funestes journées de septembre par sa fille, qui s'était enfermée avec lui dans sa prison, qui le sauva en le couvrant de son corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après sa sortie de prison il est repris quelques jours plus tard et sera guillotiné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-2239535311574349652?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/2239535311574349652/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=2239535311574349652' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/2239535311574349652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/2239535311574349652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/jacques-cazotte-ecrivain-franais-1719.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SU9rL4lHjmI/AAAAAAAAAP8/973KdgXfzC0/s72-c/cazotte.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-3930445246045155954</id><published>2008-12-17T04:08:00.000-08:00</published><updated>2008-12-17T04:09:36.354-08:00</updated><title type='text'>XVIIIème - Siècle des Lumières</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Introduction&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XVIIIeme siècle, naissait une nouvelle vague de philosophes qu'on appellera "les Lumières".Ceux-ci sont à l'origine de nouvelles idées qui influenceront les gens de l'époque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Présentation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Siècle des Lumières", terme qui désigne le XVIIIe siècle en tant que période de l'histoire de la culture européenne, marquée par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hiérarchie religieuse, principaux éléments de l'idéologie politique qui fut au fondement de la Révolution française. L'expression était déjà fréquemment employée par les écrivains de l'époque, convaincus qu'ils venaient d'émerger de siècles d'obscurité et d'ignorance et d'entrer dans un nouvel âge illuminé par la raison, la science et le respect de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les philosophes rationalistes du XVIIe siècle, tels que René Descartes et Baruch Spinoza, les philosophes politiques Thomas Hobbes et John Locke, et certains penseurs sceptiques en France comme Pierre Bayle peuvent être considérés comme les précurseurs des Lumières, bien que certains éléments de leurs doctrines qui allaient à l'encontre des conceptions empiristes et antiautoritaires des penseurs du XVIIIe siècle eussent été rejetés par ces derniers. Les découvertes scientifiques et le relativisme culturel lié à l'étude des civilisations non européennes contribuèrent également à la naissance de l'esprit des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus importante des hypothèses et espérances communes aux philosophes et intellectuels de cette époque fut incontestablement la foi inébranlable dans le pouvoir de la raison humaine. La découverte de la gravitation universelle par Isaac Newton fit une impression considérable sur le siècle. Grâce à l'usage judicieux de la raison, s'ouvrait un progrès perpétuel dans le domaine de la connaissance, des réalisations techniques et des valeurs morales. Dans le sillage de la philosophie de Locke, les penseurs du XVIIIe siècle considéraient, à la différence de Descartes, que la connaissance, loin d'être innée, procédait uniquement de l'expérience et de l'observation guidées par la raison. Ils affirmaient que l'éducation avait le pouvoir de rendre les hommes meilleurs et même d'améliorer la nature humaine. La recherche de la vérité devait se poursuivre dorénavant par l'observation de la nature plutôt que par l'étude de sources autorisées telles qu'Aristote et la Bible. Par contre la plupart des penseurs des Lumières ne renoncèrent pas complètement à la religion. Ils adoptèrent plutôt une forme de déisme, acceptant l'existence de Dieu et d'un au-delà, mais rejetèrent les arcanes de la théologie chrétienne. Ils n'attaquèrent rien avec autant de violence et de férocité que l'Église, sa richesse, son pouvoir politique et sa volonté d'entraver le libre exercice de la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle commence le 1er janvier 1701 et finit le 31 décembre 1800. Historiquement, il commence en septembre 1715 avec la mort de Louis XIV et se termine avec le congrès de Vienne en 1815 .Elle se caractérise, d'une part, par un fort mouvement de remise en question ainsi que par l'établissement d'une plus grande tolérance et, d'autre part, par l'affaiblissement de la monarchie, suivi de la fin de la suprématie française en Europe et du début de la prépondérance anglaise. le XVIIIe siècle en tant que période de l'histoire de la culture européenne, marquée par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hiérarchie religieuse, principaux éléments de l'idéologie politique qui fut au fondement de la Révolution française. C’est aussi le siècle des lumières , le siècle qui a senti une exigence profonde de raison , de vérité ,de liberté , de clarté , dans tous les domaines et qui , même si apparemment il n’a rien changé aux formes traditionnelles de l’art et de la littérature , a préparé les esprits à la prise de conscience des “ droit de l’Homme “ .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIIe siècle « le siècle des lumières »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle est appelé siècle des Lumières. Par cette métaphore le siècle cherche à consacrer, à travers l'esprit de la Renaissance et le cartésianisme du siècle précédent, le triomphe de la Raison sur les Ténèbres (l'obscurantisme et les préjugés). Les Lumières sont un phénomène européen, mais les «philosophes» français cristallisent le mieux les idées du siècle et donnent du relief à des nouvelles valeurs qui, au-delà de la Révolution française, marqueront durablement l'Europe et le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle (1715-1800) est présenté comme le "Siècle des Lumières", métaphore qui désigne la victoire de la raison (philosophes) sur les ténèbres. C'est une affirmation fondée mais il faut savoir que les superstitions, l'obscurantisme (ignorance, faute de connaissances) règnent encore en maître sur l'ensemble de la population. Les sciences balbutient encore, même si les méthodes expérimentales se mettent progressivement en place.&lt;br /&gt;Prééminence de la pensée et de l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'époque des intellectuels, des philosophes (ils ont des lueurs sur tout), qui démocratisent le savoir (Cf L'Encyclopédie). Les domaines majeurs sont la philosophie et les sciences.&lt;br /&gt;Ils ont la volonté de découvrir le monde (cosmopolitisme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On n'éclaire pas les consciences à la lumière des bûchers" (Marmontel) Sans tolérance, on ne peut pas apprendre la vérité des choses. Ce n'est pas avec la censure qu'on développe l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est d’usage en histoire littéraire de désigner chaque grande periode par une expression qui en résume la principale caractéristique . Ainsi le XVIII siècle est connu comme « siècle des lumières » Ce terme imagé évoque à la fois un idéal intellectual et un engagement . il s’agit de connaître tous les domaines de la réalité , en ne se fiant qu’à la raison. Ces nouvelles « lumières » de l’esprit doivent alros permettre d’améliorer le sort de l’humanité en luttant contre toute forme d’injustice et d’oppression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le siècle des Lumières correspond fondamentalement au XVIIIe siècle en Europe, même si son début est considéré comme partant de la révolution anglaise de 1688. La philosophie des Lumières désigne le mouvement intellectuel qui s'est développé à cette période autour d'idées pré-démocratiques, telles que l'établissement d'une éthique, d'une esthétique et d'un savoir fondé sur la « raison éclairée » de l'homme. Les inspirateurs de ce mouvement se voyaient comme une élite courageuse d'intellectuels œuvrant pour un progrès du monde, transcendant les siècles d'irrationalité, de superstition et de tyrannie passés. L'ensemble de ce mouvement doit être rapproché des révolutions américaine et française, de la montée du capitalisme. Artistiquement, il correspond à la période néo-classique. On parle aussi des Lumières pour désigner les intellectuels, écrivains, philosophes emblématiques de ce mouvement de pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Début du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La question financière au coeur de la société&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Louis XIV meurt en 1715 à Versailles, il laisse à son successeur, Louis XV, une économie relativement prospère en dépit de la misère populaire, mais un Etat au bord de la banqueroute. Le dramatique « grand hiver » de 1709, qui provoque une pénurie décimant les populations européennes, a laissé place aux belles récoltes à partir de 1714. L'expansion de la marine marchande a favorisé un intense trafic avec la Chine et les ports sud-américains. Le commerce avec la Louisiane s'est développé. Après les dures années de la guerre de Succession d'Espagne, la France sort grandie sur le plan territorial. Elle possède la première armée d'Europe et ses frontières renforcées mettront obstacle, pour un siècle, à toute invasion étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le royaume pèche par ses finances. De façon dramatique. Vingt ans de guerres, l'absence d'organismes de crédit dignes de ce nom ainsi que l'inefficace - et inéquitable - répartition des impôts n'ont fait qu'aggraver le déséquilibre. En 1715, les recettes fiscales ordinaires ne s'élèvent qu'à 69 millions de livres, alors que la dette constituée du royaume dépasse les 2 milliards de livres et la dette flottante les 700 millions ! C'est pour éviter la faillite de l'Etat que le régent, Philippe d'Orléans, fait appel en 1716 au financier écossais John Law. Celui-ci préconise de décourager l'épargne stérile et de stimuler l'investissement productif, qui, à terme, doit permettre d'accroître les richesses et d'éteindre la dette publique. Il met sur pied un système ingénieux de commerce par actions, mais les émissions successives de billets et les montages financiers douteux auxquels se livre l'Ecossais provoquent en 1720 la faillite du « système de Law » et la ruine de nombreux épargnants (voir encadré). Cette banqueroute jette un discrédit durable sur le billet de banque lui-même, entravant la création d'un véritable système bancaire, qui fera défaut en France jusqu'au milieu du xixe siècle. Dans le même temps, cette folle spéculation a favorisé les initiatives et est à l'origine de la croissance que connaît la France du xviiie siècle, tout en faisant le lit de la Révolution de 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'Angleterre prend au début du XVIIIe siècle une avance considérable, l'économie française n'est pas immobile. Des entreprises « capitalistes » voient le jour dans le textile ou les industries d'armement. Pour autant, les prérogatives dont disposent la noblesse et le clergé constituent des entraves au développement économique. La taille et la dîme, qui continuent à peser sur les revenus des paysans, les taxes et les péages (privés ou publics), qui frappent la circulation des marchandises, et les exemptions fiscales, dont bénéficient ces deux ordres privilégiés, engendrent un sentiment d'injustice dans le tiers état et la bourgeoisie autant qu'ils expliquent le déficit structurel et croissant des finances publiques. Il apparaît ainsi de plus en plus clairement que la dette publique consécutive, à partir de 1740, aux dépenses des guerres de Succession d'Autriche et de Sept Ans ne saurait être réduite à zéro par les expédients habituels - emprunts ou ventes d'offices -, mais seulement par une profonde réforme fiscale introduisant l'égalité de tous face à l'impôt. En 1749, la tentative du contrôleur général des Finances, Machault d'Arnouville, d'établir un prélèvement d'un vingtième sur tous les revenus sans distinction tourne court. Elle se heurte à la vive opposition de tous les privilégiés - clergé, noblesse, Etats provinciaux et parlementaires - qui, usant de leur droit de remontrance, refuseront l'enregistrement de l'édit de création. Cette levée de boucliers sera suivie de beaucoup d'autres jusqu'à la Révolution&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Histoire et société:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le règne de Louis XIV avait marqué l'apogée de la monarchie française; le XVIIIe siècle voit son déclin et sa chute. La Régence du duc d'Orléans se traduit par le relâchement des mœurs et aussi de l'autorité. Louis XV ne mérite plus d'être surnommé le « bien-aimé ». La France est obligée de céder l'Inde et le Canada à l'Angleterre. Les difficultés financières s'accroissent et précipitent le mouvement de contestation politique. Louis XVI tente de timides réformes, mais il se heurte à l'opposition des nobles, soucieux de leurs privilèges. L'agitation politique oblige le roi à reunir les États généraux. Le Tiers-État amorce la dynamique révolutionnaire avec la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan social et culturel, la Cour cesse d'être le centre du pays et la source de l'opinion. Le mouvement des idées se fait contre elle. Les salons, les cafés et les clubs sont les nouveaux foyers de la vie intellectuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les salons entretiennent le goût de la conversation brillante; ils suscitent parmi ceux qui les fréquentent, gens du monde et philosophes, une émulation d'esprit et favorisent la hardiesse de la pensée. Les plus connus sont ceux de Mme de Tencin où l'on discute des idées nouvelles, de Mme du Deffand qui encourage les Encyclopédistes et de Mme Geoffrin, célèbre dans toute l'Europe. On échange également des idées dans les cafés, dont le plus fameux est le café Procope, et dans les clubs où des esprits sérieux et soucieux de progrès s'intéressent aux problèmes politiques.&lt;br /&gt;C'est l'âge des Lumières, du triomphe de l'esprit philosophique et des conquêtes de la raison. Dans tous les domaines, en effet, qu'il s'agisse de la monarchie absolue, des dogmes religieux, de la morale sociale. des sciences et de la littérature, les philosophes des Lumières vont faire de la liberté « éclairante » et « rayonnante » le mot d'ordre et le principe de leur réflexion et de leur action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les précurseurs&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le courant de la pensée critique et de l'esprit d'examen remonte à la Renaissance, à Rabelais et surtout à Montaigne. Dans les années finissantes du XVIIe siècle, la querelle des Anciens et des Modernes remet en question les valeurs établies. Au début du XVIIIe siècle, le rôle de Bayle et de Fontenelle fut capital dans l'avènement du mouvement philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Bayle (1647-1706) est un disciple de Descartes. Il applique à tous les domaines l'esprit critique, principale leçon du Discours de la méthode. Ainsi, il examine les idées reçues aussi bien dans les sciences que dans la morale et la religion. Citoyen de la « République des idées », il fait la guerre à l'erreur. Quant à Fontenelle (1657-1757), il se distingue par ses œuvres de vulgarisation scientifique où il expose clairement les progrès réalisés par les savants de son époque. En effet, depuis le début du siècle, la science a détrôné la métaphysique et elle exerce une influence considérable sur le mouvement des idées. La philosophie demande aux sciences expérimentales des faits contrôlés, leur emprunte méthodes et raisonnements. Fontenelle a beaucoup contribué à répandre cet engouement pour la science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;la fin du règne de Louis XIV (1700 – 1715 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette époque est marquée par les intempéries terribles du mini-âge glaciaire. La famine fait rage et la littérature ne reste pas indifférente. Il n'y a pas que dans Le Petit Poucet (extrait des Contes de ma mère l'Oye de Charles Perrault (1697)) que les parents abandonnent leurs enfants. Les livres se vendent mal, même s'ils commencent à pénétrer les couches populaires et que les écrivains accèdent à une certaine indépendance vis à vis du financement royal. On peut considérer que Fontenelle et Pierre Bayle font partie des précurseurs des Lumières. En ce qui concerne le théâtre, la comédie est principalement représentée par Alain-René Lesage (qui fut aussi un brillant romancier) et par Jean-François Regnard même si d'autres noms comme Dancourt ou Dufresny sont aussi représentatifs de l'engouement pour le théâtre qui a lieu à Paris autour des années 1710. Pour la tragédie, on peut retenir Crébillon père qui écrivit plusieurs tragédies pendant cette période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;la Régence (1715-1723 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1715, lorsque meurt Louis XIV, Louis XV devient roi à cinq ans mais il est trop jeune pour prendre le trône. La France a des dettes : recettes = 69 M. dépenses = 132 M. dette publique = 2.800 M. La Régence est assurée par Philippe d'Orléans. Le Régent donne du pouvoir au parlement et à la grande noblesse pour redresser le pays - devant les demandes excessives, Louis XV déclare " Le Roi veut être obéi ". La situation financière du royaume reste cependant désastrueuse. Le Régent soutient l’expérience audacieuse d’un Ecossais, John Law. A la mort de Louis XIV, en effet, le royaume de France connaissait deux crises, l'une monétaire, l'autre financière. Les réformes de l'économiste écossais, devenu Contrôleur général des Finances en 1720, visait à résoudre la première de ces deux crises par une augmentation de la masse monétaire en ayant recours à la création et à la généralisation du papier-monnaie. Selon le " système " de Law, l’augmentation de la masse monétaire devait produire une hausse d’activité commerciale et l’extinction progressive de la dette publique. Law va donc introduire le papier-monnaie (1716) et créer une banque privée qui deviendra Banque Royale (1718), dont le principal investissement est la Compagnie du Missippi. Les actions montent en flèche et tombent aussitôt. Des fortunes sont créées, mais beaucoup d’autres sont détruites. Ruiné, Law fuit à Bruxelles (1720), et le Régent perd beaucoup de sa crédibilité. Il meurt brusquement en décembre 1723.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette période du siècle est notamment marquée par une certaine libération des moeurs, par le goût croissant du luxe, par l'impiété et le libertinage. Cette partie du siècle se démarque donc des premières années du siècle où la misère et l'austérité dominaient les lieux mais le climat est instable et fluctuant, ce qui amène plusieurs pièces de théâtre et certains romans traduisant ce phénomène. Marivaux est l'un de ces auteurs qui, malgré la censure et les interdictions, trouvent le moyen de faire publier ses textes et d'être aimé du public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux tendances littéraires s'affrontent en ce début de siècle. Les Anciens et les Modernes revendiquent chacun leurs critères d'écriture. D'un côté, les partisans du progrès de l'innovation en matière de création artistique, les Modernes (Fontenelle), de l'autre ceux qui s'attachent aux anciennes façon de faire de l'Antiquité, les Anciens (Boileau et La Fontaine). Cette querelle souligne un changement important dans les mentalités. La Raison, l'esprit et le refus de la tradition vont faire naître des textes révolutionnaires qui attaquent directement l'Église (très forte à cette époque) et les institutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;UN MOUVEMENT COSMOPOLITE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France constitue l’épicentre de la pensée des Lumières. Le philosophe politique et juriste Charles de Montesquieu en est l’un des premiers représentants : après plusieurs œuvres satiriques sur les revers de la civilisation occidentale, il publie son étude monumentale, De l’esprit des lois (1748). Denis Diderot, auteur de quantité de pamphlets philosophiques, entame pour sa part la publication de l’Encyclopédie (1751-1772). Cette œuvre ambitieuse, à laquelle collaborent de nombreux philosophes, est conçue à la fois comme une somme de toutes les connaissances et comme une arme polémique — et politique. Voltaire est le plus influent et le plus représentatif des écrivains français de cette période : auteur dramatique et poète à ses débuts, il devient célèbre pour ses nombreux pamphlets, ses essais, ses satires, ses contes philosophiques et pour son immense correspondance avec des écrivains et des monarques de toute l’Europe. Les œuvres de Jean-Jacques Rousseau, notamment Du contrat social (1762), Émile ou De l’éducation (1762) et les Confessions (1782 et 1789, parutions posthumes), exercent également une profonde influence sur la pensée politique et sur la théorie de l’éducation, en même temps qu’elles donnent une impulsion au romantisme du XIXe siècle.&lt;br /&gt;Le mouvement intellectuel des Lumières se distingue par son caractère profondément cosmopolite et antinationaliste. Emmanuel Kant en Allemagne, David Hume en Écosse, Cesare Beccaria en Italie et Benjamin Franklin et Thomas Jefferson dans les colonies britanniques d’Amérique, entretiennent tous d’étroits contacts avec les philosophes français, tout en collaborant eux-mêmes activement au mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une vie intellectuelle à l'échelle européenne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extension des frontières vers l'Est (Pologne, Russie,...) - déplacement des centres d'intérêt de la Méditerranée au Nord de l'Europe. La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ont conquis une réelle avance économique et culturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un siècle cosmopolite multiplication des échanges. Voltaire fait connaître à la France le régime anglais (monarchie éclairée). Les chercheurs des grandes capitales (Paris, Londres, Berlin) diffusent l'essentiel de leurs travaux dans des publications (grand développement de la presse). Dans ce cadre, la France a un certain prestige. C'est l'époque des cafés, des salons (bar le Procope).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La langue française est à la mode et est utilisée par les savants, les cours royales (cour tsariste). Il y a donc des relations privilégiées entre les personnes de différents états européens. De même, l'art français est imité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une classe intellectuelle : les gens de lettre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions de l'homme français. La vie intellectuelle intense fait se côtoyer écrivains, savants, grands seigneurs dans les salons, sociétés, club,...(en particulier à partir de 1780).&lt;br /&gt;L'homme de lettre défend la raison, les sentiments, la nature, les progrès, le déisme, le pacifisme. Cependant, les intellectuels ne sont pas reconnus (à cause de la monarchie de droit divin - et la censure); le droit à la propriété littéraire n'arrivera qu'avec la Révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les deux versants du siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nouvelles valeurs apparaissent : l'idée de bonheur et de progrès se font jour progressivement. Première moitié du siècle : établissement des bases qui doivent conduire au progrès (ex : Montesquieu : L'esprit des lois ; Voltaire : L'histoire de Charles XII). Ces deux écrivains sont des fondateurs dans les domaines politiques et historiques.&lt;br /&gt;1750 : l'émergence de L'Encyclopédie engendre un tournant  apparition de nouvelles formes littéraires : le drame met en scène les bourgeois et le roman fait une peinture de la vie privée.&lt;br /&gt;Les frontières entre les différentes formes d'activités intellectuelles tendent à s'effacer (littérature, arts).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Un siècle de contradiction&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dualité entre raison et sensibilité. Deux orientations littéraires qui ne se partagent pas distinctement dans le siècle. Exemple : Denis Diderot (Jacques le Fataliste, LaReligieuse, fondateur de l'Encyclopédie) est un matérialiste qui veut de l'ordre. Or, l'auteur du "Neveu de Rameau" (musicien célèbre de l'époque) exprime la personnalité complexe passionnée et passionnante de Diderot (il y a un parallèle entre le neveu et lui)  refus d'une simplification rationnelle de leurs œuvres par les écrivains eux-mêmes. En effet, l'homme peut comprendre l'univers aussi bien par la raison que par la sensibilité. Il y a deux voies dans la sensibilité :&lt;br /&gt;- celle de la douceur du bonheur de la nature (ex : Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre, en 1788).&lt;br /&gt;- celle de la perversion et du libertinage (Les Liaisons Dangereuses, par Laclos en 1782).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Manifestations de l'esprit philosophique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caracterisé par une entière confiance dans la raison humaine chargée de résoudre tous les problèmes et par une foi optimiste dans le progrès, l'esprit philosophique est un nouvel humanisme. Alors que la philosophie traditionnelle est avant tout orientée vers la théorie et l'abstraction, la philosophie, au XVIIIe siècle, s'intéresse essentiellement aux problèmes d'ordre politique, social et religieux. Prenant pour seul guide la raison, le philosophe considère que le droit de regard s'étend à tous les domaines, en vue de construire un monde éclairé. Ainsi, dans les sciences, la méthode expérimentale devient le critère de toute pensée juste. En politique, la monarchie absolue est remise en question au profit de systèmes politiques démocratiques. Les privilèges de la noblesse et du clergé sont contestés et les principes de liberté et d'égalité sont hautement proclamés. En religion, la plupart des philosophes croient en l'existence d'un Dieu créateur et moteur de l'univers mais ils rejettent les dogmes religieux qu'on ne peut prouver rationnellement et dénoncent toutes les formes de l'intolérance.&lt;br /&gt;L'action des philosophes prend l'aspect d'un combat pour faire aboutir de grandes revendications humaines. Toute personne a droit à être reconnue au-delà des différences superficielles de pays et de race. Dans le Livre XV de L'Esprit des Lois, Montesquieu fait le procès de l'esclavage. Voltaire montrera, lui aussi, dans Candide toutes les misères liées à la condition des esclaves. La liberté de croyance et d'expression doit être reconnue et codifiée dans la constitution. Les philosophes dénoncent, par ailleurs, tous les procédés qui sont un défi à la raison, et donc une négation de la civilisation, en particulier, la guerre et la torture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;UNE MÉTHODE DE PENSÉE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu’un ensemble d’idées déterminées, les Lumières relèvent d’une attitude, d’une méthode de pensée. Selon Emmanuel Kant, le mot d’ordre du siècle doit être « ose savoir » : le désir de réexaminer et de remettre en question toutes les idées et valeurs reçues, d’explorer de nouvelles idées dans des directions différentes, doit être permanent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette démarche d’ouverture délibérée à tous les champs de la connaissance n’est pas sans provoquer incohérences et contradictions dans les écrits des penseurs des Lumières. Ceux-ci ne sont pas tous philosophes à proprement parler ; ils sont plutôt des vulgarisateurs qui s’engagent à diffuser des idées nouvelles. Ils se plaisent à se qualifier de « parti de l’humanité » et, pour s’attirer les faveurs de l’opinion publique, écrivent des pamphlets et des tracts anonymes et rédigent des articles pour des revues et des journaux fraîchement créés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les idées défendues par les philosophes des Lumières&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA LIBERTE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : « Les hommes naissent tous libres. C'est le plus précieux de tout les biens que l'homme puisse posséder. Il ne peut ni se vendre ni se perdre. » (d'après un article dans l'encyclopédie). Ils sont aussi pour la liberté d'expression, car il y a la censure qui l'interdit (aucune critique n'est permise à ce temps...). Pour plus de détails, cliquez sur la rubrique des extraits de l'Encyclopédie, dans l'article "autorité politique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA RAISON&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : C'est le moyen d'acquérir des connaissances. Quesnay dit : « la raison est à l'âme ce que les yeux sont au corps: sans les yeux, l'homme ne peut jouir de la lumière, et sans la lumière, il ne peut rien voir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA TOLERANCE :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; D'après Voltaire, on doit respecter la liberté et les opinions sociales, politique et religieuses d'autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L'EGALITE :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; D'après Rousseau, « être libre, n'avoir que des égaux est la vrai vie, la vie naturelle de l'homme. Les hommes naissent égaux ». En ce temps la, en France, on naissait à inégalité car il y a une société d'ordre (Noble, Clergé, Tiers-états.) Voir aussi la rubrique des extraits de l'Encyclopédie, dans l'article "égalité".&lt;br /&gt;LE PROGRES : ils sont pour le progrès de la société et pour l'innovation, le commerce…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, durant le siècle des lumières, il y a eu l'invention du thermomètre, du microscope, des cartes précises pour la géographie grâce aux maths…Bref, toute la science évolue.&lt;br /&gt;Les philosophes critiquent les abus de pouvoir, c'est pourquoi il veulent LA SEPARATION DES POUVOIRS: : Montesquieu, écrit dans « De l'esprit des lois » , en 1748, qu'il est utile de séparer les 3 pouvoirs, donc qu'ils ne soient pas concentrés dans les mains d'une seule personne, afin d'éviter toute tyrannie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont pour le REJET LA MONARCHIE DE DROIT DIVIN mais ils restent généralement favorable à un régime monarchique. Mais ils ne sont pas pour une démocratie, sauf dans le cas de Rousseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Projets de société et littérature engagée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de 1734, Montesquieu considère qu'il a accumulé une expérience et une documentation suffisantes pour réaliser dans toute son ampleur, son ambition de penseur politique: il se consacre à l'œuvre de sa vie. L'Esprit des Lois (1748), où il établit un modèle de système politique fondé sur l'équilibre, la modération et la séparation des pouvoirs. S'il garde généralement la sérénité du savant, l'auteur ne cache pas ses préférences, au contraire, il marque constamment son mépris pour le despotisme et dénonce avec vigueur tous les abus.&lt;br /&gt;Quant à Voltaire, il s'illustre quasiment dans tous les genres littéraires et son œuvre monumentale porte le sceau de son engagement. Dans les Contes, le Traité sur la Tolérance et le Dictionnaire philosophique, notamment, il dénonce les maux majeurs qui entravent la marche du progrès et le bonheur des hommes. Pour lui, l'adversaire des philosophes le plus dangereux et le plus détesté, c'est le fanatique, qu'il appelle également « l'Infâme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres philosophes ont exercé une influence considérable sur leurs contemporains. C'est le cas de Rousseau qui fait le procès de la civilisation dans les deux Discours préférant à celle-ci l'état de nature. Dans son ouvrage, Du Contrat social, il examine les conditions d'un nouveau pacte social fondé sur le respect des droits naturels à l'égalité et à la justice.&lt;br /&gt;L'esprit philosophique trouve son expression la plus achevée dans L'Encyclopédie (Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers), grande œuvre collective destinée à diffuser les Lumières. La direction de l'entreprise est confiée à Diderot qui lui consacre, pendant vingt ans, une grande partie de son activité. Diderot, aidé de toute une équipe de collaborateurs, parmi lesquels on trouve le mathématicien D'Alembert, Montesquieu, Voltaire et Rousseau, conçoit pour cette œuvre un dessein vaste et original; d'abord dresser un tableau des connaissances scientifiques et techniques, et ensuite faire de l'ouvrage une arme de la lutte philosophique. Le retentissement des dix-sept volumes de l'Encyclopédie fut considérable et les derniers volumes, parus en 1772, s'achèvent sur un acte de foi dans l'avenir de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, ce tourbillon des idées a affecté les différents genres littéraires. Il a même favorisé l'éclosion de nouveaux genres tels le discours, le dictionnaire, le conte philosophique. Vers 1780, la comédie avec Beaumarchais s'inscrit dans ce mouvement de contestation. Dans le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784) le mouvement et la verve du dialogue vont de pair avec la violence de la satire des mœurs et les allusions hardies à l'actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le théâtre du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’influence des grands dramaturges du « siècle de Louis XIV » persiste sur la scène de la Comédie-Française mais des renouvellements apparaissent avec les tragédies de Voltaire (1694-1778) qui introduit des sujets modernes en gardant la structure classique et l’alexandrin (Zaïre, 1732, Mahomet, 1741) et qui obtient de grands succès. Néanmoins la censure est toujours active comme en témoignent, sous Louis XVI encore, les difficultés de Beaumarchais pour son Mariage de Figaro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La libération des mœurs de la Régence apporte un autre renouvellement du théâtre avec le retour, dès 1716, des Comédiens-Italiens chassés par Louis XIV et le début d’une très grande vogue du spectacle théâtral : on se presse pour admirer des acteurs réputés (Lélio, Flaminia, Silvia…) et rire des lazzi et du dynamisme des personnages issus de la commedia dell'arte comme Arlequin, Colombine ou Pantalon. C’est dans cette lignée que trouve place Marivaux (1688 -1763) avec ses comédies qui associent la finesse de l’analyse du sentiment amoureux et la subtilité verbale du marivaudage aux problèmes de société en exploitant le thème emblématique du couple maître-valet. Les Fausses Confidences (1737), le Jeu de l'amour et du hasard (1730), ou l'Île des esclaves (1725) constituent quelques-unes de ses œuvres majeures.&lt;br /&gt;Regnard et Lesage (1668-1747) ont eux aussi marqué la comédie de mœurs avec le Légataire universel (Regnard, 1708) et Turcaret (Lesage, 1709), mais l’autre grand auteur de comédies du siècle est Beaumarchais (1732-1799) qui se montre habile dans l’art du dialogue et de l’intrigue mais aussi dans la satire sociale et politique à travers le personnage de Figaro, valet débrouillard qui conteste le pouvoir de son maître et qu’on retrouve dans deux œuvres majeures : le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le théâtre du XVIIIe siècle est marqué aussi par des genres nouveaux, aujourd’hui considérés comme mineurs mais que reprendra et transformera le XIXe siècle, comme la comédie larmoyante et le drame bourgeois qui mettent en avant des situations pathétiques dans un contexte réaliste et dramatique qui touchent des familles bourgeoises. Quelques titres explicites : le Fils naturel (Diderot, 1757), le Père de famille (Diderot, 1758), le Philosophe sans le savoir (Sedaine, 1765), la Brouette du vinaigrier (Louis-Sébastien Mercier, 1775) ou encore la Mère coupable (Beaumarchais, 1792).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mentionnons enfin le développement de genres qui associent texte et musique comme le vaudeville ou l’opéra comique ainsi que des textes de réflexion sur le théâtre avec Diderot et son Paradoxe sur le comédien, les écrits de Voltaire pour défendre la condition des gens de théâtre toujours au ban de l’Église et les condamnations du théâtre pour immoralité par Rousseau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le roman du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman du XVIIIe siècle est marqué par le renouvellement des formes et des contenus qui préfigurent le roman moderne considéré comme une œuvre de fiction en prose, racontant les aventures et l’évolution d’un ou de plusieurs personnages. Le genre, en pleine croissance avec un lectorat élargi, est marqué par le développement de la sensibilité, par le souci du réalisme (avec le procédé du manuscrit trouvé, l’emploi de la première personne, de l’échange épistolaire ou des dialogues) et par l’esprit des Lumières en prenant en compte les valeurs nouvelles d’une société qui évolue. L’influence la littérature anglaise est également sensible à travers la traduction des œuvres de Richardson, Swift ou Daniel Defoe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman de ce siècle très riche explore toutes les possibilités romanesques : question du narrateur, éclatement du récit, engagement, analyse psychologique minutieuse, peinture réaliste du monde, imagination et confidence, apprentissage, souci de la forme… et les textes sont difficilement réductibles à des catégories indiscutables ; on peut cependant risquer un regroupement par sous-genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans philosophiques : on peut discuter le genre des œuvres narratives de Voltaire comme Zadig (1747) ou Candide (1759) mais l’appellation la plus fréquente aujourd’hui est « contes philosophiques ». La discussion est plus pertinente pour l'Ingénu, plus tardif (1768), qui s’éloigne du merveilleux et introduit une large part de réalisme social et psychologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans réalistes : l’association du réalisme social et du parcours amoureux s’installe au cours du siècle. Citons les romans-mémoires la Vie de Marianne (1741) le Paysan parvenu (1735) de Marivaux, Manon Lescaut (1731) de l’abbé Prévost (1697-1763), le Paysan perverti (1775) et son deuxième volet La paysanne pervertie (1784), roman épistolaire de Restif de la Bretonne (1734-1806)1. On peut aussi déterminer un sous-genre né de l’influence espagnole : le roman picaresque avec sa truculence satirique, sa variété des milieux sociaux et l’apprentissage de la vie et qu’illustre l’Histoire de Gil Blas de Santillane (1715-1735) de Lesage (1668-1747).&lt;br /&gt;• Le roman d’imagination est, pour sa part, représenté par des romans d’anticipation comme l’An 2440 de Mercier (1771) ou des romans fantastiques comme le Diable amoureux de Jacques Cazotte (1772).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans libertins associent grivoiserie, érotisme, manipulation et jeu social avec Crébillon fils (le Sopha, 1745), Diderot (les Bijoux indiscrets, 1748 ; la Religieuse, 1760-1796) ; Laclos (les Liaisons dangereuses, 1782) et finalement Sade (Justine ou les Malheurs de la vertu, 1797).&lt;br /&gt;• Les romans du sentiment s’imposent dans la deuxième moitié du siècle avec la Nouvelle Héloïse (1761), le roman par lettres de Jean-Jacques Rousseau (sur le modèle anglais du Pamela de Richardson) qui sera le plus gros tirage du siècle en séduisant par sa peinture préromantique du sentiment amoureux et de la nature, ou Paul et Virginie (1787) de Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans « éclatés » comme Jacques le fataliste et son maître (1773-1778) ou le Neveu de Rameau (1762-1777) de Diderot sont des œuvres assez inclassables mais porteuses de modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La poésie du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la forme versifiée est utilisée avec habileté par Voltaire dans son Poème sur le désastre de Lisbonne ou dans le Mondain, la poésie, au sens commun du terme, ne se libère pas des influences du classicisme et l’histoire littéraire ne retient que quelques noms comme ceux de Jacques Delille (1738-1813) (les Jardins, 1782) ou Évariste Parny (1753-1814) (Élégies, 1784) qui préparent modestement le romantisme en cultivant une certaine sensibilité à la nature et au temps qui passe. Mais c’est essentiellement André Chénier (1762-1794) qui réussit une poésie expressive comme dans le poème célèbre de la Jeune Tarentine ou celui de la Jeune Captive (son œuvre ne sera publiée qu’en 1819, bien après sa mort tragique lors de la Terreur).&lt;br /&gt;On mentionnera aussi Fabre d'Églantine pour ses chansons (Il pleut bergère) et sa participation « poétique » au calendrier révolutionnair&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Autres genres du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• La critique d’art est inventée par Diderot dans ses Salons où il explore la part de la sensibilité dans l’émotion artistique comme à propos de la poésie des ruines peintes par Hubert Robert.&lt;br /&gt;• Buffon offre quant à lui une réussite littéraire intéressante avec ses écrits de vulgarisation scientifique dans son imposante Histoire naturelle, publiée avec grand succès de 1749 à 1789.&lt;br /&gt;• Le discours politique et sa rhétorique peut être lui aussi d’une certaine façon considéré comme un genre littéraire avec les orateurs de talent comme Mirabeau, Saint-Just, Danton ou Robespierre qui ont marqué la période révolutionnaire.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Vers la fin du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers la fin du XVIIIe siècle, des changements importants se produisirent dans la pensée des Lumières. Sous l'influence de Rousseau, le sentiment et l'émotion devinrent aussi respectables que la raison. Dans les années 1770, les écrivains étendirent le champ de leurs critiques aux questions politiques et économiques. La guerre de l'Indépendance américaine ne manqua pas de frapper les esprits. Aux yeux des Européens, la déclaration d'Indépendance et la guerre révolutionnaire représentaient, pour la première fois, la mise en œuvre des idées éclairées et encouragèrent les mouvements politiques dirigés contre les régimes établis en Europe. Cette constitution d'Amérique devient un modèle qui sera diffusé et admiré. Cela entraîne la remise en cause de l'absolutisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'avis général, le siècle des Lumières aboutit à la Révolution française de 1789. Comme elle incarnait de nombreux idéaux des philosophes, la Révolution, dans ses phases de violence entre 1792 et 1794, discrédita provisoirement ces idéaux aux yeux de nombre de contemporains européens. Pourtant, les Lumières léguèrent un héritage durable aux XIXe et XXe siècles. Le XVIIIe siècle marqua le déclin de l'Église, ouvrit la voie au libéralisme politique et économique, et suscita des changements démocratiques dans le monde occidental du XIXe siècle. Le siècle des Lumières apparaît ainsi à la fois comme un mouvement intellectuel et une période historique marquée par des événements décisifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;LA RÉVOLUTION FRANÇAISE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, plusieurs chefs de file des Lumières sont emprisonnés pour leurs écrits, et la plupart d’entre eux doivent subir la censure gouvernementale et les attaques de l’Église. Les dernières décennies du siècle sont cependant marquées par le triomphe des idées des Lumières en Europe et en Amérique. Dans les années 1770, les philosophes de la seconde génération reçoivent des pensions gouvernementales et prennent le contrôle d’institutions culturelles prestigieuses. L’augmentation spectaculaire du nombre de journaux et de livres publiés garantit une large diffusion de leurs idées. Les expériences scientifiques et les écrits philosophiques sont à la mode dans de nombreuses couches sociales, même auprès de la noblesse et du clergé. Un certain nombre de monarques européens adoptent aussi quelques-unes des idées ou, du moins, du vocabulaire des Lumières. Voltaire et d’autres philosophes, qui affectionnent l’idée du roi philosophe éclairant le peuple d’en haut, accueillent avec enthousiasme l’apparition des soi-disant « despotes éclairés » : Frédéric II de Prusse, Catherine II la Grande de Russie et Joseph II d’Autriche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, vers la fin du XVIIIe siècle, des changements importants se produisent dans la pensée des Lumières. Sous l’influence de Jean-Jacques Rousseau, le sentiment et l’émotion deviennent aussi respectables que la raison. Dans les années 1770, les écrivains étendent le champ de leurs critiques aux questions politiques et économiques. La guerre de l’Indépendance américaine (1776-1783) ne manque pas de frapper les esprits. Aux yeux des Européens, la déclaration d’Indépendance et la guerre révolutionnaire représentent, pour la première fois, la mise en œuvre des idées « éclairées » et encouragent les mouvements politiques dirigés contre les régimes établis en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le siècle des Lumières aboutit à la Révolution française de 1789. Toutefois, dans ses phases de violence entre 1792 et 1794, la Révolution discrédite provisoirement les idéaux incarnés par les Lumières. Pourtant, cette période lègue un héritage durable aux XIXe et XXe siècles : le XVIIIe siècle marque le déclin de l’Église, ouvre la voie au libéralisme politique et économique, et suscite des changements démocratiques dans le monde occidental du XIXe siècle. Le siècle des Lumières apparaît ainsi à la fois comme un mouvement intellectuel et une période historique marquée par des événements décisifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Conclusion:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature française du XVIIIe siècle montre une grande richesse d’œuvres dans tous les genres, en associant plus qu’en opposant l’engagement des Lumières et la naissance de la subjectivité et de la sensibilité modernes. L’histoire littéraire n’a pas tout retenu mais l’originalité du XVIIIe siècle tient pour une bonne part au fait que l’expression des idées relevait encore de la littérature - ceux qu’on appelle les « Philosophes » étaient des hommes de lettres à part entière - et les créateurs ne répugnaient pas à faire de leurs romans ou de leurs pièces des œuvres de combat tout en exprimant leur personnalité et leur sensibilité dans une langue qui devenait la langue de la culture de toute l’Europe.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, le XVIIIe siècle est marqué vers 1750 par l'émergence de la sensibilité préromantique, mais c'est le rationalisme critique qui va inspirer la Révolution de 1789. Des bouleversements définitifs ont été longuement préparés par les philosophes et l'on comprend que les révolutionnaires aient tenu, dans un hommage suprême, à placer les cendres de Voltaire et de Rousseau au Panthéon, temple des bienfaiteurs de la patrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;MONTESQUIEU (Charles de Secondat, baron de La Brède et de), 1689-1755&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles de Secondat est né en 1689 au château de la Brède, près de Bordeaux. Après des études de droit, il devient conseiller au parlement de Bordeaux en 1714, puis président en 1716. Il s'intéresse aux sciences, mais le succès de ses Lettres persanes, publiées en 1721, l'attache à la littérature. Il accomplit de nombreux voyages à Paris où il est reçu dans les clubs et les salons, et est élu à l'Académie française en 1728. Voulant écrire un ouvrage politique, il fait plusieurs voyages à travers l'Europe entre 1728 et 1731 où il se documente sur les différents régimes politiques, lois et coutumes. En 1734, il compose ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, puis continue à alterner retraites dans ses terres et voyages à Paris où il fréquente les personnalités de son temps. C'est en 1748 qu'il publie anonymement à Genève son œuvre majeure, De l'esprit des lois. Celle-ci subit de vives attaques de la part des jansénistes et des jésuites, polémique à laquelle Montesquieu répondra par sa Défense de l'esprit des lois en 1750. Il meurt à Paris cinq ans plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu est représentatif de l'esprit des Lumières en ce début de XVIIIe siècle. Il conjugue dans ses œuvres plusieurs tons : il peut être libertin dans un roman comme Le Temple de Gnide (écrit en 1725), satirique dans ses Lettres persanes, historien dans ses Considérations, mais également théoricien dans De l'esprit des lois. Mais, quelque soit la veine littéraire qu'elle suit, l'œuvre de Montesquieu est d'une grande cohérence. Elle est composée dans un langage clair et concis, avec l'art de mener le lecteur aux conclusions qui s'imposent grâce à une subtilité argumentative qui ne laisse place à aucune improvisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les deux premières décennies du XVIIIe siècle, l'Orient est à la mode, et ce en particulier grâce à la traduction et la publication entre 1704 et 1717 des Mille et une Nuits par Antoine Galland. Les Lettres persanes s'inscrivent donc dans cette vogue et reprennent à leur compte le genre de la chronique fictive de l'étranger visitant l'Europe. Montesquieu compose ici un chef-d'œuvre qui a été à la fois un immense succès, et l'objet de condamnations officielles. Cet ouvrage sera par la suite imité de nombreuses fois sans qu'aucune de ces imitations atteigne sa subtilité et sa profondeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu utilise le procédé du regard étranger pour s'en prendre aux autorités qui, telles la royauté, la papauté ou la justice, abusent de leurs pouvoirs. Le personnage du persan est dépositaire de ce regard différent qui rend compte aussi bien l'étrangeté des mœurs (Lettre XXX), que les tensions politiques inhérentes au système monarchique. À cela vient s'ajouter l'orientalisme des lettres qui relatent les événements se déroulant dans le sérail en l'absence du protagoniste. Ce procédé permet d'établir un parallèle entre deux types de gouvernement et de société. Le cas de la France et de la Perse se rapprochent ainsi jusqu'à placer le lecteur dans une situation où il est contraint de relativiser la valeur de ses coutumes et de ses institutions. Derrière la fiction se dessine une dimension sociologique que l'on retrouvera dans De l'esprit des lois. Enfin, Montesquieu écrit son roman sous une forme épistolaire. La multiplicité des points de vue permet d'individualiser chaque personnage et de nuancer la manière dont il s'exprime en fonction de celui à qui est adressée la lettre. Elle permet également de masquer certaines attaques derrière le voile de la fiction. L'allégorie des Troglodytes, qui se déroule de la lettre XI à XIV, en est l'exemple le plus célèbre. Les travers de la société y sont dénoncés en un récit qui frappe l'imagination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu s'est également intéressé à l'Histoire, afin d'en proposer une approche novatrice. En effet, dans ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, il développe l'idée d'un déterminisme historique dont l'origine est à chercher dans des facteurs aussi variés que les causes sociales, économiques, politiques, ou géographiques. On retrouve cette démarche dans De l'esprit des lois, à propos de l'étude des causes permettant de comprendre la diversité des régimes politiques en fonction des pays. Plutôt que de recenser ces différentes formes de régimes, Montesquieu fonde une véritable science politique en définissant de façon rationnelle les lois susceptibles d'instaurer un gouvernement juste. Il définit ainsi trois types de gouvernements : la république, qui trouve son fondement dans la vertu ; la monarchie, qui est fondée sur l'honneur ; et le despotisme, qui est régi par la crainte. Selon Montesquieu, le gouvernement idéal est la monarchie constitutionnelle, car il permet de diviser les pouvoirs en exécutif, législatif et judiciaire. D'autres corps intermédiaires, comme le clergé, la noblesse, et le parlement, viennent également tempérer le pouvoir. Montesquieu parvient ainsi à proposer une critique de ce qui, comme l'esclavage, s'oppose aux lois morales les plus élémentaires et universelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Lettres persanes (1721).&lt;br /&gt;• Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734).&lt;br /&gt;• De l'esprit des lois (1748).&lt;br /&gt;• Défense de l'esprit des lois (1751).&lt;br /&gt;• Arsace et Isminie (1754).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;MARIVAUX (Pierre Carlet de Chamblain de), 1688-1763&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux est né à Paris en 1688. Il passe son enfance à Riom, puis fait ses études dans la capitale. Lié à La Motte de Fontenelle, il est reçu dans le salon de Mme de Lambert. Il écrit bientôt une comédie, Arlequin poli par l'amour (1720), et plusieurs romans à titre d'amateur. Ce n'est qu'après la banqueroute de Law en 1720 que Marivaux, ruiné, se met à écrire pour vivre et devient ainsi un véritable homme de lettres. Il mène alors une intense activité littéraire. Il collabore à plusieurs périodiques et fonde un journal, Le Spectateur français, en 1721. Mais il s'impose en composant plusieurs comédies dont La Double Inconstance en 1723, L'Île des esclaves en 1725, et Le Jeu de l'amour et du hasard en 1730. Il poursuit sa production romanesque avec La Vie de Marianne (1731-1741) et Le Paysan parvenu (1734). Il fréquente les salons, et trouve en Mme de Tencin une protectrice. En 1743, il est élu à l'Académie française contre Voltaire, mais peu à peu, le ton de ses pièces passe de mode. Il écrit moins et meurt en 1763.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis Molière, la comédie n'avait pas connu de véritable innovation. Marivaux lui apporte un nouveau souffle et une modernité surprenante. La plupart de ses pièces met en scène la naissance et le développement du sentiment en concentrant l'action sur le rôle joué par le langage. Le terme "marivaudage" est apparu dès le XVIIIe siècle. Il désigne le jeu parfois complexe du langage et de l'échange amoureux. Les quiproquos, les jeux de mots, ou l'à-propos des répliques sont les moyens par lesquels les personnages remettent en question leurs sentiments, ou au contraire les confirment. L'élégance et la délicatesse de la langue épousent ainsi toutes les nuances de l'évolution des sentiments, et permettent à l'intrigue de se nouer. Il y a là en substance toute la conception de l'ordre de la société du XVIIIe siècle : la vie commune, et, a fortiori, la vie sentimentale, passent par le bon usage de la langue, la manière de dire le monde, et de se dire soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi, dans le théâtre de Marivaux, les amants veulent, avant de se déclarer, être certains de la sincérité de l'autre. Pour y parvenir, ils n'hésitent pas à se déguiser, à se travestir, bref à se masquer derrière un identité sociale qui n'est pas la leur, afin de percer le mystère du désir de l'autre. Dans Le Jeu de l'amour et du hasard (1730), Silvia échange ainsi son rôle avec sa servante afin de s'assurer de Dorante, qui lui est promis. Mais, de son côté, Dorante en fait de même avec son valet. L'intrigue se développe alors grâce à une série de malentendus, et s'achève par un double mariage : celui des maîtres, et celui des valets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Empruntée à la commedia dell'arte, l'utilisation dramaturgique du masque introduit une part de machiavélisme qui transforme parfois des amants en de fins stratèges. Mais l'échafaudage de subterfuges et d'artifices ne prend jamais le pas sur la comédie. Au contraire, il est le moteur comique de certaines scènes, et, surtout, ce qui apporte aux comédie de Marivaux un autre degré d'interprétation. Derrière la légèreté du sujet des pièces et la subtilité de la langue, le spectateur découvre une peinture sociale des rapports entre maîtres et valets qui, pour l'essentiel, vise à faire comprendre à chacun que sa propre situation sociale n'est pas naturelle mais culturelle. Ainsi les pièces suscitent une réflexion sur le jeu existentiel entre l'être et le paraître. Ces éléments sont également présents dans son roman inachevé La Vie de Marianne (1731-1741). Comme dans son théâtre, Marivaux y peint la réalité de la société dans laquelle il vit, et la vérité complexe des sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Arlequin poli par l'amour (1720).&lt;br /&gt;• La Surprise de l'amour (1722).&lt;br /&gt;• La Double Inconstance (1723).&lt;br /&gt;• Le Prince travesti (1724).&lt;br /&gt;• L'Île des esclaves (1725).&lt;br /&gt;• Le Jeu de l'amour et du hasard (1730).&lt;br /&gt;• L'École des mères (1732).&lt;br /&gt;• Le Paysan parvenu (1734).&lt;br /&gt;• Le Legs (1736).&lt;br /&gt;• Les Fausses Confidences (1737).&lt;br /&gt;• L'Épreuve (1740).&lt;br /&gt;• La Vie de Marianne (1731-1741).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;VOLTAIRE (François-Marie Arouet dit), 1694-1778&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;François-Marie Arouet est né à Paris en 1694, d'un père notaire conseiller du roi. Il fait ses études au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand) puis, fréquente les milieux libertins plutôt que de poursuivre ses études de droit. Il compose des poèmes satiriques qui le conduisent à la Bastille en 1717 où il écrit Œdipe, tragédie qui remportera un grand succès et qu'il signe sous le pseudonyme de Voltaire. Une altercation avec le chevalier de Rohan-Chabot le conduira une nouvelle fois à la Bastille en 1725. Libéré cinq mois plus tard, il s'exile en Angleterre, où il restera jusqu'en 1729. Il y compose les Lettres anglaises ou philosophiques qui seront publiées cinq ans plus tard. De retour en France, il écrit de nouvelles tragédies (Brutus en 1730, Zaïre en 1732), ainsi que plusieurs essais critiques. Il se retire chez la marquise du Châtelet en Lorraine à l'occasion du scandale suscité par ses Lettres anglaises, et y compose son célèbre conte philosophique Zadig (1747). Grâce au marquis d'Argenson, il est nommé historiographe du roi en 1745, et bénéficie d'une brève grâce auprès de Louis XV. En 1750, il accepte l'invitation de Frédéric II, roi de Prusse, et part pour Berlin. Mais, brouillé avec son hôte, il revient en France trois ans plus tard. Il publie alors Le Siècle de Louis XIV, œuvre sur laquelle il travaillait depuis vingt ans. En 1755, il s'installe près de Genève, et participe à la composition de l'Encyclopédie, fait publier l'Essai sur les mœurs en 1756, et Candide en 1759. En 1760, il s'installe à Ferney où il séjournera jusqu'à sa mort. Ses dernières années sont marquées par une grande activité littéraire : il entretient une importante correspondance, reçoit de nombreux visiteurs, compose des pièces illustrant ses thèses philosophiques, entre dans des polémiques pour défendre ceux qu'il estime victimes d'injustices (Calas, Sirven, Lally), et enfin écrit deux ouvrages philosophiques importants, le Traité sur la tolérance (1763) et le Dictionnaire philosophique (1764). En 1778, quelques mois avant de mourir, Voltaire retourne à Paris où il est accueilli triomphalement. Il meurt le 30 mai de la même année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voltaire est un polygraphe. Il s'intéresse à tous les genres littéraires et les utilise pour véhiculer ses idées philosophiques. Sachant que le public auquel il s'adresse est repu de traités austères, il met en scène ses idées en les plaçant sous le signe de l'ironie et s'assure ainsi un grand succès. À ce facteur extérieur vient s'ajouter le fait que Voltaire est convaincu que l'ironie est une arme efficace permettant de dénoncer l'injustice des hommes et l'absurdité du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les œuvres de Voltaire qui lui ont survécu ne sont ni ses tragédies, ni ses poèmes, genres qui pourtant lui ont valu sa renommée. Au contraire, ses œuvres les plus lues aujourd'hui sont les petites histoires, les contes, les dialogues, les pamphlets, les lettres ou les facéties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre son abondante correspondance (on recense quelque quinze mille lettres), Voltaire utilise la forme épistolaire pour critiquer publiquement la société française. Il défie la censure en procédant de façon indirecte. Ses Lettres anglaises ou philosophiques prennent le cas de l'Angleterre et traitent de religion, de politique, des fondateurs des sciences modernes (comme Bacon, Locke, ou Newton), ou encore de littérature. Mais, derrière le ton admiratif qu'il emploie pour parler de ce pays et de l'émergence d'une nouvelle société, il critique le régime politique français. Les développements sur la tolérance religieuse des Anglais soulignent a contrario l'intolérance qui sévit toujours en France. La lettre devient ainsi pamphlétaire et préfigure des ouvrages comme le Dictionnaire philosophique où Voltaire s'attaque à la métaphysique, ou le Traité sur la Tolérance, où il défend son idée de la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a également recours à une discipline encore immature au XVIIIe siècle : l'Histoire. Son Histoire de Charles XII ou Le Siècle de Louis XIV sont soucieux d'objectivité. Voltaire reprend les documents d'archives, recherche les témoignages et inaugure ainsi une écriture moderne de l'Histoire. Mais cette démarche a, comme toujours, une implication philosophique. En soulignant le rôle des grands hommes, de l'économie et du hasard, il cherche à prouver que l'Histoire n'est pas gouvernée par une transcendance divine, mais qu'elle est au contraire une affaire humaine, qu'il nous importe de construire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voltaire utilise la forme narrative du conte dans un dessein analogue. Son Candide est représentatif de ce type d'œuvre. Par la fiction d'un jeune homme naïf et optimiste qui ne rencontre que des mésaventures, Voltaire s'en prend à tous les penseurs pour qui l'ordre du monde est régi par un principe supérieur. Il ne craint pas pour cela de caricaturer les thèses de ceux-ci, comme en particulier celles de Leibniz. Il cherche à mettre les rieurs de son côté. Son impertinence est sans limites, et, jusqu'à sa mort, il témoigne d'une énergie intellectuelle qui le conduira à militer en faveur de la réhabilitation d'hommes victimes d'injustices. La verve de Voltaire annonce ainsi de nombreux débats et combats d'idées ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Œdipe (1718)&lt;br /&gt;• Poème de la Ligue (1723).&lt;br /&gt;• Brutus (1730).&lt;br /&gt;• Zaïre (1732).&lt;br /&gt;• Histoire de Charles XII (1731).&lt;br /&gt;• Épître à Uranie (1733).&lt;br /&gt;• Le Temple du goût (1733).&lt;br /&gt;• Lettres philosophiques sur l'Angleterre (1734).&lt;br /&gt;• Zadig ou la Destinée (1747).&lt;br /&gt;• Le siècle de Louis XIV (1752).&lt;br /&gt;• Micromégas (1752).&lt;br /&gt;• Essai sur les mœurs (1756).&lt;br /&gt;• Candide ou l'Optimisme (1759).&lt;br /&gt;• Traité sur la tolérance (1763).&lt;br /&gt;• Dictionnaire philosophique (1764).&lt;br /&gt;• L'Ingénu (1767).&lt;br /&gt;• Irène (1778).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;ROUSSEAU (Jean-Jacques), 1712-1778&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils d'un horloger, Jean-Jacques Rousseau est né en 1712. Très tôt orphelin de mère, il est mis en pension chez le pasteur Lambercier, en Suisse, à l'âge de dix ans. Commence alors une période d'apprentissage où il multiplie les petits métiers. En 1728, il part à l'aventure en France où il est recueilli par Mme de Warens. Converti au catholicisme, il mène une vie vagabonde, avant de retrouver sa protectrice à Chambéry en 1732. C'est lors de son séjour aux Charmettes avec elle entre 1737 et 1740, qu'il se plonge dans l'étude, cultive sa sensibilité et son esprit. Mais Mme de Warens se lasse de lui, et il part tenter la fortune à Paris en 1741. Il rentre en contact avec Voltaire et Diderot qui lui commandent plusieurs articles pour l'Encyclopédie. En 1743, il accompagne M. de Montaigu, ambassadeur de France à Venise puis revient à Paris. Il fréquente les salons mais n'y brille guère en raison de ses piètres talents d'orateur. En 1745, il commence une liaison avec Thérèse Levasseur, une ancienne servante, avec qui il se mariera plus de vingt ans plus tard après avoir eu cinq enfants qu'il aura abandonnés. À l'occasion d'un concours organisé par l'académie de Dijon en 1749, il compose son Discours sur les sciences et les arts, qui, couronné, le rend brusquement célèbre. En 1752, il fait jouer Le Devin de village, opéra qui remporte un certain succès, puis l'année suivante une comédie, Narcisse. En 1754, un nouveau concours, organisé par l'académie de Dijon, lui offre l'occasion de composer un nouvel essai philosophique, le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, où il dénonce les méfaits d'une société qu'il conçoit comme étant à l'origine de tous les maux, et à laquelle il oppose l'idéal de l'état de nature. Mais ce nouvel ouvrage ne se voit pas décerner de prix. En 1756, Rousseau répond à l'invitation de Mme d'Épinay et part pour la propriété de l'Ermitage à Montmorency. Mais son caractère ombrageux le fait rapidement rompre avec Mme d'Épinay, puis avec les encyclopédistes. Il compose une violente critique du théâtre avec la Lettre à d'Alembert sur les spectacles. À partir de 1758, il fait de fréquents séjours à Montmorency chez le maréchal de Luxembourg, où il termine et publie, entre 1761 et 1762, son roman épistolaire, Julie ou la Nouvelle Héloïse, son traité de politique, Du contrat social, et son ouvrage sur l'éducation, l'Émile ou De l'éducation. Mais, quelques jours après la publication de ce dernier livre, il est poursuivi par le parlement de Paris pour le passage concernant la religion sans dogme. Il s'enfuit en Suisse, puis gagne l'Angleterre. Il mène une vie de proscrit et s'enferme peu à peu à peu dans la solitude. De retour en France en 1767, il poursuit la rédaction de ses Confessions où il se peint lui-même afin de s'autojustifier. De plus, persuadé qu'un complot se trame contre lui, il s'isole et compose, entre 1772 et 1776, trois Dialogues qui sont dans la même lignée que les Confessions. Il est accueilli en 1778 par le marquis de Girardin dans sa propriété d'Ermenonville où il achève ses Rêveries du promeneur solitaire, avant de mourir subitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau est un autodidacte. Sa production littéraire est variée et aborde aussi bien le genre littéraire de l'essai que ceux du roman ou de l'autobiographie. Mais elle témoigne d'une grande unité. Dès le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), l'idée centrale de sa philosophie est présente : la société dénature l'homme en le plongeant dans le règne du paraître. Pour étayer cette idée, il construit l'hypothèse d'un état de nature antérieur à toute inégalité de fait. Cette hantise du mensonge, de la tromperie et de l'hypocrisie se répercute aussi bien sur la question de l'art, de la politique, ou de la pédagogie qu'il aborde dans ses ouvrages ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa Lettre à d'Alembert (1758), écrite en réponse à l'article Genève de l'Encyclopédie, il condamne les représentations dramatiques qu'il tient, dans la logique de son système, comme des artifices de la civilisation qui sont contraires à la morale. Cette prise de position lui attire les foudres de ses anciens amis encyclopédistes, et en particulier celles de Voltaire, grand amateur de théâtre. Rousseau est désormais à l'écart de la société des écrivains, et c'est dans cette solitude qu'il écrit ses œuvres de maturité. Dans le Contrat social, il aborde le problème fondamental de la coexistence des aspirations individuelles et de la vie en société. Afin de le résoudre, il introduit l'idée de la volonté générale, principe qui ne rentre pas en contradiction avec la volonté du sujet puisque celui-ci, par l'établissement d'un pacte social, accepte de se soumettre à ce que la société décide collectivement. Dans l'Émile ou De l'éducation (1761), Rousseau éclaire d'un jour nouveau la question de l'éducation : la liberté de l'enfant doit être préservée afin qu'il soit capable, une fois adulte, de faire face à ses responsabilités morales. Pour cela, Rousseau préconise d'accorder une plus grande importance à l'expérimentation, et de se méfier de l'influence des livres. Ces dispositions visent une éducation selon la nature, à l'écart des méfaits de la civilisation. Rousseau développe également sa conception de la foi au chapitre IV, grâce à la fiction du vicaire savoyard : l'authentique croyance en Dieu est une religion naturelle qui refuse les dogmes. Elle est inscrite dans le cœur de l'homme, au plus près de sa sensibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette valorisation de la sensibilité est très présente dans les écrits autobiographiques de Rousseau. Déjà à propos de Julie ou la Nouvelle Héloïse (1762), son unique roman, il reconnaît avoir inscrit, dans le récit par lettres de la passion amoureuse de Julie et de Saint-Preux, de nombreux éléments autobiographiques. Mais c'est avec les Confessions qu'il s'adonne au genre autobiographique. De plus en plus en proie à des sentiments de persécution, il multiplie les textes où il se prend comme objet d'étude. En 1761, il décide de répondre à la demande de son éditeur et compose les Confessions où il se présente sous les traits "d'un homme peint exactement d'après nature et dans toute sa vérité". Il plonge au plus profond de lui-même, s'étend sur les détails de son enfance, se raconte sans complaisance et innove, par là même, une certaine écriture du Moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Discours sur les sciences et les arts (1750).&lt;br /&gt;• Le Devin de village (1752).&lt;br /&gt;• Narcisse (1752).&lt;br /&gt;• Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755).&lt;br /&gt;• Lettre à d'Alembert sur les spectacles (1758).&lt;br /&gt;• Du contrat social (1761).&lt;br /&gt;• Émile ou De l'éducation (1761).&lt;br /&gt;• Julie ou la Nouvelle Héloïse (1762).&lt;br /&gt;• Lettres à Monsieur de Malesherbe (1762).&lt;br /&gt;• Confessions (écrites à partir de 1765, publication posthume en 1782-1789).&lt;br /&gt;• Dialogues (écrites entre 1772 et 1776, publication posthume en 1789).&lt;br /&gt;•Les Rêveries du promeneur solitaire (écrites entre 1776 et 1778, publication posthume en 1782).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;DIDEROT (Denis), &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;( 1713-1784&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né à Langres en 1713, Denis Diderot fait ses études chez les jésuites, avant de venir étudier à Paris où il est reçu maître ès arts en 1732. Il travaille d'abord chez un procureur, mais, d'un naturel indépendant et passionné, il se tourne vers la littérature. Il se lie avec Rousseau, puis Condillac, Grimm et D'Alembert. Son esprit intempestif lui vaut quelques déboires : sa première œuvre personnelle, les Pensées philosophiques (1746), est condamnée par le parlement. Puis, en 1749, il est emprisonné trois mois à Vincennes pour sa Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient. En 1746, le libraire Le Breton lui confie la direction de l'Encyclopédie, dont le premier volume paraîtra en 1750. Ce travail auquel il consacrera près de vingt ans de sa vie, ne l'empêche pas de continuer à écrire des ouvrages de tout genre, en particulier des récits comme le roman libertin, Les Bijoux indiscrets (1748), ou, plus tard, La Religieuse (1780) ainsi que le récit dialogué Le Neveu de Rameau qu'il achèvera en 1778. Diderot se lance dans le genre dramatique et formule la théorie du drame bourgeois dans son Discours sur la poésie dramatique (1758), qu'il illustre par deux pièces : Le Fils naturel ou les Épreuves de la vertu (1757), et Le Père de famille (1758). De 1759 à 1781, il écrit des critiques d'art en rendant compte des salons du Louvre dans La Correspondance littéraire dont son ami Grimm est le directeur. Enfin, il poursuit son activité philosophique avec, en particulier, Le Rêve de d'Alembert (1769), où une fiction lui permet d'avancer des thèses matérialistes. La correspondance qu'il entretient avec Sophie Volland qu'il a rencontrée en 1756, prend l'aspect de confidences. Cette correspondance, qui durera jusqu'en 1774, nous permet de mieux cerner le tempérament de Diderot. À la demande de la tsarine Catherine II, Diderot part pour Saint Pétersbourg en 1773, où il séjourne sept mois, comblé d'attentions. La même année, il écrit le Supplément au voyage de Bougainville, un roman, Jacques le fataliste, et un essai, Paradoxe sur le comédien. De retour à Paris en 1774, il continue à travailler pour son plaisir, mais sa production se tarit quelque peu. La bienveillance de Catherine II lui permet de vivre ses dernières années dans l'aisance. Il meurt à Paris en 1784.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre de Diderot est une pensée en marche. À l'image de son tempérament, elle est à la fois tumultueuse, versatile, joyeuse et insatiable. Il compose dans tous les registres littéraires, exception faite de la poésie, et n'a de cesse de reprendre et d'approfondir les paradoxes. Philosophe matérialiste, Diderot s'oppose à la religion et s'enthousiasme pour la science. La Lettre sur les aveugles pose la connaissance comme provenant des sens, et fait de la question métaphysique de l'existence de Dieu un problème sans importance. Mais c'est dans l'Entretien entre d'Alembert et Diderot, et dans l'ouvrage qui lui fait suite, Le Rêve de d'Alembert, que sa doctrine se précise et témoigne d'une sensibilité scientifique qui annonce l'évolutionnisme : la matière est première, et tout l'ordre du vivant résulte de sa combinaison de plus en plus complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement à ces ouvrages philosophiques, Diderot compose des ouvrages de critique d'art et rédige des articles dans la revue les Salons. Un texte comme le Paradoxe sur le comédien, écrit sous la forme d'un dialogue, est fondateur d'une conception du jeu d'acteur : pour être parfait, le comédien doit non pas céder à l'enthousiasme, mais être réfléchi et lucide, sans quoi il ne pourra parvenir à faire ressentir l'émotion à chaque fois qu'il joue. En outre, Diderot cherche à définir un nouveau genre, le drame. Cette partie de son œuvre est aujourd'hui peu lue, mais elle a influencé de nombreux dramaturges au XIXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot a enfin composé des œuvres narratives, contes et romans, qui sont fortement influencées par des questions issues de sa philosophie, en particulier : Comment le déterminisme et la liberté peuvent-ils être conciliés ? Jacques le fataliste en est probablement l'exemple le plus emblématique : Jacques est persuadé que sa destinée est écrite, mais il agit de façon plus libre que son maître. Ce rapport entre les deux se répercute jusque dans la forme du roman qui est d'une grande modernité. Mais cette question du rapport entre déterminisme et liberté se retrouve également dans deux autres œuvres : La Religieuse, roman libertin et anticlérical, et Le Neveu de Rameau, où Diderot illustre, grâce à la fiction d'une conversation entre "lui", le neveu du musicien Rameau, et un "moi" assimilable à l'auteur, les deux tendances qui l'animent : le bohème d'une imagination débordante et d'une ironie sans pareille, et le philosophe modéré respectueux des conventions. Cette œuvre étourdissante résume à elle seule l'incroyable talent de Diderot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Pensées philosophiques (1746).&lt;br /&gt;• Les Bijoux indiscrets (1748).&lt;br /&gt;• Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient (1749).&lt;br /&gt;• Pensées sur l'interprétation de la nature (1754).&lt;br /&gt;• Le Fils naturel ou Les Épreuves de la vertu (1757).&lt;br /&gt;• Le Père de famille (1758).&lt;br /&gt;• Salons (publication posthume 1760).&lt;br /&gt;• La Religieuse (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Jacques le Fataliste (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Le Neveu de Rameau (publication posthume1891).&lt;br /&gt;• Supplément au voyage de Bougainville (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Lettres à Sophie Volland (publication posthume 1830)&lt;br /&gt;• Paradoxe sur le comédien (publication posthume 1830).&lt;br /&gt;• Le Rêve de d'Alembert (publication posthume 1830)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direction et publication d'articles de l'Encyclopédie entre 1751 et 1772 (Aristotélisme, Tabac, Indigo, Épicurisme, Fleurs artificielles, Lutherie etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les événements qui délimitent le siècle des lumières sont la mort de Louis XIV, en 1715, et le coup d'état perpétré par Napoléon Bonaparte, le 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799), annonciateur de l'empire. Entre ces deux extrêmes, le siècle se décompose en plusieurs temps : d'abord la régence (1715 - 1723), puis les règnes de Louis XV (1723 - 1774) et de Louis XVI (1774 - 1791), enfin la révolution française (1789 - 1799).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France, qui est alors le pays le plus peuplé d'Europe, connaît, pendant près de quatre-vingts ans, la paix intérieure et la prospérité économique. A mesure que l'esprit philosophique se développe, dans les salons, les cafés ou les club, l'autorité monarchique se dissout, sapée par des tentatives de réformes sans lendemain, comme par l'opposition aristocratique. Forte de sa puissance financière, la bourgeoisie d'affaires manifeste son désir d'annexer le pouvoir politique, ambition qui se concrétisera à partir de 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le domaine des arts, Louis XIV vieillissant voulait "de l'enfance répandue en toutes choses". Sous la régence, cette tendance à la légèreté s'accentue. Elle s'épanouit pendant le règne de Louis XV. Le goût de l'élégance, du confort, et des beaux objets se répand jusque dans les rangs de la bourgeoisie. Mais, dans la seconde moitié du siècle, les philosophes s'insurgent contre les tendances libertines de la société, auxquelles ils associent le style rocaille. Ils prônent un retour aux vertus de la Rome antique et républicaine, qui deviendront en grande partie l'idéal révolutionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le début de l’histoire de la France moderne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1789 ( prise de la Bastille ) , 1792 ( abolition de la royauté ) et 1793 ( exécution capital de Louis XVI ) sont les dates-clés qui marqué la fin de l’Ancien France Régime et le début de l’histoire de la France moderne .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs facteurs contribuent à la naissance et à l’évolution de cet “ esprit des lumière: absolutisme intolérant de Louis XIV , l’enrichissement de la bourgeoisie , qui demande à participer à la gestion du pouvoir , la prise de la conscience de la part de quelques de questions esprits “ éclairés “ de la misère insupportable du peuple , écrasé par la famine et les impôts , la connaissance des civilisations exotiques et “ sauvages “ l’influence de la littérature ( Richardson ) , de la philosophie ( Locke ) , de la politique ( monarchie constitutionnelle ) anglaises , le progrès des sciences ( surtout l’œuvre de Buffon , l’Histoire naturelle , de 1749 ) , la mode des voyages , la circulation des livres ( imprimés clandestinement en France ou achetés à l’étranger ) et des idées , dans les salons de quelques femmes cultivées et ouverte aux nouveautés , qui reçoivent les écrivains et les philosophies français et étrangers: Madame de Lambert , Madam du Deffand ( don’t la correspondance avec Voltaire est fort intéressante ), Madam Geoffrin , qui fiance l’Encyclopédie , Julie de Lespinasse , protectrices des encyclopédistes, Madame du Châtelet , compagne de Voltaire , et auteur d’un Discours sur le bonheur , qui reçoit dans son château de Lorraine , Madam Rolande , journaliste et auteur d’un intéressant livre de Mémoires .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-3930445246045155954?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/3930445246045155954/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=3930445246045155954' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/3930445246045155954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/3930445246045155954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/xviiime-sicle-des-lumires_17.html' title='XVIIIème - Siècle des Lumières'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-8033166456768232870</id><published>2008-12-17T03:34:00.000-08:00</published><updated>2008-12-17T03:40:44.521-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du contrat social&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;traité philosophique de Jean-Jacques Rousseau, publié en 1762 à Amsterdam sous le titre complet Du contrat social ou Principes du droit politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier jet d’une espèce de « traité théologico-politique » remonte à 1754, époque à laquelle Rousseau, redevenu Genevois et protestant, prend ses distances avec l’Encyclopédie. En 1758, brouillé avec Grimm, Voltaire et Diderot, il trouve asile dans la « demeure enchantée » de Montmorency, où il compose trois œuvres inextricablement liées par la même actualisation de la République de Platon : la Nouvelle Héloïse, Émile, et Du contrat social, interdit dès sa parution, à Paris comme à Genève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau établit que toute légitimité politique se fonde sur la communauté et la volonté générale. Ainsi, si nul n'a le droit d'aliéner au profit d'un autre sa liberté morale et civique, il est souhaitable que les hommes concluent entre eux un pacte, un contrat : l'individu renonce à une liberté absolue et se soumet aux règles dictées par l'intérêt général. En échange, la communauté garantit la sécurité de chacun et le respect des règles et des droits ainsi établis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau s'inspire en partie des idées de Montesquieu et des théories de Hobbes et Locke. Le Contrat Social est essentiel dans l'histoire des idées politiques : les révolutionnaires, comme Robespierre ou Saint-Just y trouveront une source d'inspiration, ainsi que la déclaration des Droits de l'homme et du citoyen de 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;« Chacun s’unissant à tous n’obéit pourtant qu’à lui-même. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cadre d’une interrogation sur les fondements de l’autorité politique et sur les modalités qui en garantissent ou non la légitimité, les quatre livres du Contrat social développent la thèse selon laquelle il est logiquement impossible que l’être humain soit dépossédé de sa liberté et de ses pouvoirs. Si tout pouvoir politique est affaire de convention, alors il doit être légitimé, nous dit Rousseau. Une fois écartée la théorie du droit divin, reformulée au xviie siècle par Bossuet, au motif que nul n’est absolument sujet, on se rend compte que le nœud de la question est identifiable aux théories de Grotius et de Hobbes (Léviathan), et, plus largement, à celle du droit naturel. Car une telle formulation, qui est en soi un « monstre théorique » (comme ses explicitations : « droit du plus fort », « droit de la guerre ») puisqu’elle attelle des notions physiques à des concepts juridiques, montre que ce ne peut être qu’une propagande désastreuse : elle a en effet convaincu les hommes de s’abandonner à l’idée, inacceptable sauf au prix d’une perversion de la langue, d’un droit généré par « l’état de nature » qui ne fait que légitimer l’asservissement du plus grand nombre et générer l’oubli de leur définition originelle qui est liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les seules conventions possibles, sources d’une autorité légitime, sont donc celles qui font accéder à une conscience de « l’homme en général », que porte en lui chaque individu particulier et qui le rend désireux — et capable — de s’aliéner de son plein gré à un « tout », en estimant n’obéir librement qu’à lui-même. C’est le cœur du pacte ou contrat social, qui seul autorise, par l’engagement libre des volontés, la conciliation entre liberté individuelle et sécurité. On reconnaît le modèle de la « Divine Charité » de saint Paul dans ce don total à un transcendant qui, en retour, met les individus en relation d’égalité citoyenne. D’où le dédoublement singulier, sur lequel s’arrête le livre II, d’un citoyen simultanément sujet et souverain, seule forme d’organisation apte à empêcher les intérêts privés de tuer le corps politique en lui opposant la « volonté générale », inaliénable. Sur cette base, le livre III envisage les lois comme la manière de réguler le « gouvernement », qui doit n’être qu’un simple exécutant de la volonté générale, soumis à la puissance législative, ce souverain lieu et source du lien social. D’où la nécessité d’un contrôle par le peuple de ses institutions, en particulier cléricales, avec, au livre IV, contre les immixtions des religions dans le politique, la définition d’une « religion civile », formulation politique du Dieu « sensible au cœur », celui même que le vicaire savoyard enseigne à Émile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une œuvre clé à l’origine de la philosophie politique moderne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut rappeler, avec Henri Guillemin, l’interdiction genevoise du Contrat social. Car c’est là où le pouvoir de l’argent a usurpé le pouvoir politique qu’apparaît particulièrement insupportable l’idée selon laquelle des « gueux » peuvent participer à ce pouvoir au titre de citoyens également libres. C’est dire la dimension en soi provocatrice de l’attachement de Rousseau aux énoncés évangéliques, cette invention de l’égalité politique sur le modèle de la fraternité en Jésus, de ses principes calqués sur le schéma de la Charité paulinienne. Car Rousseau veut la « Cité des hommes » réalisant la « Cité de Dieu » de saint Augustin. Ce livre d’un homme « fou et génial », selon le mot d’Éric Weil, va faire de lui un persécuté, recherché par les autorités, trahi par ses anciens amis. Mais il faut ajouter : « livre à refaire », à ses propres yeux, car voulant résoudre « la quadrature du cercle » qu’est l’articulation du général et du particulier, de la liberté et du pouvoir, esquivant les rapports entre les États-nations. Il reviendra à Kant de lire Rousseau « d’un point de vue cosmopolitique », de radicaliser son citoyen en « citoyen du monde », son état social en « société des nations », « administrant le droit de façon universelle ». Au cœur de ce qui sera la formulation achevée de la philosophie politique moderne, le Contrat social demeure l’insurrection rousseauiste de la volonté politique contre les prétendues « lois » de l’économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://un2sg4.unige.ch/athena/rousseau/jjr_cont.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Du contrat social [ sur le net ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Rousseau"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Du contrat social [ 2 ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-8033166456768232870?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/8033166456768232870/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=8033166456768232870' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/8033166456768232870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/8033166456768232870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/du-contrat-social-trait-philosophique.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-4942613808730623996</id><published>2008-12-17T03:15:00.000-08:00</published><updated>2008-12-17T03:32:52.094-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Émile ou De l'éducation de Jean-Jacques Rousseau&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1762, comme son titre l’indique, l'Émile, ou De l’éducation de Jean-Jacques Rousseau est un traité d’éducation ou, aussi bien, un traité sur « l'art de former les hommes ». Il demeure, aujourd’hui encore, l’un des ouvrages les plus lus et les plus populaires sur le sujet, à tel point qu’au Japon, l’autorité du développement de l’enfant impose à tous les instituteurs d’écoles maternelles la lecture de l’Émile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quatre premiers livres décrivent l’éducation idéale d’un jeune garçon fictif, Émile, et sont ordonnés chronologiquement, abordant, étape par étape, les questions éducatives qui émergent à mesure qu’il grandit. Le dernier livre traite de l’éducation des filles à partir d’un autre exemple fictionnel : Sophie, élevée et éduquée pour être l’épouse d’Émile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement aux théories proprement pédagogiques, l’Émile comprend la célèbre Profession de foi du Vicaire savoyard (livre IV), qui fournit, sur les idées religieuses de Rousseau, de précieuses indications. Elle se voulait un modèle quant à la manière d’introduire les jeunes gens aux questions religieuses. Le personnage du vicaire savoyard mêlerait les caractères de deux religieux que Rousseau avait connu enfant : l’abbé Gaime, de Turin, et l’abbé Gâtier, d’Annecy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Émile&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1755, dans l’article « Économie politique » de l’Encyclopédie, Rousseau avait nettement affirmé qu’un peuple, et les individus qui le composent, ne sont que le produit des institutions politiques (« Où il n’y plus de patrie, il n’y a plus de citoyens. »). Il lui importe toutefois de « bricoler » une fiction éducative, afin de proposer à son siècle un modèle d’individu que son éducation a fait apte au contrat, un « homme naturel », ou vrai miroir du divin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;« Âme vénale ! Crois-tu donner à ton fils un autre père avec de l’argent ? »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Émile, élève imaginaire, sera « l’homme abstrait, l’homme en proie à tous les accidents de la vie humaine ». En cinq livres, on le suit du babil à l’âge adulte, sur une période de vingt-cinq ans ; on le voit passer de la dépendance naturelle à l’autonomie. Son éducation obéit à un grand principe : laisser une liberté se confronter aux nécessités de la nature. Jusqu’à l’âge de douze ans, début de l’adolescence, Émile fera ainsi par lui-même l’expérience de la Loi, en expérimentant celles de la nature, le précepteur écartant de lui toute obligation culturelle ou sociale, ne lui imposant rien qu’il n’en puisse saisir la rationalité. Or, la raison a une genèse : l’enfant est d’abord sens, et son vocabulaire ne doit pas être plus étendu que son expérience sensible. Certes, il importe de savoir lire et écrire, mais jusqu’à douze ans, pas de livres : l’oral prime, la parole vive est privilégiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cette « raison sensitive ou puérile » succède en son temps « la raison intellectuelle ou humaine », et à « ces âges de nature » « l’âge de force » : trois années — de douze à quinze ans — exceptionnelles durant lesquelles la force physique et intellectuelle excède la puissance des besoins et des passions. Un seul livre est autorisé : Robinson Crusoé, pour l’utilité des savoirs pratiques qu’il fournit. Mais à partir de quinze ans, les passions s’éveillent, et avec elles le besoin obscur de raisons métaphysiques, comme l’exigence de règles morales : vient alors le moment du « Dieu sensible au cœur », dévoilé à Émile par le personnage du vicaire savoyard, (qui apparaît au livre IV dans un développement célèbre, Profession de foi du vicaire savoyard, consacré à l’éducation morale et religieuse de l’adolescent), Éros subordonné à la Divine Charité, Émile ainsi est digne de s’unir à Sophie, et prêt au bonheur dans la sainte chasteté du mariage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;« Comment éduquer un être humain à la liberté sous la contrainte ? » (Kant)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a pu dire que Rousseau avait « inventé » l’enfance. Par-delà le brillant de la formule, certains principes éducatifs contenus dans l’Émile (« Préparez de loin sa liberté ») ont, de fait, fondé une tradition d’éducation non autoritaire, représentée, au XXe siècle en particulier, par l’« École émancipée » (libertaire), la pédagogie Freinet, les écoles « Montessori », le docteur Spock ou bien encore A. S. Neill et ses « libres enfants de Summerhill ». Reste toutefois un point décisif, que souligne Élisabeth Badinter dans l’Amour en plus : l’aristocrate joyeuse et libre du xviiie siècle, plus soucieuse de ses amants que de ses enfants, devient avec l’Émile une mère modeste et dévouée : « Plaire aux hommes, leur être utiles, se faire aimer et honorer d’eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce, voilà les devoirs des femmes dans tous les temps, et ce qu’on doit leur apprendre dès l’enfance » (Livre V). Ainsi, bien loin d’évoquer les figures féminines des scènes rococos — alors en vogue — d’un Boucher, d’un Fragonard, ou d’un Watteau, Sophie, la chaste compagne d’Émile, serait plus proche d’une vignette moraliste de Greuze. La démocratie se fonde ici sur l’exclusion des femmes. Voir aussi histoire de l’enfance ; histoire des femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Livre I : 0/2 ans : L'enfance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il est essentiellement traité, dans ce premier livre, du développement physique de l’enfant… Le livre I de l’Émile traite de l'enfant qui ne parle pas encore. Les gestes plus humbles de la nourrice sont déjà orientés vers la fin visée : empêcher que la nature ne soit contrariée et que l'enfant ne découvre qu'il peut commander par des signes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Livre II : 2/12 ans : L’Enfance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Rousseau, cet âge doit moins être celui des livres que celui où s’étendent et se multiplient les relations d’Émile avec le monde, de façon à développer les sens, et à habituer l’enfant à procéder, à partir des données sensibles, à des déductions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre se conclut par l’exemple d’un garçon pour qui cette phase de l’éducation a réussi. Le père emmène l’enfant faire du cerf-volant, et lui demande de trouver la position du cerf-volant à partir de son ombre. Bien qu’on ne lui ait pas appris à le faire, l’enfant, ayant développé sa capacité de compréhension du monde physique, et sa capacité à procéder à des inférences, y parvient sans peine. (D’une certaine manière, il y a, dans cette approche les prémisses de la méthode Montessori).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Livre III : 12/15 ans : L'Âge de la Force&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, commence à se poser la question du choix d’un métier. Rousseau considère comme nécessaire l’apprentissage d’un métier manuel, moins pour des raisons économiques que pour des raisons sociales : l’apprentissage est un moyen idéal de socialisation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Livre IV : 15/20 ans : La Puberté&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le quatrième livre est particulièrement consacré à l’amour et à la religion. La Profession de foi du Vicaire savoyard – souvent éditée à part –, qui examine les origines de la foi, fut l’objet de multiples controverses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Livre V : l’Âge Adulte : le mariage, la famille, et l’éducation des femmes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moment de la rencontre de Sophie, qui constitue une transition entre le Livre IV - dans lequel le développement du corps produit l'ouverture sur autrui et l'éveil à la sexualité - et la fin de la pédagogie de Rousseau, qui consiste à former un citoyen juste. La rencontre de Sophie est à la fois rencontre amoureuse, mais aussi entrée dans la vie sociale, par le mariage et la vie de famille que cela suppose. Émile va devoir ,sur les prescriptions de son gouverneur, quitter momentanément Sophie, pour lui revenir citoyen. C'est là qu'apparaissent le moment des voyages d'une part, afin de comprendre les mœurs et usages d'autres peuples et ainsi pouvoir choisir les plus convenables, et le moment du résumé du « contrat social » ; ces deux étapes sont deux faces - l'une pratique, l'autre théorique - d'un même enseignement : assimiler les fondements et les raisons de la société civile, pourtant corrompue alors. Car où qu'Émile soit allé, c'est l'intérêt particulier, l'abus de pouvoir, et le dépérissement de l'État qui règne. Où habiter quand tout est corrompu ? Le choix sera le suivant : là où Émile est né ; Quel sera la fonction de l'homme éduqué selon la nature au milieu d'une institution pervertie ? Émile évitera au maximum cette perversion en habitant en campagne, là où les mœurs et les usages sont les plus stables ; sa mission sera d'exercer sa nature, c'est-à-dire être juste, et de fonder une famille avec Sophie. C'est le moment de la paternité d'Émile qui marque du reste la fin de son éducation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89mile,_ou_De_l%E2%80%99%C3%A9ducation"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Émile ou De l'éducation de Jean-Jacques Rousseau [ sur le net ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-4942613808730623996?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/4942613808730623996/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=4942613808730623996' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/4942613808730623996'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/4942613808730623996'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/mile-ou-de-lducation-de-jean-jacques.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-8944287170479668034</id><published>2008-12-17T03:03:00.000-08:00</published><updated>2008-12-17T03:27:44.646-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Résumé - Rêveries du promeneur solitaire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière grande œuvre autobiographique, restée inachevée — seules sept des dix « promenades » que comporte ce recueil sont connues dans leur version définitive autographe —, les Rêveries du promeneur solitaire poursuivent « l’examen sévère que j’appelais jadis mes Confessions », écrit Rousseau, mais sur un autre ton, celui de la confidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici le dernier ouvrage qu'écrit Rousseau juste avant sa disparition. Ces dix promenades décrivent non seulement un véritable examen de conscience d'une précision minutieuse, mais aussi une réflexion philosophique portant sur la morale, la religion, le mensonge, le bonheur, la bonté, les bienfaits de la solitude et l'amour du prochain. Dans sa retraite absolue, à Ermenonville, près de Paris, Rousseau note ses moments de doutes, ses inquiétudes. Il reconnaît ses faiblesses. Face à lui-même, on découvre une nouvelle dimension de son existence. « Que me manquait-il aujourd'hui pour être heureux ; je l'ignore ; mais je sais que je ne l'étais pas. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce promeneur solitaire offre au siècle des Lumières, un nouveau genre littéraire : la rêverie en prose. Jean Jacques Rousseau, philosophe et poète, angoissé, prétend avoir trouvé le bonheur dans le repliement de soi. Sa solitude physique se transforme au cours de ces promenades en une cruelle solitude morale. On ne peut pas rester indifférent face à cette âme sensible. Rousseau, en se réfugiant dans ses souvenirs, dévoile ainsi toute la richesse de sa mémoire. Le style coule sur le rythme de la promenade, et la phrase sur le temps qui passe, rappelant le talent du musicien et du compositeur qu'il était. Aucune de ces promenades n'engendrent la monotonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau, en se rapprochant de la nature, devient le précurseur du Romantisme, voire même de la littérature moderne. Dans la méditation sur le bonheur, son écriture admirable atteint l'un des sommets de son oeuvre. « La terre offre à l'homme, dans l'harmonie des trois règnes, un spectacle plein de vie, d'intérêt et de charme, le seul spectacle au monde dont ses yeux et son cœur ne se lassent jamais. Plus un contemplateur a l'âme sensible, plus il se livre aux extases qu'existe en lui cet accord. » Un adagio d'une superbe symphonie où s'harmonisent sérénité et apaisement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Historique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Rêveries du promeneur solitaire est une publication posthume de l'écrivain et philosophe Français, d'origine Genevoise, Jean-Jacques Rousseau. Il constitue le dernier de ses écrits, la partie finale ayant vraisemblablement été conçue quelques semaines avant sa mort, et l'œuvre étant inachevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa rédaction s'est établie tout au long des deux dernières années de sa vie, jusqu'à son refuge au château d'Ermenonville : la nature solitaire et, semble t-il, légèrement paranoïaque de l'auteur malgré une notoriété croissante, l'a contraint à cet exil après l'accueil de ses dialogues, et peut-être également la mort de Louis François de Bourbon (dit le Prince de Conti) durant l'été 1776.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Présentation générale du texte&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Rêveries du promeneur solitaire tiennent à la fois de l'Autobiographie et de la réflexion philosophique : elles constituent un ensemble d'une centaine de pages , l'auteur employant très généralement la première personne du singulier et apportant par digressions quelques détails sur sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre se compose de dix chapitres de taille inégale, ou promenades, comme autant de réflexions sur la nature de l'Homme et son Esprit. Rousseau, à travers cet ouvrage, présente une vision philosophique du bonheur, proche de la contemplation, de l'état ataraxique, à travers un isolement relatif, une vie paisible, et surtout, une relation fusionnelle avec la nature, développée par la marche, la contemplation, l'herboristerie que Rousseau pratique. Ces Rêveries cherchent à produire chez le lecteur un sentiment d'empathie, un huis-clos, qui permettrait à travers l'auteur de mieux se saisir lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si l'œuvre fait historiquement suite au texte Les Confessions, il serait également réducteur de ranger les deux livres dans la même catégorie : ces dernières, également posthumes, voulaient d'abord faire la lumière sur le citoyen Rousseau et sur sa vie. Ici, il ne s'agit bien que d'une invitation au voyage... Une réflexion générale sur son mode de pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le point de départ de ces « rêveries », c’est, selon l’anecdote rapportée par Rousseau lui-même dans la seconde « promenade », l’accident — en réalité une simple chute —, dont il a été victime, c’est, bien plus sûrement, le besoin d’écrire, que ne font qu’aiguiser le délire de persécution de Rousseau et l’isolement dans lequel, avec l’âge, il a fini par se murer, et qui l’incitent à entreprendre la rédaction des Rêveries. C’est donc, comme le dit l’incipit de l’ouvrage, « seul sur la terre, n’ayant plus de frère, de prochain, d’ami, de société que [lui] même », qu’il s’avance vers ses lecteurs, et surtout vers lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’origine des Rêveries, c’est aussi son amour pour la nature, qui apparaît comme la seule consolation de sa vie. Abandonnant les tracas liés à la société des hommes, qu’il « aime mieux fuir que haïr », les Rêveries deviennent une méditation sur les bienfaits de la nature, celle des plantes plus que celle des pierres ou des animaux, car « les plantes semblent avoir été semées avec profusion sur la terre comme les étoiles dans le ciel, pour inviter l’homme par l’attrait du plaisir et de la curiosité à l’étude de la nature », écrit-il dans la septième « promenade ». Elles sont aussi l’expression d’une plénitude, liée à la simple conscience d’exister ou éprouvée à vivre l’instant. Au-delà de la seule évocation, Rousseau déploie ainsi pour la dernière fois, dans ces Rêveries, les composants essentiels de sa pensée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Première promenade&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;''Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère de prochain d'ami de société que moi-même''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi débute le texte des Rêveries. Jean-Jacques Rousseau interpelle directement le lecteur, lui faisant part de sa retraite et de sa condition, se posant lui-même comme un vieil homme sans aucune illusion ni aucun espoir sur ce qui l'attend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau pose le texte des Rêveries comme celui d'un homme apaisé, n'ayant plus aucune crainte qu'on le vole ou qu'on lui fasse de tort: non pas que l'intention manque à ses détracteurs, ses adversaires littéraires, mais qu'il n'en tire plus aucune peine. Sans le dire vraiment, il propose au lecteur de prendre la mesure de son tempérament comme les physiciens prennent celle de l'air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jugeant l'œuvre des Rêveries comme une thérapie personnelle, il les considère également implicitement comme ses dernières lignes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passages qui marquent cette promenade :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;''J'aurais aimé les hommes en dépit d'eux-mêmes.''&lt;br /&gt;''Mais moi, détaché d'eux et de tout, que suis-je moi-même ? Voilà ce qui me reste à chercher.''&lt;br /&gt;''Ces feuilles ne seront proprement qu'un informe journal de mes rêveries.''&lt;br /&gt;''Je fais la même entreprise que Montaigne, mais avec un but tout contraire au sien : car il n'écrivait ses Essais que pour les autres, et je n'écris mes rêveries que pour moi.''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Quatrième promenade&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau nous explique et justifie sa devise sur la vérité. S'il attache tant d'importance à la vérité, c'est qu'il a beaucoup souffert des calomnies qu'on diffamait pour ternir sa réputation, et parce qu'il en subit directement les conséquences. Peut-être est-ce aussi car il a peur d'être jugé. Il pense en effet que celle-ci n'est nécessaire que lorsqu'elle reflète la justice.Il essaye de nous convaincre qu'il a consacré sa vie à la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, il nous confie avoir dit un très grand nombre de mensonges au cours de sa vie et il n'éprouve aucun remord pour ceux-ci, à part pour un seul qui consiste à avoir nié le vol d'un ruban. Ce mensonge a causé le renvoi d'une servante. C'est pour les conséquences qu'ont eu ce mensonge, qu'il en a des remords.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lui, il existe deux catégories de mensonges; la première est celle des mensonges qui affectent les autres, leur réputation, qui font du tort (par exemple : le mensonge qui cause le renvoi de la servante) . Ces mensonges-ci sont, pour lui, à condamner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième catégorie englobe une autre sorte de mensonges, qui portent sur des choses indifférentes, et qui sont commis soit par plaisir, soit par réflexe (bonté et timidité). Il se retrouve lui-même souvent confronté à l'utilisation de ces mensonges, à cause de son tempérament timide. Il éprouve facilement de la honte dans certaines situations, il ment alors par réflexe ou par embrassement, mais pas de façon préméditée. Il n'ose pas se rattraper par la suite et avouer qu'il a menti, de peur de se faire un nouvel affront. Il se repentit de celui-ci sans oser le réparer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a souvent été tenté de mentir sur des épisodes de sa vie lorsqu'il écrivait ses ''Confessions'', afin de donner une image positive de lui, mais il a préféré exagérer un peu ces situations, afin d'être un peu dur avec lui-même, et d'une certaine manière, de porter un jugement sur sa personne. Il a donc un peu tendance à être masochiste, en se rudoyant lui-même. Mais en mettant ainsi en évidence des mensonges superficiels, c'est un bon moyen pour cacher une vérité qui pourrait être plus grave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Cinquième promenade&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toutes les habitations où j'ai demeuré (et j'en ai eu de charmantes), aucune ne m'a rendu si véritablement heureux et ne m'a laisser de si tendres regrets que l'île St-Pierre [...] il m'eut suffit durant toute mon existence sans laisser naître un seul instant dans mon âme le désir d'un autre état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Cinquième promenade fait l'éloge de la paresse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Dixième promenade&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Promenade finale, elle est aussi la plus courte de l'ouvrage car elle est inachevée. (Rousseau meurt avant d'avoir pu finir son œuvre.) Rousseau revient en quelques lignes sur le souvenir des Charmettes (à proximité de la ville de Chambéry) et de son amour pour Mme de Warens, avant de s'éteindre quelques semaines plus tard d'une crise d'apoplexie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/rousseau-jean-jacques-les-reveries-du-promeneur-solitaire.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les Rêveries du promeneur solitaire, version audio [ sur le net ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-8944287170479668034?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/8944287170479668034/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=8944287170479668034' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/8944287170479668034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/8944287170479668034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/rsum-rveries-du-promeneur-solitaire-les.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-36744686926146575</id><published>2008-12-17T02:53:00.000-08:00</published><updated>2008-12-17T03:30:07.146-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les Confessions&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès 1761, Rousseau a pensé aux Confessions, juste après avoir terminé la Nouvelle Héloïse. L'idée de départ lui est donnée par son libraire (on dirait aujourd'hui son éditeur) suisse, Rey, qui lui demande d'écrire sa vie pour faire une préface à ses œuvres complètes. Rousseau accepte pour plusieurs raisons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il a vécu en décembre 1761 une crise au cours de laquelle il s'est cru mourant (une sonde s'est cassée dans son urètre). Il a alors épousé Thérèse et fait rechercher ses enfants. Il souhaite rentrer dans un certain ordre social, dresser le bilan de sa vie, réparer ses fautes, écrire une sorte de testament. Cependant, ce projet de préface reste sans suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- 1762 est l'année d'une deuxième crise, celle d'un homme de lettres dont on veut mutiler et faire disparaître l'œuvre. En particulier, la persécution par les autorités dont il est l'objet est en partie à l'origine de l'angoisse du complot. Le 9 juin, Rousseau est décrété de prise de corps par les autorités genevoises et le 1er juillet, invité à quitter le canton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 10 juillet 1762, Rousseau écrit à Frédéric II de Prusse pour lui demander asile dans une enclave prussienne, à Môtiers, dans le Val de Travers. Il y réside jusqu'en septembre 1765.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 29 juillet 1762 meurt Madame de Warens. Il entreprend la rédaction des Confessions. Fin 67 il achève les 6 premiers livres (sa vie de 1712 à 1742). Pendant ce temps, la persécution continue : durant l'automne 1763, le procureur général Tronchin publie les Lettres écrites de la campagne, justifiant la condamnation de Rousseau par le grand conseil genevois. Rousseau répond le 9 juin 1764 par les Lettres écrites de la montagne. Le 27 décembre, Le sentiment des citoyens apprend que l'auteur de l'Emile a déposé ses enfants aux Enfants-Trouvés. Le texte est de Voltaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1765, Les Lettres écrites de la montagne sont brûlées à La Haye puis à Paris. À Môtiers, le 6 septembre, un prêche excite la population contre lui ; la maison de Rousseau est lapidée dans la nuit. Rousseau se réfugie sur l'île Saint Pierre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1771, sous la pression de Mme d'Epinay, qui redoute les indiscrétions des Confessions, la police interdit les lectures publiques des 6 derniers livres. Peu à peu, Rousseau acquiert la conviction d'un complot universel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;L’écriture de soi&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rédaction des Confessions, commencée en Angleterre en 1765, s’inscrit dans une période d’incompréhension, voire de persécutions subies par Rousseau : il reçoit à Môtiers (Suisse) des jets de pierre, est expulsé de l’île Saint-Pierre. Il développe à cette période une « théorie du complot » et fait, par exemple, des Encyclopédistes, les agents d’une vaste conspiration qui vise à le réduire au silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’expression autobiographique et le repli solitaire au sein de la nature vont constituer les seuls havres de paix de l’écrivain vieillissant. La première partie des Confessions présente le « sujet -Rousseau » de sa naissance à 1742, année de son départ pour Paris. Elle propose donc, dans les livres I à VI, le portrait d’un homme saisi dans l’observation de ses « chaînes d’affections secrètes », construites par des épisodes déterminants qui ont façonné sa manière de sentir. Les livres suivants sont composés plus rapidement et marqués par une tonalité beaucoup plus grave. Ils présentent les drames vécus par l’adulte, jusqu’au seuil de sa vieillesse. En regard des illusions heureuses de la jeunesse, la nostalgie et l’amertume du « Je » qui se confie semblent alors révélatrices de la corruption du monde et de l’injustice des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt; Faire entendre son cœur&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La formule du temple de Delphes « Connais-toi toi-même » guide l’auteur des Confessions dans son entreprise d’introspection et de dévoilement. Le principe est ici fondé sur une connaissance intuitive, née du sentiment de présence à soi qui va permettre au lecteur de partager les mouvements du cœur de celui qui expose les événements et les choix qui ont marqué sa vie. Dès le célèbre avant-propos de l’ouvrage (« Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateur »), Jean-Jacques Rousseau instaure donc un pacte de lecture qui place le destinataire de l’écrit en position de miroir : la compréhension ne peut être fondée que sur une véritable compassion, un partage d’affects.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée développée dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755) — l’homme est naturellement bon — est ici reprise sur le mode de l’autobiographie. Les Confessions se fondent sur le sentiment de l’innocence du locuteur. La trame narrative reprend les discontinuités et accidents d’une vie dont la mémoire du sujet sent l’unité. Le souvenir permet une révélation de la vérité des événements dans l’intensité émotive qu’il restitue et amplifie : « En me disant, j’ai joui, je jouis encore ». L’authenticité d’une parole qui ressaisit les sensations devient l’espace où « être soi », selon la devise que Rousseau aimait à répéter à Bernardin de Saint-Pierre. L’entreprise autobiographique ne cesse pas avec les Confessions bien que celles-ci aient promis de « tout dire » : l’exploration se poursuivra dans Rousseau juge de Jean-Jacques (1772-1776, publication posthume 1789) et les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778, publication posthume 1782).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’originalité du projet rousseauiste ici — dans l’histoire de l’écriture de soi comme ailleurs dans l’histoire de la philosophie politique ou morale — est remarquable et constitue l’amorce de l’exploration psychologique ou psychanalytique. Rousseau devient ainsi le modèle du inaugural du genre autobiographique et inspirera, après lui, Senancour, Stendhal, Hölderlin, Tolstoï, Sartre ou Leiris, parmi d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Résumé - Les Confessions&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau entreprend d'écrire ses mémoires dans une période particulièrement difficile de son existence : en 1762, le Parlement de Paris condamne l'Émile à être brûlé, aussitôt imité par la république de Genève et la Hollande. Rousseau se réfugie à Môtiers-Travers, dans la principauté de Neuchâtel. Invité par son éditeur Rey à écrire l'histoire de sa vie, il s'y décide en 1763, dans un état d'esprit d'homme traqué. En 1764, sa querelle avec Voltaire prend un tour venimeux avec le Sentiment des citoyens où ce dernier révèle l'abandon des quatre enfants de Jean-Jacques aux Enfants-Trouvés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette accusation précipite l'écriture des quatre premiers livres des Confessions en 1765 (manuscrit de Neuchâtel). Rousseau y raconte ses années d'enfance et d'adolescence, qu'il clôt d'une conclusion provisoire, légitimant que l'on s'intéresse à ces quatre livres comme à un ensemble autonome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Confessions sont une autobiographie publiée à titre posthumecomposée de 12 livres, publiée en deux temps, en 1782 et 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Livre I&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1712 à Mars 1728.(0-16 ans)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Préambule - Mort de sa mère - Lectures nocturnes avec le père - A Bossey, chez le pasteur Lambercier : découverte de l'injustice (le peigne cassé) ; émois sexuels lors d'une fessée (premier aveu) - En apprentissage chez le graveur Ducommun - Jean-Jacques fuit Genève dont il trouve un soir les portes fermées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Livre II&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mars à Décembre 1728.(16 ans)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recueilli par des réseaux chargés de convertir les jeunes protestants - Première rencontre à Annecy de Mme de Warens - Elle l'envoie à l'hospice des catéchumènes de Turin - Agression sexuelle d'un Maure - Court séjour chez Mme Basile - Engagé comme laquais chez Mme de Vercellis, J.J. accuse la servante Marion d'un vol qu'il a commis (deuxième aveu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Livre III&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mars 1728 - Avril 1730.(16 à 18 ans)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Errant dans Turin, J.J. se livre à des pratiques exhibitionnistes - Engagé chez le comte de Gouvon, il étonne l'assistance par ses connaissances - Il prend la route d'Annecy avec l'ami Bâcle - Mme de Warens l'accueille à nouveau - Cours au séminaire et leçons de musique - J.J. suit à Lyon le musicien Le Maître et l'abandonne dans la rue alors que celui-ci a une crise d'épilepsie (troisième aveu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Livre IV&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Avril 1730 à Octobre 1731.(18-19 ans)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à Annecy : Mme de Warens est absente - Journée idyllique avec deux jeunes filles - J.J. part pour Fribourg avec la femme de chambre de Mme de Warens puis s'installe à Lausanne où il donne un concert catastrophique - Rencontre d'un faux archimandrite - Voyage à Paris, puis retour à Lyon - Rencontre d'un prêtre homosexuel et d'un paysan - Retour à Annecy où Mme de Warens le fait entrer au cadastre du roi de Piémont-Sardaigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://un2sg4.unige.ch/athena/rousseau/confessions/jjr_conf_00.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les Confessions [ sur le net ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-36744686926146575?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/36744686926146575/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=36744686926146575' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/36744686926146575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/36744686926146575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/rsum-les-confessions-rousseau.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-4132617110868899350</id><published>2008-12-17T02:46:00.000-08:00</published><updated>2008-12-17T02:52:55.460-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Résumé - Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, titre original de l'œuvre parfois également publiée comme ''De l'inégalité parmi les hommes'', est un essai écrit par l'écrivain et philosophe genevois de langue française Jean-Jacques Rousseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'inégalité parmi les hommes est un essai philosophique d'une centaine de pages environ, richement annoté par l'auteur, introduit par une lettre de louanges à la République de Genève ainsi que par une préface de l'auteur datée du 12 Juin 1754.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est accompagné, dans beaucoup d'éditions récentes, d'un virulent échange entre Voltaire et Jean-Jacques Rousseau où le premier fustige la vision optimiste de la nature humaine du second, ainsi que sa vision de l'homme en société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte, enfin, est amené par la question de l'Académie de Dijon : « Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes et si elle est autorisée par la loi naturelle ? », sur laquelle repose l'essai entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Historique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet essai philosophique fut commencé en 1753 et publié en 1755, en réponse à un sujet de l'Académie de Dijon intitulé: ''Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes et si elle est autorisée par la loi naturelle ?''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa participation au concours est dans la continuité du Discours sur les Sciences et les Arts pour lequel il avait déjà été primé en 1750 par cette même académie, mais cette fois ci il fut quelque peu critiqué... Notamment par Voltaire dans une lettre datée du 30 aout 1755, et dans laquelle il écrit:'' J'ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain (...) On n'a jamais employé tant d'esprit à vouloir nous rendre bêtes, il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage.''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit, pour ainsi dire, de son premier grand texte philosophique. Parce qu'il avait quelque peu désavoué le précédent qu'il jugeait être un ouvrage naïf, et puisque ce Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes pose les bases d'une philosophie de la Nature qu'il développera encore dans Du contrat social et Émile, on peut donc admettre qu'il s'agit là d'un des tournants dans la vie littéraire de Jean-Jacques Rousseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Une entreprise audacieuse&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préface de Rousseau fait figurer en bonne place la question suivante: « Quelles expériences seraient nécessaires pour parvenir à connaître l'homme naturel ; et quels sont les moyens de faire ces expériences au sein de la société ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démarche de l'auteur sera donc de définir, par le raisonnement et la conjecture, un modèle qui ait pu amener l'homme primitif à fonder la société en général, et ses systèmes politiques en particulier. Il ne s'agit donc pas d'une étude anthropologique avant l'heure, et le projet n'a pas pour vocation d'établir de vérité scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, il faut noter que son œuvre contient des problématiques de l'anthropologie d'aujourd'hui notamment en faisant preuve de décentrement par rapport à sa propre culture. ''Quand on veut étudier les hommes, il faut regarder près de soi mais pour étudier l'homme, il faut apprendre à porter sa vue au loin.'' Il a fait du regard lointain, la conviction du regard sur l'homme. C'est en découvrant les particularités des diverses sociétés qu'on peut découvrir les propriétés de l'homme. Ainsi, il est à l'orgine de la méthode inductive qui caractérise l'anthropologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'objectif, s'il n'est pas celui de fonder des certitudes, est donc au moins d'apporter par une expérience de pensée une légitimité aux puissants et un sens à la condition des opprimés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question primitive est donc de définir la nature même de l'Homme. Et avec elle, d'apporter un cadre philosophique à l'état de nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;L'état de nature selon Rousseau&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'état de nature, pour Jean-Jacques Rousseau, occupe une place essentielle dans le questionnement philosophique. L'ironie est que l'auteur n'a jamais vraiment donné de définition concise de cet état : c'est pourtant dans le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes que le thème connait un de ses traitements les plus approfondis:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Connaissant si peu la nature et s'accordant si mal sur le sens du mot loi, il serait bien difficile de convenir d'une définition de la loi naturelle. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On commence par rechercher les règles dont, pour l'utilité commune, il serait à propos que les hommes convinssent entre eux ; et puis donne le nom de loi naturelle à la collection de ces règles, sans autre preuve que le bien qu'on trouve qui résulterait de leur pratique universelle. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau utilise ici un principe d'exclusion : il veut donc donner un cadre à ce qu'est l'homme naturel, excluant ainsi de cet état de nature tout ce qui, aux origines, ne le concerne pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Une critique politique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démarche de l'auteur est, plus que de promouvoir une République, de fustiger les inégalités politiques ou sociales en démontrant que leur cause n'est pas celle de la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire ''Ceci est à moi'', et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Jacques Rousseau, dans la lignée de Du contrat social que célébreront les futurs révolutionnaires, célèbre un état tel que ses dirigeants ne soient pas au dessus des lois : il met donc en garde contre la corruption et l'altération des libertés, comme étant fondamentalement le penchant de tout système politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il serait aisé de prouver que tout gouvernement qui, sans se corrompre ni s'altérer, marcherait toujours exactement selon la fin de son institution, aurait été institué sans nécessité, et qu'un pays où personne n'éluderait les lois et n'abuserait de la magistrature, n'aurait besoin ni de magistrats ni de lois. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://un2sg4.unige.ch/athena/rousseau/jjr_ineg.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes [ sue le net ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-4132617110868899350?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/4132617110868899350/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=4132617110868899350' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/4132617110868899350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/4132617110868899350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/rsum-discours-sur-lorigine-et-les.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-700221441073167432</id><published>2008-12-17T02:34:00.000-08:00</published><updated>2008-12-17T02:46:26.128-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SUjWfmEb_rI/AAAAAAAAAP0/nCkd3IT8XPM/s1600-h/Rousseau.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 174px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5280706401375354546" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SUjWfmEb_rI/AAAAAAAAAP0/nCkd3IT8XPM/s200/Rousseau.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Jean-Jacques Rousseau&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;( 1712 - 1778 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;auteur des Confessions, l'une des principales figures du siècle des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Jacques Rousseau est un écrivain, philosophe et musicien genevois de langue française. Il est l'un des plus illustres philosophes du siècle des Lumières, bien que son œuvre philosophique et son tempérament l'aient souvent opposé au rationalisme des Lumières ainsi qu'à quelques uns de ses éminents représentants. Ses travaux ont influencé grandement l'esprit révolutionnaire français. Il est particulièrement célèbre pour ses travaux sur l'homme, la société ainsi que sur l'éducation. La philosophie politique de Rousseau se situe dans la perspective dite contractualiste des philosophes britanniques du XVIIe siècle et XVIIIe siècle, et son fameux Discours sur l'Inégalité se conçoit aisément comme un dialogue avec l'œuvre de Thomas Hobbes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biogarphie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Jacques Rousseau naît le 28 juin 1712 à Genève. Fils d'un horloger, il perd sa mère neuf jours après sa naissance. Rousseau n'a que dix ans, lorsque son père est forcé de s'exiler. Il est alors confié à son oncle Bernard, nommé tuteur. Il entre en pension à Bossey, chez le Pasteur Lambercier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1725, il devient apprenti chez un graveur à Genève. Le 14 mars 1728, il s'enfuit en Savoie, où Mme de Warens le recueille. Converti au catholicisme, il mène pendant quelque temps une vie vagabonde, voyageant à pied et exerçant divers métiers. Mais il s'échappe de nouveau et revient chez sa protectrice, Mme de Warens. Son séjour avec elle, aux Charmettes, est l'époque la plus heureuse de sa vie, mais elle finit par se détacher de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1741, Rousseau se rend alors à Paris. Il rencontre, l'année suivante, Diderot, qui lui commande des articles sur la musique pour L'Encyclopédie. Il commence à composer des opéras. Rousseau devient secrétaire d'ambassadeur à Venise en 1743. Chassé un an plus tard, il retourne à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1745, il se lie avec Thérèse Levasseur qu'il l'épousera en 1768. Les enfants qu'ils auront seront abandonnés aux Enfants-Trouvés. Il participe à un concours proposé par l'Académie de Dijon, et le Discours sur les sciences et les arts lui permet en novembre 1750, d'emporter le prix et de se faire connaître. Deux ans après, son opéra Le Devin de village est joué devant la cour et remporte un succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il écrit, en 1755 le Discours sur les origines de l'inégalité, dans lequel il dénonce les méfaits de la société, fondée sur la propriété, source d'inégalité. Son caractère ombrageux et susceptible, l'amène à rompre avec les Encyclopédistes en 1757. L'année suivante, sa violente critique du théâtre, Lettre à d'Alembert sur les spectacles, lui attire l'animosité de Voltaire et les philosophes se détournent de lui. Hôte à Montmorency du maréchal de Luxembourg (1758-1762), il achève Julie ou la Nouvelle Héloïse, roman épistolaire préromantique ; il écrit aussi Du contrat social, traité politique en faveur de la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À leurs sorties, en 1762, Le Contrat social est saisi et L'Émile, traité de pédagogie, est condamné au feu. Les menaces qui pèsent sur lui l'obligent à l'errance. Il s'enfuit alors en Suisse. En 1765, il commence la rédaction des Confessions. Il accepte l'invitation du philosophe Hume, et part en Angleterre en 1766, au château de Wootton. Jean -Jacques Rousseau révèle, dans Les Confessions , le détail des événements de sa vie et de ses sentiments. Certain d'être persécuté, il continue d'errer. Au printemps 1770, il revient à Paris et reprend, avec sa femme Thérèse, une vie chiche, vivant de son travail de copiste de musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1778, le marquis de Girardin l'accueille dans sa propriété d'Ermenonville, où il achève Les Rêveries du promeneur solitaire. C'est là qu'il meurt, le 2 juillet 1778. La Convention fit transporter ses restes au Panthéon en 1794.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Sa vie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;LES ANNÉES DE FORMATION&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né dans la république calviniste de Genève, Jean-Jacques Rousseau perd sa mère quelques jours après sa naissance. Vers l’âge de douze ans, il commence un apprentissage de graveur mais, malheureux chez son maître, il prend la fuite au bout de quelques années et passe à pied en Savoie (1728). Rousseau est recueilli par Mme de Warens, jeune dame pieuse qui devient sa protectrice et qui le convertit au catholicisme. Après de nouvelles errances, il revient auprès de Mme de Warens, devenue sa maîtresse, goûter les délices d’un bonheur paisible. Les Charmettes, près de Chambéry, prêtent à cet amour leur cadre idyllique et bienveillant jusqu’en 1737, date d’arrivée d’un nouveau rival.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les débuts dans le monde:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1742, Jean-Jacques Rousseau se rend à Paris pour y gagner sa vie comme maître de musique, copiste et secrétaire particulier. Il se lie d'amitié avec Denis Diderot et rédige des articles sur la musique pour l'Encyclopédie. Son nouveau système de notation musicale n'ayant pas été admis par l'Académie, il se met à composer un opéra, les Muses galantes (1744), qui ne remporte pas le succès attendu. En 1745, il rencontre une jeune lingère, Thérèse Levasseur, qui sera sa compagne jusqu'à sa mort. Cinq enfants naissent de ce couple, tous placés par leur père à l'hospice des Enfants-Trouvés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;L'illumination des Vincennes:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vocation littéraire de Rousseau - il le racontera par la suite - survient un jour de 1749. En allant rendre visite à Diderot enfermé au donjon de Vincennes, il lit le sujet du concours de l'Académie de Dijon: « ... si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à corrompre ou à épurer les mœurs ». Une foule d'idées se pressent alors dans son esprit. Il prend la plume et rédige son Discours sur les sciences et les arts, soutenant que les « progrès » de la civilisation dénaturent l'Homme; un an plus tard, il apprend qu'il a remporté le prix. Publié en 1750, ce premier ouvrage provoque immédiatement des réactions diverses et, en six mois, son auteur se trouve au centre de tous les cercles intellectuels et mondains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Œuvres principales de Jean-Jacques Rousseau&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Essais &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Discours sur les sciences et les arts (1750)&lt;br /&gt;Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755)&lt;br /&gt;Du Contrat social (1762)&lt;br /&gt;Émile ou de l'Éducation (1762)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Roman &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La Nouvelle Héloïse (1761)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Récits autobiographiques&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Confessions (1765-1770)&lt;br /&gt;Les Rêveries du promeneur solitaire (1776)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Grandes œuvres et polémiques:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le triomphe d'un nouvel opéra, le Devin du village (1752), Rousseau compose coup sur coup ses grandes œuvres: le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), la Lettre à d'Alembert sur les spectacles (1758), Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) et Emile ou De l'éducation (1762).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1762, ce dernier ouvrage est condamné par le parlement de Paris. Pour échapper à son arrestation, Rousseau mène une vie errante pendant huit années. Fuyant de refuge en refuge, notamment en Angleterre à la rencontre du philosophe David Hume, il compose divers écrits, parmi lesquels les Lettres écrites de la montagne (1764), où il répond à ses accusateurs. Les attaques de ses détracteurs et la solitude aggravent chez Rousseau un sentiment de persécution déjà latent et le persuadent peu à peu qu'il est la proie d'un complot, en particulier de la part des encyclopédistes avec qui il est brouillé. En 1770, il revient se fixer à Paris et s'engage à ne plus rien publier de son vivant. Les Confessions (1765-1770, édition posthume 1782-1789), Rousseau juge de Jean-Jacques ou Dialogues (1772-1776, posthume 1789) et les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778, posthume 1782) ne paraîtront qu'après sa mort, survenue à Ermenonville. Ses cendres ont été transférées au Panthéon par la Convention en 1794.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Pensée et influence:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau est, certes, un philosophe des Lumières, en raison du caractère révolutionnaire de ses idées, mais il est aussi à contre-courant de la confiance de son époque dans le progrès. Ce paradoxe qui anime l'ensemble de ses écrits s'applique à la morale, à la politique, à l'éducation et à la religion. Constant leitmotiv, la nature est le fondement et le principe auquel il ne cesse de se référer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'influence des idées de Rousseau est très nette dans la doctrine politique révolutionnaire mais elle perdure également tout au long du XIXe siècle dans l'ensemble des sciences humaines. L'héritage de Rousseau n'est pourtant pas seulement d'ordre philosophique, puisqu'il est aussi à l'origine d'une nouvelle forme de sensibilité. Son univers hanté par la rêverie, la contemplation de la nature, le goût insulaire et la solitude ont en effet marqué la littérature du siècle suivant, à tel point que Rousseau est généralement considéré comme l'un des précurseurs du romantisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne saurait que renvoyer aux Confessions pour dire l'errance d'une vie entrecoupée de haltes heureuses, où l'amour d'une Madame de Warens, l'amitié d'un Diderot, la générosité d'hôtesses accueillantes rendent le nomade à ses passions, écrire, herboriser, rêver. De l'enfance genevoise (" Je me croyais grec ou romain. ") aux persécutions réelles ou imaginaires des dernières années, qui font surgir ces merveilleux monuments de justification que sont les Confessions ou les Rêveries du promeneur solitaire, l'itinéraire de Rousseau passe par Turin, Annecy, Chambéry et Paris, hésite entre religions et déisme, entre musique et littérature. Le Discours sur les sciences et les arts lui apporte enfin, en 1749, la confirmation d'une vocation qui ne faiblira plus, et que le succès couronne vite. Sa pensée s'approfondit dans le Discours sur l'origine de l'inégalité, dans les articles qu'il rédige pour l'Encyclopédie ; une figure de l'homme en aliéné, contrepoint à l'optimisme des Lumières, se dessine peu à peu dans son œuvre, orientant la réflexion politique (Le Contrat social), pédagogique (Emile), expliquant aussi le départ de Paris. Entre la campagne et quelques voyages aux couleurs d'exil, il semble ne trouver d'assise que pour tout voir s'écrouler, brouille avec ses hôtes, proscription, pauvreté. La Nouvelle Héloïse fait le tableau d'un bonheur possible loin du monde, bonheur vécu fugitivement, rêvé par un auteur que les années persuadent d'une conspiration universelle à son endroit — et c'est peut-être cette maladie qui, en lui donnant une si forte perception de ce qu'est la personne, ouvre la voie à cette prodigieuse capacité d'invention littéraire et politique, centrant la modernité à venir sur l'individu et le moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les Confessions (1782 - 1788)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre l'évocation heureuse et la défense passionnée, les Confessions ouvrent la voie à une forme toute nouvelle d'autobiographie, comprenant la personne dans sa totalité. Ne recherchant pas comme Montaigne l'universalité humaine (il ne s'agit pas de s'étudier), ne trouvant de justification ni dans son exemplarité (comme Saint Augustin) ni dans le témoignage qu'il donnerait sur une vie publique (comme les mémorialistes), Rousseau en dit plus qu'on n'avait jamais dit sur soi-même (quitte, malgré les protestations d'honnêteté, à travestir légèrement) et surtout se pose, simple être humain, comme digne d'intérêt. Le romanesque, l'anecdote historique, sont certes présents ; mais ils ne sont pas l'essentiel, qui demeure cette attention extraordinaire portée à la personne pour elle-même, à travers la longue évocation d'une enfance, l'intérêt porté à l'intériorité et au sentiment. Une façon nouvelle de se peindre naît avec les Confessions ; en un sens, l'idée même de se peindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les Rêveries du promeneur solitaire (1782)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrit dans les toutes dernières années de Rousseau, à la suite des Confessions, cet " informe journal " joue avec le présent et les souvenirs, bons (Cinquième promenade) ou mauvais. Transformant l'évocation en une subtile analyse de l'âme, Rousseau use ici d'une prose simple et émouvante, loin des rigueurs martiales des discours ou des périodes passionnées de Julie ; apaisé, le vieil homme constate sans aigreur qu'il n'a su et ne saurait être heureux en société. L'intériorité se livre ici en liberté, sans souci de se défendre, en une naturelle expansion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Bibliographie :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1739 : Le Verger des Charmettes (poème)&lt;br /&gt;1743 : Dissertation sur la musique moderne&lt;br /&gt;1744-45 : Les Muses Galantes (opéra)&lt;br /&gt;1745 : Collaboration avec Voltaire et Rameau pour les Fêtes de Ramire&lt;br /&gt;1750 : Discours sur les sciences et les arts&lt;br /&gt;1752 : Le Devin du village (opéra comique) et Narcisse (comédie)&lt;br /&gt;1753 : Lettre sur la musique française (article pour l'Encyclopédie)&lt;br /&gt;1755 : Discours sur les origines et les fondements de l'inégalité parmi les hommes&lt;br /&gt;1756 : Lettre sur la Providence&lt;br /&gt;1758 : Lettre à d'Alembert sur les spectacles&lt;br /&gt;1761 : Julie ou la Nouvelle Héloïse et Émile&lt;br /&gt;1762 : Du contrat social et Lettres à M. de Malesherbes&lt;br /&gt;1763 : Lettres à Christophe de Beaumont&lt;br /&gt;1764 : Lettres écrites de la montagne&lt;br /&gt;1765 : Lettres à M. Buttafuoco sur la législation de la Corse&lt;br /&gt;1767 : Dictionnaire de Musique&lt;br /&gt;1772 : Considérations sur le gouvernement de Pologne&lt;br /&gt;1776 : Dialogues&lt;br /&gt;1782 : Confessions (six premiers livres) et Les Rêveries du promeneur solitaire&lt;br /&gt;1789 : Confessions (des livres VII à XII) et Dialogues ou Rousseau juge Jean-Jacques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-700221441073167432?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/700221441073167432/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=700221441073167432' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/700221441073167432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/700221441073167432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/jean-jacques-rousseau-1712-1778-auteur.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SUjWfmEb_rI/AAAAAAAAAP0/nCkd3IT8XPM/s72-c/Rousseau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-5100395735427657399</id><published>2008-12-15T23:39:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T23:41:18.500-08:00</updated><title type='text'>XVIIIème - Siècle des Lumières</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Introduction&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XVIIIeme siècle, naissait une nouvelle vague de philosophes qu'on appellera "les Lumières".Ceux-ci sont à l'origine de nouvelles idées qui influenceront les gens de l'époque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Présentation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Siècle des Lumières", terme qui désigne le XVIIIe siècle en tant que période de l'histoire de la culture européenne, marquée par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hiérarchie religieuse, principaux éléments de l'idéologie politique qui fut au fondement de la Révolution française. L'expression était déjà fréquemment employée par les écrivains de l'époque, convaincus qu'ils venaient d'émerger de siècles d'obscurité et d'ignorance et d'entrer dans un nouvel âge illuminé par la raison, la science et le respect de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les philosophes rationalistes du XVIIe siècle, tels que René Descartes et Baruch Spinoza, les philosophes politiques Thomas Hobbes et John Locke, et certains penseurs sceptiques en France comme Pierre Bayle peuvent être considérés comme les précurseurs des Lumières, bien que certains éléments de leurs doctrines qui allaient à l'encontre des conceptions empiristes et antiautoritaires des penseurs du XVIIIe siècle eussent été rejetés par ces derniers. Les découvertes scientifiques et le relativisme culturel lié à l'étude des civilisations non européennes contribuèrent également à la naissance de l'esprit des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus importante des hypothèses et espérances communes aux philosophes et intellectuels de cette époque fut incontestablement la foi inébranlable dans le pouvoir de la raison humaine. La découverte de la gravitation universelle par Isaac Newton fit une impression considérable sur le siècle. Grâce à l'usage judicieux de la raison, s'ouvrait un progrès perpétuel dans le domaine de la connaissance, des réalisations techniques et des valeurs morales. Dans le sillage de la philosophie de Locke, les penseurs du XVIIIe siècle considéraient, à la différence de Descartes, que la connaissance, loin d'être innée, procédait uniquement de l'expérience et de l'observation guidées par la raison. Ils affirmaient que l'éducation avait le pouvoir de rendre les hommes meilleurs et même d'améliorer la nature humaine. La recherche de la vérité devait se poursuivre dorénavant par l'observation de la nature plutôt que par l'étude de sources autorisées telles qu'Aristote et la Bible. Par contre la plupart des penseurs des Lumières ne renoncèrent pas complètement à la religion. Ils adoptèrent plutôt une forme de déisme, acceptant l'existence de Dieu et d'un au-delà, mais rejetèrent les arcanes de la théologie chrétienne. Ils n'attaquèrent rien avec autant de violence et de férocité que l'Église, sa richesse, son pouvoir politique et sa volonté d'entraver le libre exercice de la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle commence le 1er janvier 1701 et finit le 31 décembre 1800. Historiquement, il commence en septembre 1715 avec la mort de Louis XIV et se termine avec le congrès de Vienne en 1815 .Elle se caractérise, d'une part, par un fort mouvement de remise en question ainsi que par l'établissement d'une plus grande tolérance et, d'autre part, par l'affaiblissement de la monarchie, suivi de la fin de la suprématie française en Europe et du début de la prépondérance anglaise. le XVIIIe siècle en tant que période de l'histoire de la culture européenne, marquée par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hiérarchie religieuse, principaux éléments de l'idéologie politique qui fut au fondement de la Révolution française. C’est aussi le siècle des lumières , le siècle qui a senti une exigence profonde de raison , de vérité ,de liberté , de clarté , dans tous les domaines et qui , même si apparemment il n’a rien changé aux formes traditionnelles de l’art et de la littérature , a préparé les esprits à la prise de conscience des “ droit de l’Homme “ .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIIe siècle « le siècle des lumières »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle est appelé siècle des Lumières. Par cette métaphore le siècle cherche à consacrer, à travers l'esprit de la Renaissance et le cartésianisme du siècle précédent, le triomphe de la Raison sur les Ténèbres (l'obscurantisme et les préjugés). Les Lumières sont un phénomène européen, mais les «philosophes» français cristallisent le mieux les idées du siècle et donnent du relief à des nouvelles valeurs qui, au-delà de la Révolution française, marqueront durablement l'Europe et le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle (1715-1800) est présenté comme le "Siècle des Lumières", métaphore qui désigne la victoire de la raison (philosophes) sur les ténèbres. C'est une affirmation fondée mais il faut savoir que les superstitions, l'obscurantisme (ignorance, faute de connaissances) règnent encore en maître sur l'ensemble de la population. Les sciences balbutient encore, même si les méthodes expérimentales se mettent progressivement en place.&lt;br /&gt;Prééminence de la pensée et de l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'époque des intellectuels, des philosophes (ils ont des lueurs sur tout), qui démocratisent le savoir (Cf L'Encyclopédie). Les domaines majeurs sont la philosophie et les sciences.&lt;br /&gt;Ils ont la volonté de découvrir le monde (cosmopolitisme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On n'éclaire pas les consciences à la lumière des bûchers" (Marmontel) Sans tolérance, on ne peut pas apprendre la vérité des choses. Ce n'est pas avec la censure qu'on développe l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est d’usage en histoire littéraire de désigner chaque grande periode par une expression qui en résume la principale caractéristique . Ainsi le XVIII siècle est connu comme « siècle des lumières » Ce terme imagé évoque à la fois un idéal intellectual et un engagement . il s’agit de connaître tous les domaines de la réalité , en ne se fiant qu’à la raison. Ces nouvelles « lumières » de l’esprit doivent alros permettre d’améliorer le sort de l’humanité en luttant contre toute forme d’injustice et d’oppression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le siècle des Lumières correspond fondamentalement au XVIIIe siècle en Europe, même si son début est considéré comme partant de la révolution anglaise de 1688. La philosophie des Lumières désigne le mouvement intellectuel qui s'est développé à cette période autour d'idées pré-démocratiques, telles que l'établissement d'une éthique, d'une esthétique et d'un savoir fondé sur la « raison éclairée » de l'homme. Les inspirateurs de ce mouvement se voyaient comme une élite courageuse d'intellectuels œuvrant pour un progrès du monde, transcendant les siècles d'irrationalité, de superstition et de tyrannie passés. L'ensemble de ce mouvement doit être rapproché des révolutions américaine et française, de la montée du capitalisme. Artistiquement, il correspond à la période néo-classique. On parle aussi des Lumières pour désigner les intellectuels, écrivains, philosophes emblématiques de ce mouvement de pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Début du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La question financière au coeur de la société&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Louis XIV meurt en 1715 à Versailles, il laisse à son successeur, Louis XV, une économie relativement prospère en dépit de la misère populaire, mais un Etat au bord de la banqueroute. Le dramatique « grand hiver » de 1709, qui provoque une pénurie décimant les populations européennes, a laissé place aux belles récoltes à partir de 1714. L'expansion de la marine marchande a favorisé un intense trafic avec la Chine et les ports sud-américains. Le commerce avec la Louisiane s'est développé. Après les dures années de la guerre de Succession d'Espagne, la France sort grandie sur le plan territorial. Elle possède la première armée d'Europe et ses frontières renforcées mettront obstacle, pour un siècle, à toute invasion étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le royaume pèche par ses finances. De façon dramatique. Vingt ans de guerres, l'absence d'organismes de crédit dignes de ce nom ainsi que l'inefficace - et inéquitable - répartition des impôts n'ont fait qu'aggraver le déséquilibre. En 1715, les recettes fiscales ordinaires ne s'élèvent qu'à 69 millions de livres, alors que la dette constituée du royaume dépasse les 2 milliards de livres et la dette flottante les 700 millions ! C'est pour éviter la faillite de l'Etat que le régent, Philippe d'Orléans, fait appel en 1716 au financier écossais John Law. Celui-ci préconise de décourager l'épargne stérile et de stimuler l'investissement productif, qui, à terme, doit permettre d'accroître les richesses et d'éteindre la dette publique. Il met sur pied un système ingénieux de commerce par actions, mais les émissions successives de billets et les montages financiers douteux auxquels se livre l'Ecossais provoquent en 1720 la faillite du « système de Law » et la ruine de nombreux épargnants (voir encadré). Cette banqueroute jette un discrédit durable sur le billet de banque lui-même, entravant la création d'un véritable système bancaire, qui fera défaut en France jusqu'au milieu du xixe siècle. Dans le même temps, cette folle spéculation a favorisé les initiatives et est à l'origine de la croissance que connaît la France du xviiie siècle, tout en faisant le lit de la Révolution de 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'Angleterre prend au début du XVIIIe siècle une avance considérable, l'économie française n'est pas immobile. Des entreprises « capitalistes » voient le jour dans le textile ou les industries d'armement. Pour autant, les prérogatives dont disposent la noblesse et le clergé constituent des entraves au développement économique. La taille et la dîme, qui continuent à peser sur les revenus des paysans, les taxes et les péages (privés ou publics), qui frappent la circulation des marchandises, et les exemptions fiscales, dont bénéficient ces deux ordres privilégiés, engendrent un sentiment d'injustice dans le tiers état et la bourgeoisie autant qu'ils expliquent le déficit structurel et croissant des finances publiques. Il apparaît ainsi de plus en plus clairement que la dette publique consécutive, à partir de 1740, aux dépenses des guerres de Succession d'Autriche et de Sept Ans ne saurait être réduite à zéro par les expédients habituels - emprunts ou ventes d'offices -, mais seulement par une profonde réforme fiscale introduisant l'égalité de tous face à l'impôt. En 1749, la tentative du contrôleur général des Finances, Machault d'Arnouville, d'établir un prélèvement d'un vingtième sur tous les revenus sans distinction tourne court. Elle se heurte à la vive opposition de tous les privilégiés - clergé, noblesse, Etats provinciaux et parlementaires - qui, usant de leur droit de remontrance, refuseront l'enregistrement de l'édit de création. Cette levée de boucliers sera suivie de beaucoup d'autres jusqu'à la Révolution&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Histoire et société:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le règne de Louis XIV avait marqué l'apogée de la monarchie française; le XVIIIe siècle voit son déclin et sa chute. La Régence du duc d'Orléans se traduit par le relâchement des mœurs et aussi de l'autorité. Louis XV ne mérite plus d'être surnommé le « bien-aimé ». La France est obligée de céder l'Inde et le Canada à l'Angleterre. Les difficultés financières s'accroissent et précipitent le mouvement de contestation politique. Louis XVI tente de timides réformes, mais il se heurte à l'opposition des nobles, soucieux de leurs privilèges. L'agitation politique oblige le roi à reunir les États généraux. Le Tiers-État amorce la dynamique révolutionnaire avec la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan social et culturel, la Cour cesse d'être le centre du pays et la source de l'opinion. Le mouvement des idées se fait contre elle. Les salons, les cafés et les clubs sont les nouveaux foyers de la vie intellectuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les salons entretiennent le goût de la conversation brillante; ils suscitent parmi ceux qui les fréquentent, gens du monde et philosophes, une émulation d'esprit et favorisent la hardiesse de la pensée. Les plus connus sont ceux de Mme de Tencin où l'on discute des idées nouvelles, de Mme du Deffand qui encourage les Encyclopédistes et de Mme Geoffrin, célèbre dans toute l'Europe. On échange également des idées dans les cafés, dont le plus fameux est le café Procope, et dans les clubs où des esprits sérieux et soucieux de progrès s'intéressent aux problèmes politiques.&lt;br /&gt;C'est l'âge des Lumières, du triomphe de l'esprit philosophique et des conquêtes de la raison. Dans tous les domaines, en effet, qu'il s'agisse de la monarchie absolue, des dogmes religieux, de la morale sociale. des sciences et de la littérature, les philosophes des Lumières vont faire de la liberté « éclairante » et « rayonnante » le mot d'ordre et le principe de leur réflexion et de leur action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les précurseurs&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le courant de la pensée critique et de l'esprit d'examen remonte à la Renaissance, à Rabelais et surtout à Montaigne. Dans les années finissantes du XVIIe siècle, la querelle des Anciens et des Modernes remet en question les valeurs établies. Au début du XVIIIe siècle, le rôle de Bayle et de Fontenelle fut capital dans l'avènement du mouvement philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Bayle (1647-1706) est un disciple de Descartes. Il applique à tous les domaines l'esprit critique, principale leçon du Discours de la méthode. Ainsi, il examine les idées reçues aussi bien dans les sciences que dans la morale et la religion. Citoyen de la « République des idées », il fait la guerre à l'erreur. Quant à Fontenelle (1657-1757), il se distingue par ses œuvres de vulgarisation scientifique où il expose clairement les progrès réalisés par les savants de son époque. En effet, depuis le début du siècle, la science a détrôné la métaphysique et elle exerce une influence considérable sur le mouvement des idées. La philosophie demande aux sciences expérimentales des faits contrôlés, leur emprunte méthodes et raisonnements. Fontenelle a beaucoup contribué à répandre cet engouement pour la science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;la fin du règne de Louis XIV (1700 – 1715 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette époque est marquée par les intempéries terribles du mini-âge glaciaire. La famine fait rage et la littérature ne reste pas indifférente. Il n'y a pas que dans Le Petit Poucet (extrait des Contes de ma mère l'Oye de Charles Perrault (1697)) que les parents abandonnent leurs enfants. Les livres se vendent mal, même s'ils commencent à pénétrer les couches populaires et que les écrivains accèdent à une certaine indépendance vis à vis du financement royal. On peut considérer que Fontenelle et Pierre Bayle font partie des précurseurs des Lumières. En ce qui concerne le théâtre, la comédie est principalement représentée par Alain-René Lesage (qui fut aussi un brillant romancier) et par Jean-François Regnard même si d'autres noms comme Dancourt ou Dufresny sont aussi représentatifs de l'engouement pour le théâtre qui a lieu à Paris autour des années 1710. Pour la tragédie, on peut retenir Crébillon père qui écrivit plusieurs tragédies pendant cette période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;la Régence (1715-1723 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1715, lorsque meurt Louis XIV, Louis XV devient roi à cinq ans mais il est trop jeune pour prendre le trône. La France a des dettes : recettes = 69 M. dépenses = 132 M. dette publique = 2.800 M. La Régence est assurée par Philippe d'Orléans. Le Régent donne du pouvoir au parlement et à la grande noblesse pour redresser le pays - devant les demandes excessives, Louis XV déclare " Le Roi veut être obéi ". La situation financière du royaume reste cependant désastrueuse. Le Régent soutient l’expérience audacieuse d’un Ecossais, John Law. A la mort de Louis XIV, en effet, le royaume de France connaissait deux crises, l'une monétaire, l'autre financière. Les réformes de l'économiste écossais, devenu Contrôleur général des Finances en 1720, visait à résoudre la première de ces deux crises par une augmentation de la masse monétaire en ayant recours à la création et à la généralisation du papier-monnaie. Selon le " système " de Law, l’augmentation de la masse monétaire devait produire une hausse d’activité commerciale et l’extinction progressive de la dette publique. Law va donc introduire le papier-monnaie (1716) et créer une banque privée qui deviendra Banque Royale (1718), dont le principal investissement est la Compagnie du Missippi. Les actions montent en flèche et tombent aussitôt. Des fortunes sont créées, mais beaucoup d’autres sont détruites. Ruiné, Law fuit à Bruxelles (1720), et le Régent perd beaucoup de sa crédibilité. Il meurt brusquement en décembre 1723.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette période du siècle est notamment marquée par une certaine libération des moeurs, par le goût croissant du luxe, par l'impiété et le libertinage. Cette partie du siècle se démarque donc des premières années du siècle où la misère et l'austérité dominaient les lieux mais le climat est instable et fluctuant, ce qui amène plusieurs pièces de théâtre et certains romans traduisant ce phénomène. Marivaux est l'un de ces auteurs qui, malgré la censure et les interdictions, trouvent le moyen de faire publier ses textes et d'être aimé du public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux tendances littéraires s'affrontent en ce début de siècle. Les Anciens et les Modernes revendiquent chacun leurs critères d'écriture. D'un côté, les partisans du progrès de l'innovation en matière de création artistique, les Modernes (Fontenelle), de l'autre ceux qui s'attachent aux anciennes façon de faire de l'Antiquité, les Anciens (Boileau et La Fontaine). Cette querelle souligne un changement important dans les mentalités. La Raison, l'esprit et le refus de la tradition vont faire naître des textes révolutionnaires qui attaquent directement l'Église (très forte à cette époque) et les institutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;UN MOUVEMENT COSMOPOLITE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France constitue l’épicentre de la pensée des Lumières. Le philosophe politique et juriste Charles de Montesquieu en est l’un des premiers représentants : après plusieurs œuvres satiriques sur les revers de la civilisation occidentale, il publie son étude monumentale, De l’esprit des lois (1748). Denis Diderot, auteur de quantité de pamphlets philosophiques, entame pour sa part la publication de l’Encyclopédie (1751-1772). Cette œuvre ambitieuse, à laquelle collaborent de nombreux philosophes, est conçue à la fois comme une somme de toutes les connaissances et comme une arme polémique — et politique. Voltaire est le plus influent et le plus représentatif des écrivains français de cette période : auteur dramatique et poète à ses débuts, il devient célèbre pour ses nombreux pamphlets, ses essais, ses satires, ses contes philosophiques et pour son immense correspondance avec des écrivains et des monarques de toute l’Europe. Les œuvres de Jean-Jacques Rousseau, notamment Du contrat social (1762), Émile ou De l’éducation (1762) et les Confessions (1782 et 1789, parutions posthumes), exercent également une profonde influence sur la pensée politique et sur la théorie de l’éducation, en même temps qu’elles donnent une impulsion au romantisme du XIXe siècle.&lt;br /&gt;Le mouvement intellectuel des Lumières se distingue par son caractère profondément cosmopolite et antinationaliste. Emmanuel Kant en Allemagne, David Hume en Écosse, Cesare Beccaria en Italie et Benjamin Franklin et Thomas Jefferson dans les colonies britanniques d’Amérique, entretiennent tous d’étroits contacts avec les philosophes français, tout en collaborant eux-mêmes activement au mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une vie intellectuelle à l'échelle européenne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extension des frontières vers l'Est (Pologne, Russie,...) - déplacement des centres d'intérêt de la Méditerranée au Nord de l'Europe. La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ont conquis une réelle avance économique et culturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un siècle cosmopolite multiplication des échanges. Voltaire fait connaître à la France le régime anglais (monarchie éclairée). Les chercheurs des grandes capitales (Paris, Londres, Berlin) diffusent l'essentiel de leurs travaux dans des publications (grand développement de la presse). Dans ce cadre, la France a un certain prestige. C'est l'époque des cafés, des salons (bar le Procope).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La langue française est à la mode et est utilisée par les savants, les cours royales (cour tsariste). Il y a donc des relations privilégiées entre les personnes de différents états européens. De même, l'art français est imité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une classe intellectuelle : les gens de lettre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions de l'homme français. La vie intellectuelle intense fait se côtoyer écrivains, savants, grands seigneurs dans les salons, sociétés, club,...(en particulier à partir de 1780).&lt;br /&gt;L'homme de lettre défend la raison, les sentiments, la nature, les progrès, le déisme, le pacifisme. Cependant, les intellectuels ne sont pas reconnus (à cause de la monarchie de droit divin - et la censure); le droit à la propriété littéraire n'arrivera qu'avec la Révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les deux versants du siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nouvelles valeurs apparaissent : l'idée de bonheur et de progrès se font jour progressivement. Première moitié du siècle : établissement des bases qui doivent conduire au progrès (ex : Montesquieu : L'esprit des lois ; Voltaire : L'histoire de Charles XII). Ces deux écrivains sont des fondateurs dans les domaines politiques et historiques.&lt;br /&gt;1750 : l'émergence de L'Encyclopédie engendre un tournant  apparition de nouvelles formes littéraires : le drame met en scène les bourgeois et le roman fait une peinture de la vie privée.&lt;br /&gt;Les frontières entre les différentes formes d'activités intellectuelles tendent à s'effacer (littérature, arts).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Un siècle de contradiction&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dualité entre raison et sensibilité. Deux orientations littéraires qui ne se partagent pas distinctement dans le siècle. Exemple : Denis Diderot (Jacques le Fataliste, LaReligieuse, fondateur de l'Encyclopédie) est un matérialiste qui veut de l'ordre. Or, l'auteur du "Neveu de Rameau" (musicien célèbre de l'époque) exprime la personnalité complexe passionnée et passionnante de Diderot (il y a un parallèle entre le neveu et lui)  refus d'une simplification rationnelle de leurs œuvres par les écrivains eux-mêmes. En effet, l'homme peut comprendre l'univers aussi bien par la raison que par la sensibilité. Il y a deux voies dans la sensibilité :&lt;br /&gt;- celle de la douceur du bonheur de la nature (ex : Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre, en 1788).&lt;br /&gt;- celle de la perversion et du libertinage (Les Liaisons Dangereuses, par Laclos en 1782).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Manifestations de l'esprit philosophique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caracterisé par une entière confiance dans la raison humaine chargée de résoudre tous les problèmes et par une foi optimiste dans le progrès, l'esprit philosophique est un nouvel humanisme. Alors que la philosophie traditionnelle est avant tout orientée vers la théorie et l'abstraction, la philosophie, au XVIIIe siècle, s'intéresse essentiellement aux problèmes d'ordre politique, social et religieux. Prenant pour seul guide la raison, le philosophe considère que le droit de regard s'étend à tous les domaines, en vue de construire un monde éclairé. Ainsi, dans les sciences, la méthode expérimentale devient le critère de toute pensée juste. En politique, la monarchie absolue est remise en question au profit de systèmes politiques démocratiques. Les privilèges de la noblesse et du clergé sont contestés et les principes de liberté et d'égalité sont hautement proclamés. En religion, la plupart des philosophes croient en l'existence d'un Dieu créateur et moteur de l'univers mais ils rejettent les dogmes religieux qu'on ne peut prouver rationnellement et dénoncent toutes les formes de l'intolérance.&lt;br /&gt;L'action des philosophes prend l'aspect d'un combat pour faire aboutir de grandes revendications humaines. Toute personne a droit à être reconnue au-delà des différences superficielles de pays et de race. Dans le Livre XV de L'Esprit des Lois, Montesquieu fait le procès de l'esclavage. Voltaire montrera, lui aussi, dans Candide toutes les misères liées à la condition des esclaves. La liberté de croyance et d'expression doit être reconnue et codifiée dans la constitution. Les philosophes dénoncent, par ailleurs, tous les procédés qui sont un défi à la raison, et donc une négation de la civilisation, en particulier, la guerre et la torture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;UNE MÉTHODE DE PENSÉE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu’un ensemble d’idées déterminées, les Lumières relèvent d’une attitude, d’une méthode de pensée. Selon Emmanuel Kant, le mot d’ordre du siècle doit être « ose savoir » : le désir de réexaminer et de remettre en question toutes les idées et valeurs reçues, d’explorer de nouvelles idées dans des directions différentes, doit être permanent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette démarche d’ouverture délibérée à tous les champs de la connaissance n’est pas sans provoquer incohérences et contradictions dans les écrits des penseurs des Lumières. Ceux-ci ne sont pas tous philosophes à proprement parler ; ils sont plutôt des vulgarisateurs qui s’engagent à diffuser des idées nouvelles. Ils se plaisent à se qualifier de « parti de l’humanité » et, pour s’attirer les faveurs de l’opinion publique, écrivent des pamphlets et des tracts anonymes et rédigent des articles pour des revues et des journaux fraîchement créés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les idées défendues par les philosophes des Lumières&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA LIBERTE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : « Les hommes naissent tous libres. C'est le plus précieux de tout les biens que l'homme puisse posséder. Il ne peut ni se vendre ni se perdre. » (d'après un article dans l'encyclopédie). Ils sont aussi pour la liberté d'expression, car il y a la censure qui l'interdit (aucune critique n'est permise à ce temps...). Pour plus de détails, cliquez sur la rubrique des extraits de l'Encyclopédie, dans l'article "autorité politique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA RAISON&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : C'est le moyen d'acquérir des connaissances. Quesnay dit : « la raison est à l'âme ce que les yeux sont au corps: sans les yeux, l'homme ne peut jouir de la lumière, et sans la lumière, il ne peut rien voir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA TOLERANCE :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; D'après Voltaire, on doit respecter la liberté et les opinions sociales, politique et religieuses d'autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L'EGALITE :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; D'après Rousseau, « être libre, n'avoir que des égaux est la vrai vie, la vie naturelle de l'homme. Les hommes naissent égaux ». En ce temps la, en France, on naissait à inégalité car il y a une société d'ordre (Noble, Clergé, Tiers-états.) Voir aussi la rubrique des extraits de l'Encyclopédie, dans l'article "égalité".&lt;br /&gt;LE PROGRES : ils sont pour le progrès de la société et pour l'innovation, le commerce…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, durant le siècle des lumières, il y a eu l'invention du thermomètre, du microscope, des cartes précises pour la géographie grâce aux maths…Bref, toute la science évolue.&lt;br /&gt;Les philosophes critiquent les abus de pouvoir, c'est pourquoi il veulent LA SEPARATION DES POUVOIRS: : Montesquieu, écrit dans « De l'esprit des lois » , en 1748, qu'il est utile de séparer les 3 pouvoirs, donc qu'ils ne soient pas concentrés dans les mains d'une seule personne, afin d'éviter toute tyrannie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont pour le REJET LA MONARCHIE DE DROIT DIVIN mais ils restent généralement favorable à un régime monarchique. Mais ils ne sont pas pour une démocratie, sauf dans le cas de Rousseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Projets de société et littérature engagée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de 1734, Montesquieu considère qu'il a accumulé une expérience et une documentation suffisantes pour réaliser dans toute son ampleur, son ambition de penseur politique: il se consacre à l'œuvre de sa vie. L'Esprit des Lois (1748), où il établit un modèle de système politique fondé sur l'équilibre, la modération et la séparation des pouvoirs. S'il garde généralement la sérénité du savant, l'auteur ne cache pas ses préférences, au contraire, il marque constamment son mépris pour le despotisme et dénonce avec vigueur tous les abus.&lt;br /&gt;Quant à Voltaire, il s'illustre quasiment dans tous les genres littéraires et son œuvre monumentale porte le sceau de son engagement. Dans les Contes, le Traité sur la Tolérance et le Dictionnaire philosophique, notamment, il dénonce les maux majeurs qui entravent la marche du progrès et le bonheur des hommes. Pour lui, l'adversaire des philosophes le plus dangereux et le plus détesté, c'est le fanatique, qu'il appelle également « l'Infâme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres philosophes ont exercé une influence considérable sur leurs contemporains. C'est le cas de Rousseau qui fait le procès de la civilisation dans les deux Discours préférant à celle-ci l'état de nature. Dans son ouvrage, Du Contrat social, il examine les conditions d'un nouveau pacte social fondé sur le respect des droits naturels à l'égalité et à la justice.&lt;br /&gt;L'esprit philosophique trouve son expression la plus achevée dans L'Encyclopédie (Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers), grande œuvre collective destinée à diffuser les Lumières. La direction de l'entreprise est confiée à Diderot qui lui consacre, pendant vingt ans, une grande partie de son activité. Diderot, aidé de toute une équipe de collaborateurs, parmi lesquels on trouve le mathématicien D'Alembert, Montesquieu, Voltaire et Rousseau, conçoit pour cette œuvre un dessein vaste et original; d'abord dresser un tableau des connaissances scientifiques et techniques, et ensuite faire de l'ouvrage une arme de la lutte philosophique. Le retentissement des dix-sept volumes de l'Encyclopédie fut considérable et les derniers volumes, parus en 1772, s'achèvent sur un acte de foi dans l'avenir de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, ce tourbillon des idées a affecté les différents genres littéraires. Il a même favorisé l'éclosion de nouveaux genres tels le discours, le dictionnaire, le conte philosophique. Vers 1780, la comédie avec Beaumarchais s'inscrit dans ce mouvement de contestation. Dans le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784) le mouvement et la verve du dialogue vont de pair avec la violence de la satire des mœurs et les allusions hardies à l'actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le théâtre du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’influence des grands dramaturges du « siècle de Louis XIV » persiste sur la scène de la Comédie-Française mais des renouvellements apparaissent avec les tragédies de Voltaire (1694-1778) qui introduit des sujets modernes en gardant la structure classique et l’alexandrin (Zaïre, 1732, Mahomet, 1741) et qui obtient de grands succès. Néanmoins la censure est toujours active comme en témoignent, sous Louis XVI encore, les difficultés de Beaumarchais pour son Mariage de Figaro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La libération des mœurs de la Régence apporte un autre renouvellement du théâtre avec le retour, dès 1716, des Comédiens-Italiens chassés par Louis XIV et le début d’une très grande vogue du spectacle théâtral : on se presse pour admirer des acteurs réputés (Lélio, Flaminia, Silvia…) et rire des lazzi et du dynamisme des personnages issus de la commedia dell'arte comme Arlequin, Colombine ou Pantalon. C’est dans cette lignée que trouve place Marivaux (1688 -1763) avec ses comédies qui associent la finesse de l’analyse du sentiment amoureux et la subtilité verbale du marivaudage aux problèmes de société en exploitant le thème emblématique du couple maître-valet. Les Fausses Confidences (1737), le Jeu de l'amour et du hasard (1730), ou l'Île des esclaves (1725) constituent quelques-unes de ses œuvres majeures.&lt;br /&gt;Regnard et Lesage (1668-1747) ont eux aussi marqué la comédie de mœurs avec le Légataire universel (Regnard, 1708) et Turcaret (Lesage, 1709), mais l’autre grand auteur de comédies du siècle est Beaumarchais (1732-1799) qui se montre habile dans l’art du dialogue et de l’intrigue mais aussi dans la satire sociale et politique à travers le personnage de Figaro, valet débrouillard qui conteste le pouvoir de son maître et qu’on retrouve dans deux œuvres majeures : le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le théâtre du XVIIIe siècle est marqué aussi par des genres nouveaux, aujourd’hui considérés comme mineurs mais que reprendra et transformera le XIXe siècle, comme la comédie larmoyante et le drame bourgeois qui mettent en avant des situations pathétiques dans un contexte réaliste et dramatique qui touchent des familles bourgeoises. Quelques titres explicites : le Fils naturel (Diderot, 1757), le Père de famille (Diderot, 1758), le Philosophe sans le savoir (Sedaine, 1765), la Brouette du vinaigrier (Louis-Sébastien Mercier, 1775) ou encore la Mère coupable (Beaumarchais, 1792).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mentionnons enfin le développement de genres qui associent texte et musique comme le vaudeville ou l’opéra comique ainsi que des textes de réflexion sur le théâtre avec Diderot et son Paradoxe sur le comédien, les écrits de Voltaire pour défendre la condition des gens de théâtre toujours au ban de l’Église et les condamnations du théâtre pour immoralité par Rousseau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le roman du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman du XVIIIe siècle est marqué par le renouvellement des formes et des contenus qui préfigurent le roman moderne considéré comme une œuvre de fiction en prose, racontant les aventures et l’évolution d’un ou de plusieurs personnages. Le genre, en pleine croissance avec un lectorat élargi, est marqué par le développement de la sensibilité, par le souci du réalisme (avec le procédé du manuscrit trouvé, l’emploi de la première personne, de l’échange épistolaire ou des dialogues) et par l’esprit des Lumières en prenant en compte les valeurs nouvelles d’une société qui évolue. L’influence la littérature anglaise est également sensible à travers la traduction des œuvres de Richardson, Swift ou Daniel Defoe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman de ce siècle très riche explore toutes les possibilités romanesques : question du narrateur, éclatement du récit, engagement, analyse psychologique minutieuse, peinture réaliste du monde, imagination et confidence, apprentissage, souci de la forme… et les textes sont difficilement réductibles à des catégories indiscutables ; on peut cependant risquer un regroupement par sous-genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans philosophiques : on peut discuter le genre des œuvres narratives de Voltaire comme Zadig (1747) ou Candide (1759) mais l’appellation la plus fréquente aujourd’hui est « contes philosophiques ». La discussion est plus pertinente pour l'Ingénu, plus tardif (1768), qui s’éloigne du merveilleux et introduit une large part de réalisme social et psychologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans réalistes : l’association du réalisme social et du parcours amoureux s’installe au cours du siècle. Citons les romans-mémoires la Vie de Marianne (1741) le Paysan parvenu (1735) de Marivaux, Manon Lescaut (1731) de l’abbé Prévost (1697-1763), le Paysan perverti (1775) et son deuxième volet La paysanne pervertie (1784), roman épistolaire de Restif de la Bretonne (1734-1806)1. On peut aussi déterminer un sous-genre né de l’influence espagnole : le roman picaresque avec sa truculence satirique, sa variété des milieux sociaux et l’apprentissage de la vie et qu’illustre l’Histoire de Gil Blas de Santillane (1715-1735) de Lesage (1668-1747).&lt;br /&gt;• Le roman d’imagination est, pour sa part, représenté par des romans d’anticipation comme l’An 2440 de Mercier (1771) ou des romans fantastiques comme le Diable amoureux de Jacques Cazotte (1772).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans libertins associent grivoiserie, érotisme, manipulation et jeu social avec Crébillon fils (le Sopha, 1745), Diderot (les Bijoux indiscrets, 1748 ; la Religieuse, 1760-1796) ; Laclos (les Liaisons dangereuses, 1782) et finalement Sade (Justine ou les Malheurs de la vertu, 1797).&lt;br /&gt;• Les romans du sentiment s’imposent dans la deuxième moitié du siècle avec la Nouvelle Héloïse (1761), le roman par lettres de Jean-Jacques Rousseau (sur le modèle anglais du Pamela de Richardson) qui sera le plus gros tirage du siècle en séduisant par sa peinture préromantique du sentiment amoureux et de la nature, ou Paul et Virginie (1787) de Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans « éclatés » comme Jacques le fataliste et son maître (1773-1778) ou le Neveu de Rameau (1762-1777) de Diderot sont des œuvres assez inclassables mais porteuses de modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La poésie du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la forme versifiée est utilisée avec habileté par Voltaire dans son Poème sur le désastre de Lisbonne ou dans le Mondain, la poésie, au sens commun du terme, ne se libère pas des influences du classicisme et l’histoire littéraire ne retient que quelques noms comme ceux de Jacques Delille (1738-1813) (les Jardins, 1782) ou Évariste Parny (1753-1814) (Élégies, 1784) qui préparent modestement le romantisme en cultivant une certaine sensibilité à la nature et au temps qui passe. Mais c’est essentiellement André Chénier (1762-1794) qui réussit une poésie expressive comme dans le poème célèbre de la Jeune Tarentine ou celui de la Jeune Captive (son œuvre ne sera publiée qu’en 1819, bien après sa mort tragique lors de la Terreur).&lt;br /&gt;On mentionnera aussi Fabre d'Églantine pour ses chansons (Il pleut bergère) et sa participation « poétique » au calendrier révolutionnair&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Autres genres du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• La critique d’art est inventée par Diderot dans ses Salons où il explore la part de la sensibilité dans l’émotion artistique comme à propos de la poésie des ruines peintes par Hubert Robert.&lt;br /&gt;• Buffon offre quant à lui une réussite littéraire intéressante avec ses écrits de vulgarisation scientifique dans son imposante Histoire naturelle, publiée avec grand succès de 1749 à 1789.&lt;br /&gt;• Le discours politique et sa rhétorique peut être lui aussi d’une certaine façon considéré comme un genre littéraire avec les orateurs de talent comme Mirabeau, Saint-Just, Danton ou Robespierre qui ont marqué la période révolutionnaire.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Vers la fin du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers la fin du XVIIIe siècle, des changements importants se produisirent dans la pensée des Lumières. Sous l'influence de Rousseau, le sentiment et l'émotion devinrent aussi respectables que la raison. Dans les années 1770, les écrivains étendirent le champ de leurs critiques aux questions politiques et économiques. La guerre de l'Indépendance américaine ne manqua pas de frapper les esprits. Aux yeux des Européens, la déclaration d'Indépendance et la guerre révolutionnaire représentaient, pour la première fois, la mise en œuvre des idées éclairées et encouragèrent les mouvements politiques dirigés contre les régimes établis en Europe. Cette constitution d'Amérique devient un modèle qui sera diffusé et admiré. Cela entraîne la remise en cause de l'absolutisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'avis général, le siècle des Lumières aboutit à la Révolution française de 1789. Comme elle incarnait de nombreux idéaux des philosophes, la Révolution, dans ses phases de violence entre 1792 et 1794, discrédita provisoirement ces idéaux aux yeux de nombre de contemporains européens. Pourtant, les Lumières léguèrent un héritage durable aux XIXe et XXe siècles. Le XVIIIe siècle marqua le déclin de l'Église, ouvrit la voie au libéralisme politique et économique, et suscita des changements démocratiques dans le monde occidental du XIXe siècle. Le siècle des Lumières apparaît ainsi à la fois comme un mouvement intellectuel et une période historique marquée par des événements décisifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;LA RÉVOLUTION FRANÇAISE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, plusieurs chefs de file des Lumières sont emprisonnés pour leurs écrits, et la plupart d’entre eux doivent subir la censure gouvernementale et les attaques de l’Église. Les dernières décennies du siècle sont cependant marquées par le triomphe des idées des Lumières en Europe et en Amérique. Dans les années 1770, les philosophes de la seconde génération reçoivent des pensions gouvernementales et prennent le contrôle d’institutions culturelles prestigieuses. L’augmentation spectaculaire du nombre de journaux et de livres publiés garantit une large diffusion de leurs idées. Les expériences scientifiques et les écrits philosophiques sont à la mode dans de nombreuses couches sociales, même auprès de la noblesse et du clergé. Un certain nombre de monarques européens adoptent aussi quelques-unes des idées ou, du moins, du vocabulaire des Lumières. Voltaire et d’autres philosophes, qui affectionnent l’idée du roi philosophe éclairant le peuple d’en haut, accueillent avec enthousiasme l’apparition des soi-disant « despotes éclairés » : Frédéric II de Prusse, Catherine II la Grande de Russie et Joseph II d’Autriche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, vers la fin du XVIIIe siècle, des changements importants se produisent dans la pensée des Lumières. Sous l’influence de Jean-Jacques Rousseau, le sentiment et l’émotion deviennent aussi respectables que la raison. Dans les années 1770, les écrivains étendent le champ de leurs critiques aux questions politiques et économiques. La guerre de l’Indépendance américaine (1776-1783) ne manque pas de frapper les esprits. Aux yeux des Européens, la déclaration d’Indépendance et la guerre révolutionnaire représentent, pour la première fois, la mise en œuvre des idées « éclairées » et encouragent les mouvements politiques dirigés contre les régimes établis en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le siècle des Lumières aboutit à la Révolution française de 1789. Toutefois, dans ses phases de violence entre 1792 et 1794, la Révolution discrédite provisoirement les idéaux incarnés par les Lumières. Pourtant, cette période lègue un héritage durable aux XIXe et XXe siècles : le XVIIIe siècle marque le déclin de l’Église, ouvre la voie au libéralisme politique et économique, et suscite des changements démocratiques dans le monde occidental du XIXe siècle. Le siècle des Lumières apparaît ainsi à la fois comme un mouvement intellectuel et une période historique marquée par des événements décisifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Conclusion:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature française du XVIIIe siècle montre une grande richesse d’œuvres dans tous les genres, en associant plus qu’en opposant l’engagement des Lumières et la naissance de la subjectivité et de la sensibilité modernes. L’histoire littéraire n’a pas tout retenu mais l’originalité du XVIIIe siècle tient pour une bonne part au fait que l’expression des idées relevait encore de la littérature - ceux qu’on appelle les « Philosophes » étaient des hommes de lettres à part entière - et les créateurs ne répugnaient pas à faire de leurs romans ou de leurs pièces des œuvres de combat tout en exprimant leur personnalité et leur sensibilité dans une langue qui devenait la langue de la culture de toute l’Europe.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, le XVIIIe siècle est marqué vers 1750 par l'émergence de la sensibilité préromantique, mais c'est le rationalisme critique qui va inspirer la Révolution de 1789. Des bouleversements définitifs ont été longuement préparés par les philosophes et l'on comprend que les révolutionnaires aient tenu, dans un hommage suprême, à placer les cendres de Voltaire et de Rousseau au Panthéon, temple des bienfaiteurs de la patrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;MONTESQUIEU (Charles de Secondat, baron de La Brède et de), 1689-1755&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles de Secondat est né en 1689 au château de la Brède, près de Bordeaux. Après des études de droit, il devient conseiller au parlement de Bordeaux en 1714, puis président en 1716. Il s'intéresse aux sciences, mais le succès de ses Lettres persanes, publiées en 1721, l'attache à la littérature. Il accomplit de nombreux voyages à Paris où il est reçu dans les clubs et les salons, et est élu à l'Académie française en 1728. Voulant écrire un ouvrage politique, il fait plusieurs voyages à travers l'Europe entre 1728 et 1731 où il se documente sur les différents régimes politiques, lois et coutumes. En 1734, il compose ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, puis continue à alterner retraites dans ses terres et voyages à Paris où il fréquente les personnalités de son temps. C'est en 1748 qu'il publie anonymement à Genève son œuvre majeure, De l'esprit des lois. Celle-ci subit de vives attaques de la part des jansénistes et des jésuites, polémique à laquelle Montesquieu répondra par sa Défense de l'esprit des lois en 1750. Il meurt à Paris cinq ans plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu est représentatif de l'esprit des Lumières en ce début de XVIIIe siècle. Il conjugue dans ses œuvres plusieurs tons : il peut être libertin dans un roman comme Le Temple de Gnide (écrit en 1725), satirique dans ses Lettres persanes, historien dans ses Considérations, mais également théoricien dans De l'esprit des lois. Mais, quelque soit la veine littéraire qu'elle suit, l'œuvre de Montesquieu est d'une grande cohérence. Elle est composée dans un langage clair et concis, avec l'art de mener le lecteur aux conclusions qui s'imposent grâce à une subtilité argumentative qui ne laisse place à aucune improvisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les deux premières décennies du XVIIIe siècle, l'Orient est à la mode, et ce en particulier grâce à la traduction et la publication entre 1704 et 1717 des Mille et une Nuits par Antoine Galland. Les Lettres persanes s'inscrivent donc dans cette vogue et reprennent à leur compte le genre de la chronique fictive de l'étranger visitant l'Europe. Montesquieu compose ici un chef-d'œuvre qui a été à la fois un immense succès, et l'objet de condamnations officielles. Cet ouvrage sera par la suite imité de nombreuses fois sans qu'aucune de ces imitations atteigne sa subtilité et sa profondeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu utilise le procédé du regard étranger pour s'en prendre aux autorités qui, telles la royauté, la papauté ou la justice, abusent de leurs pouvoirs. Le personnage du persan est dépositaire de ce regard différent qui rend compte aussi bien l'étrangeté des mœurs (Lettre XXX), que les tensions politiques inhérentes au système monarchique. À cela vient s'ajouter l'orientalisme des lettres qui relatent les événements se déroulant dans le sérail en l'absence du protagoniste. Ce procédé permet d'établir un parallèle entre deux types de gouvernement et de société. Le cas de la France et de la Perse se rapprochent ainsi jusqu'à placer le lecteur dans une situation où il est contraint de relativiser la valeur de ses coutumes et de ses institutions. Derrière la fiction se dessine une dimension sociologique que l'on retrouvera dans De l'esprit des lois. Enfin, Montesquieu écrit son roman sous une forme épistolaire. La multiplicité des points de vue permet d'individualiser chaque personnage et de nuancer la manière dont il s'exprime en fonction de celui à qui est adressée la lettre. Elle permet également de masquer certaines attaques derrière le voile de la fiction. L'allégorie des Troglodytes, qui se déroule de la lettre XI à XIV, en est l'exemple le plus célèbre. Les travers de la société y sont dénoncés en un récit qui frappe l'imagination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu s'est également intéressé à l'Histoire, afin d'en proposer une approche novatrice. En effet, dans ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, il développe l'idée d'un déterminisme historique dont l'origine est à chercher dans des facteurs aussi variés que les causes sociales, économiques, politiques, ou géographiques. On retrouve cette démarche dans De l'esprit des lois, à propos de l'étude des causes permettant de comprendre la diversité des régimes politiques en fonction des pays. Plutôt que de recenser ces différentes formes de régimes, Montesquieu fonde une véritable science politique en définissant de façon rationnelle les lois susceptibles d'instaurer un gouvernement juste. Il définit ainsi trois types de gouvernements : la république, qui trouve son fondement dans la vertu ; la monarchie, qui est fondée sur l'honneur ; et le despotisme, qui est régi par la crainte. Selon Montesquieu, le gouvernement idéal est la monarchie constitutionnelle, car il permet de diviser les pouvoirs en exécutif, législatif et judiciaire. D'autres corps intermédiaires, comme le clergé, la noblesse, et le parlement, viennent également tempérer le pouvoir. Montesquieu parvient ainsi à proposer une critique de ce qui, comme l'esclavage, s'oppose aux lois morales les plus élémentaires et universelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Lettres persanes (1721).&lt;br /&gt;• Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734).&lt;br /&gt;• De l'esprit des lois (1748).&lt;br /&gt;• Défense de l'esprit des lois (1751).&lt;br /&gt;• Arsace et Isminie (1754).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;MARIVAUX (Pierre Carlet de Chamblain de), 1688-1763&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux est né à Paris en 1688. Il passe son enfance à Riom, puis fait ses études dans la capitale. Lié à La Motte de Fontenelle, il est reçu dans le salon de Mme de Lambert. Il écrit bientôt une comédie, Arlequin poli par l'amour (1720), et plusieurs romans à titre d'amateur. Ce n'est qu'après la banqueroute de Law en 1720 que Marivaux, ruiné, se met à écrire pour vivre et devient ainsi un véritable homme de lettres. Il mène alors une intense activité littéraire. Il collabore à plusieurs périodiques et fonde un journal, Le Spectateur français, en 1721. Mais il s'impose en composant plusieurs comédies dont La Double Inconstance en 1723, L'Île des esclaves en 1725, et Le Jeu de l'amour et du hasard en 1730. Il poursuit sa production romanesque avec La Vie de Marianne (1731-1741) et Le Paysan parvenu (1734). Il fréquente les salons, et trouve en Mme de Tencin une protectrice. En 1743, il est élu à l'Académie française contre Voltaire, mais peu à peu, le ton de ses pièces passe de mode. Il écrit moins et meurt en 1763.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis Molière, la comédie n'avait pas connu de véritable innovation. Marivaux lui apporte un nouveau souffle et une modernité surprenante. La plupart de ses pièces met en scène la naissance et le développement du sentiment en concentrant l'action sur le rôle joué par le langage. Le terme "marivaudage" est apparu dès le XVIIIe siècle. Il désigne le jeu parfois complexe du langage et de l'échange amoureux. Les quiproquos, les jeux de mots, ou l'à-propos des répliques sont les moyens par lesquels les personnages remettent en question leurs sentiments, ou au contraire les confirment. L'élégance et la délicatesse de la langue épousent ainsi toutes les nuances de l'évolution des sentiments, et permettent à l'intrigue de se nouer. Il y a là en substance toute la conception de l'ordre de la société du XVIIIe siècle : la vie commune, et, a fortiori, la vie sentimentale, passent par le bon usage de la langue, la manière de dire le monde, et de se dire soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi, dans le théâtre de Marivaux, les amants veulent, avant de se déclarer, être certains de la sincérité de l'autre. Pour y parvenir, ils n'hésitent pas à se déguiser, à se travestir, bref à se masquer derrière un identité sociale qui n'est pas la leur, afin de percer le mystère du désir de l'autre. Dans Le Jeu de l'amour et du hasard (1730), Silvia échange ainsi son rôle avec sa servante afin de s'assurer de Dorante, qui lui est promis. Mais, de son côté, Dorante en fait de même avec son valet. L'intrigue se développe alors grâce à une série de malentendus, et s'achève par un double mariage : celui des maîtres, et celui des valets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Empruntée à la commedia dell'arte, l'utilisation dramaturgique du masque introduit une part de machiavélisme qui transforme parfois des amants en de fins stratèges. Mais l'échafaudage de subterfuges et d'artifices ne prend jamais le pas sur la comédie. Au contraire, il est le moteur comique de certaines scènes, et, surtout, ce qui apporte aux comédie de Marivaux un autre degré d'interprétation. Derrière la légèreté du sujet des pièces et la subtilité de la langue, le spectateur découvre une peinture sociale des rapports entre maîtres et valets qui, pour l'essentiel, vise à faire comprendre à chacun que sa propre situation sociale n'est pas naturelle mais culturelle. Ainsi les pièces suscitent une réflexion sur le jeu existentiel entre l'être et le paraître. Ces éléments sont également présents dans son roman inachevé La Vie de Marianne (1731-1741). Comme dans son théâtre, Marivaux y peint la réalité de la société dans laquelle il vit, et la vérité complexe des sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Arlequin poli par l'amour (1720).&lt;br /&gt;• La Surprise de l'amour (1722).&lt;br /&gt;• La Double Inconstance (1723).&lt;br /&gt;• Le Prince travesti (1724).&lt;br /&gt;• L'Île des esclaves (1725).&lt;br /&gt;• Le Jeu de l'amour et du hasard (1730).&lt;br /&gt;• L'École des mères (1732).&lt;br /&gt;• Le Paysan parvenu (1734).&lt;br /&gt;• Le Legs (1736).&lt;br /&gt;• Les Fausses Confidences (1737).&lt;br /&gt;• L'Épreuve (1740).&lt;br /&gt;• La Vie de Marianne (1731-1741).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;VOLTAIRE (François-Marie Arouet dit), 1694-1778&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;François-Marie Arouet est né à Paris en 1694, d'un père notaire conseiller du roi. Il fait ses études au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand) puis, fréquente les milieux libertins plutôt que de poursuivre ses études de droit. Il compose des poèmes satiriques qui le conduisent à la Bastille en 1717 où il écrit Œdipe, tragédie qui remportera un grand succès et qu'il signe sous le pseudonyme de Voltaire. Une altercation avec le chevalier de Rohan-Chabot le conduira une nouvelle fois à la Bastille en 1725. Libéré cinq mois plus tard, il s'exile en Angleterre, où il restera jusqu'en 1729. Il y compose les Lettres anglaises ou philosophiques qui seront publiées cinq ans plus tard. De retour en France, il écrit de nouvelles tragédies (Brutus en 1730, Zaïre en 1732), ainsi que plusieurs essais critiques. Il se retire chez la marquise du Châtelet en Lorraine à l'occasion du scandale suscité par ses Lettres anglaises, et y compose son célèbre conte philosophique Zadig (1747). Grâce au marquis d'Argenson, il est nommé historiographe du roi en 1745, et bénéficie d'une brève grâce auprès de Louis XV. En 1750, il accepte l'invitation de Frédéric II, roi de Prusse, et part pour Berlin. Mais, brouillé avec son hôte, il revient en France trois ans plus tard. Il publie alors Le Siècle de Louis XIV, œuvre sur laquelle il travaillait depuis vingt ans. En 1755, il s'installe près de Genève, et participe à la composition de l'Encyclopédie, fait publier l'Essai sur les mœurs en 1756, et Candide en 1759. En 1760, il s'installe à Ferney où il séjournera jusqu'à sa mort. Ses dernières années sont marquées par une grande activité littéraire : il entretient une importante correspondance, reçoit de nombreux visiteurs, compose des pièces illustrant ses thèses philosophiques, entre dans des polémiques pour défendre ceux qu'il estime victimes d'injustices (Calas, Sirven, Lally), et enfin écrit deux ouvrages philosophiques importants, le Traité sur la tolérance (1763) et le Dictionnaire philosophique (1764). En 1778, quelques mois avant de mourir, Voltaire retourne à Paris où il est accueilli triomphalement. Il meurt le 30 mai de la même année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voltaire est un polygraphe. Il s'intéresse à tous les genres littéraires et les utilise pour véhiculer ses idées philosophiques. Sachant que le public auquel il s'adresse est repu de traités austères, il met en scène ses idées en les plaçant sous le signe de l'ironie et s'assure ainsi un grand succès. À ce facteur extérieur vient s'ajouter le fait que Voltaire est convaincu que l'ironie est une arme efficace permettant de dénoncer l'injustice des hommes et l'absurdité du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les œuvres de Voltaire qui lui ont survécu ne sont ni ses tragédies, ni ses poèmes, genres qui pourtant lui ont valu sa renommée. Au contraire, ses œuvres les plus lues aujourd'hui sont les petites histoires, les contes, les dialogues, les pamphlets, les lettres ou les facéties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre son abondante correspondance (on recense quelque quinze mille lettres), Voltaire utilise la forme épistolaire pour critiquer publiquement la société française. Il défie la censure en procédant de façon indirecte. Ses Lettres anglaises ou philosophiques prennent le cas de l'Angleterre et traitent de religion, de politique, des fondateurs des sciences modernes (comme Bacon, Locke, ou Newton), ou encore de littérature. Mais, derrière le ton admiratif qu'il emploie pour parler de ce pays et de l'émergence d'une nouvelle société, il critique le régime politique français. Les développements sur la tolérance religieuse des Anglais soulignent a contrario l'intolérance qui sévit toujours en France. La lettre devient ainsi pamphlétaire et préfigure des ouvrages comme le Dictionnaire philosophique où Voltaire s'attaque à la métaphysique, ou le Traité sur la Tolérance, où il défend son idée de la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a également recours à une discipline encore immature au XVIIIe siècle : l'Histoire. Son Histoire de Charles XII ou Le Siècle de Louis XIV sont soucieux d'objectivité. Voltaire reprend les documents d'archives, recherche les témoignages et inaugure ainsi une écriture moderne de l'Histoire. Mais cette démarche a, comme toujours, une implication philosophique. En soulignant le rôle des grands hommes, de l'économie et du hasard, il cherche à prouver que l'Histoire n'est pas gouvernée par une transcendance divine, mais qu'elle est au contraire une affaire humaine, qu'il nous importe de construire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voltaire utilise la forme narrative du conte dans un dessein analogue. Son Candide est représentatif de ce type d'œuvre. Par la fiction d'un jeune homme naïf et optimiste qui ne rencontre que des mésaventures, Voltaire s'en prend à tous les penseurs pour qui l'ordre du monde est régi par un principe supérieur. Il ne craint pas pour cela de caricaturer les thèses de ceux-ci, comme en particulier celles de Leibniz. Il cherche à mettre les rieurs de son côté. Son impertinence est sans limites, et, jusqu'à sa mort, il témoigne d'une énergie intellectuelle qui le conduira à militer en faveur de la réhabilitation d'hommes victimes d'injustices. La verve de Voltaire annonce ainsi de nombreux débats et combats d'idées ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Œdipe (1718)&lt;br /&gt;• Poème de la Ligue (1723).&lt;br /&gt;• Brutus (1730).&lt;br /&gt;• Zaïre (1732).&lt;br /&gt;• Histoire de Charles XII (1731).&lt;br /&gt;• Épître à Uranie (1733).&lt;br /&gt;• Le Temple du goût (1733).&lt;br /&gt;• Lettres philosophiques sur l'Angleterre (1734).&lt;br /&gt;• Zadig ou la Destinée (1747).&lt;br /&gt;• Le siècle de Louis XIV (1752).&lt;br /&gt;• Micromégas (1752).&lt;br /&gt;• Essai sur les mœurs (1756).&lt;br /&gt;• Candide ou l'Optimisme (1759).&lt;br /&gt;• Traité sur la tolérance (1763).&lt;br /&gt;• Dictionnaire philosophique (1764).&lt;br /&gt;• L'Ingénu (1767).&lt;br /&gt;• Irène (1778).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;ROUSSEAU (Jean-Jacques), 1712-1778&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils d'un horloger, Jean-Jacques Rousseau est né en 1712. Très tôt orphelin de mère, il est mis en pension chez le pasteur Lambercier, en Suisse, à l'âge de dix ans. Commence alors une période d'apprentissage où il multiplie les petits métiers. En 1728, il part à l'aventure en France où il est recueilli par Mme de Warens. Converti au catholicisme, il mène une vie vagabonde, avant de retrouver sa protectrice à Chambéry en 1732. C'est lors de son séjour aux Charmettes avec elle entre 1737 et 1740, qu'il se plonge dans l'étude, cultive sa sensibilité et son esprit. Mais Mme de Warens se lasse de lui, et il part tenter la fortune à Paris en 1741. Il rentre en contact avec Voltaire et Diderot qui lui commandent plusieurs articles pour l'Encyclopédie. En 1743, il accompagne M. de Montaigu, ambassadeur de France à Venise puis revient à Paris. Il fréquente les salons mais n'y brille guère en raison de ses piètres talents d'orateur. En 1745, il commence une liaison avec Thérèse Levasseur, une ancienne servante, avec qui il se mariera plus de vingt ans plus tard après avoir eu cinq enfants qu'il aura abandonnés. À l'occasion d'un concours organisé par l'académie de Dijon en 1749, il compose son Discours sur les sciences et les arts, qui, couronné, le rend brusquement célèbre. En 1752, il fait jouer Le Devin de village, opéra qui remporte un certain succès, puis l'année suivante une comédie, Narcisse. En 1754, un nouveau concours, organisé par l'académie de Dijon, lui offre l'occasion de composer un nouvel essai philosophique, le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, où il dénonce les méfaits d'une société qu'il conçoit comme étant à l'origine de tous les maux, et à laquelle il oppose l'idéal de l'état de nature. Mais ce nouvel ouvrage ne se voit pas décerner de prix. En 1756, Rousseau répond à l'invitation de Mme d'Épinay et part pour la propriété de l'Ermitage à Montmorency. Mais son caractère ombrageux le fait rapidement rompre avec Mme d'Épinay, puis avec les encyclopédistes. Il compose une violente critique du théâtre avec la Lettre à d'Alembert sur les spectacles. À partir de 1758, il fait de fréquents séjours à Montmorency chez le maréchal de Luxembourg, où il termine et publie, entre 1761 et 1762, son roman épistolaire, Julie ou la Nouvelle Héloïse, son traité de politique, Du contrat social, et son ouvrage sur l'éducation, l'Émile ou De l'éducation. Mais, quelques jours après la publication de ce dernier livre, il est poursuivi par le parlement de Paris pour le passage concernant la religion sans dogme. Il s'enfuit en Suisse, puis gagne l'Angleterre. Il mène une vie de proscrit et s'enferme peu à peu à peu dans la solitude. De retour en France en 1767, il poursuit la rédaction de ses Confessions où il se peint lui-même afin de s'autojustifier. De plus, persuadé qu'un complot se trame contre lui, il s'isole et compose, entre 1772 et 1776, trois Dialogues qui sont dans la même lignée que les Confessions. Il est accueilli en 1778 par le marquis de Girardin dans sa propriété d'Ermenonville où il achève ses Rêveries du promeneur solitaire, avant de mourir subitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau est un autodidacte. Sa production littéraire est variée et aborde aussi bien le genre littéraire de l'essai que ceux du roman ou de l'autobiographie. Mais elle témoigne d'une grande unité. Dès le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), l'idée centrale de sa philosophie est présente : la société dénature l'homme en le plongeant dans le règne du paraître. Pour étayer cette idée, il construit l'hypothèse d'un état de nature antérieur à toute inégalité de fait. Cette hantise du mensonge, de la tromperie et de l'hypocrisie se répercute aussi bien sur la question de l'art, de la politique, ou de la pédagogie qu'il aborde dans ses ouvrages ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa Lettre à d'Alembert (1758), écrite en réponse à l'article Genève de l'Encyclopédie, il condamne les représentations dramatiques qu'il tient, dans la logique de son système, comme des artifices de la civilisation qui sont contraires à la morale. Cette prise de position lui attire les foudres de ses anciens amis encyclopédistes, et en particulier celles de Voltaire, grand amateur de théâtre. Rousseau est désormais à l'écart de la société des écrivains, et c'est dans cette solitude qu'il écrit ses œuvres de maturité. Dans le Contrat social, il aborde le problème fondamental de la coexistence des aspirations individuelles et de la vie en société. Afin de le résoudre, il introduit l'idée de la volonté générale, principe qui ne rentre pas en contradiction avec la volonté du sujet puisque celui-ci, par l'établissement d'un pacte social, accepte de se soumettre à ce que la société décide collectivement. Dans l'Émile ou De l'éducation (1761), Rousseau éclaire d'un jour nouveau la question de l'éducation : la liberté de l'enfant doit être préservée afin qu'il soit capable, une fois adulte, de faire face à ses responsabilités morales. Pour cela, Rousseau préconise d'accorder une plus grande importance à l'expérimentation, et de se méfier de l'influence des livres. Ces dispositions visent une éducation selon la nature, à l'écart des méfaits de la civilisation. Rousseau développe également sa conception de la foi au chapitre IV, grâce à la fiction du vicaire savoyard : l'authentique croyance en Dieu est une religion naturelle qui refuse les dogmes. Elle est inscrite dans le cœur de l'homme, au plus près de sa sensibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette valorisation de la sensibilité est très présente dans les écrits autobiographiques de Rousseau. Déjà à propos de Julie ou la Nouvelle Héloïse (1762), son unique roman, il reconnaît avoir inscrit, dans le récit par lettres de la passion amoureuse de Julie et de Saint-Preux, de nombreux éléments autobiographiques. Mais c'est avec les Confessions qu'il s'adonne au genre autobiographique. De plus en plus en proie à des sentiments de persécution, il multiplie les textes où il se prend comme objet d'étude. En 1761, il décide de répondre à la demande de son éditeur et compose les Confessions où il se présente sous les traits "d'un homme peint exactement d'après nature et dans toute sa vérité". Il plonge au plus profond de lui-même, s'étend sur les détails de son enfance, se raconte sans complaisance et innove, par là même, une certaine écriture du Moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Discours sur les sciences et les arts (1750).&lt;br /&gt;• Le Devin de village (1752).&lt;br /&gt;• Narcisse (1752).&lt;br /&gt;• Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755).&lt;br /&gt;• Lettre à d'Alembert sur les spectacles (1758).&lt;br /&gt;• Du contrat social (1761).&lt;br /&gt;• Émile ou De l'éducation (1761).&lt;br /&gt;• Julie ou la Nouvelle Héloïse (1762).&lt;br /&gt;• Lettres à Monsieur de Malesherbe (1762).&lt;br /&gt;• Confessions (écrites à partir de 1765, publication posthume en 1782-1789).&lt;br /&gt;• Dialogues (écrites entre 1772 et 1776, publication posthume en 1789).&lt;br /&gt;•Les Rêveries du promeneur solitaire (écrites entre 1776 et 1778, publication posthume en 1782).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;DIDEROT (Denis), &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;( 1713-1784&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né à Langres en 1713, Denis Diderot fait ses études chez les jésuites, avant de venir étudier à Paris où il est reçu maître ès arts en 1732. Il travaille d'abord chez un procureur, mais, d'un naturel indépendant et passionné, il se tourne vers la littérature. Il se lie avec Rousseau, puis Condillac, Grimm et D'Alembert. Son esprit intempestif lui vaut quelques déboires : sa première œuvre personnelle, les Pensées philosophiques (1746), est condamnée par le parlement. Puis, en 1749, il est emprisonné trois mois à Vincennes pour sa Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient. En 1746, le libraire Le Breton lui confie la direction de l'Encyclopédie, dont le premier volume paraîtra en 1750. Ce travail auquel il consacrera près de vingt ans de sa vie, ne l'empêche pas de continuer à écrire des ouvrages de tout genre, en particulier des récits comme le roman libertin, Les Bijoux indiscrets (1748), ou, plus tard, La Religieuse (1780) ainsi que le récit dialogué Le Neveu de Rameau qu'il achèvera en 1778. Diderot se lance dans le genre dramatique et formule la théorie du drame bourgeois dans son Discours sur la poésie dramatique (1758), qu'il illustre par deux pièces : Le Fils naturel ou les Épreuves de la vertu (1757), et Le Père de famille (1758). De 1759 à 1781, il écrit des critiques d'art en rendant compte des salons du Louvre dans La Correspondance littéraire dont son ami Grimm est le directeur. Enfin, il poursuit son activité philosophique avec, en particulier, Le Rêve de d'Alembert (1769), où une fiction lui permet d'avancer des thèses matérialistes. La correspondance qu'il entretient avec Sophie Volland qu'il a rencontrée en 1756, prend l'aspect de confidences. Cette correspondance, qui durera jusqu'en 1774, nous permet de mieux cerner le tempérament de Diderot. À la demande de la tsarine Catherine II, Diderot part pour Saint Pétersbourg en 1773, où il séjourne sept mois, comblé d'attentions. La même année, il écrit le Supplément au voyage de Bougainville, un roman, Jacques le fataliste, et un essai, Paradoxe sur le comédien. De retour à Paris en 1774, il continue à travailler pour son plaisir, mais sa production se tarit quelque peu. La bienveillance de Catherine II lui permet de vivre ses dernières années dans l'aisance. Il meurt à Paris en 1784.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre de Diderot est une pensée en marche. À l'image de son tempérament, elle est à la fois tumultueuse, versatile, joyeuse et insatiable. Il compose dans tous les registres littéraires, exception faite de la poésie, et n'a de cesse de reprendre et d'approfondir les paradoxes. Philosophe matérialiste, Diderot s'oppose à la religion et s'enthousiasme pour la science. La Lettre sur les aveugles pose la connaissance comme provenant des sens, et fait de la question métaphysique de l'existence de Dieu un problème sans importance. Mais c'est dans l'Entretien entre d'Alembert et Diderot, et dans l'ouvrage qui lui fait suite, Le Rêve de d'Alembert, que sa doctrine se précise et témoigne d'une sensibilité scientifique qui annonce l'évolutionnisme : la matière est première, et tout l'ordre du vivant résulte de sa combinaison de plus en plus complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement à ces ouvrages philosophiques, Diderot compose des ouvrages de critique d'art et rédige des articles dans la revue les Salons. Un texte comme le Paradoxe sur le comédien, écrit sous la forme d'un dialogue, est fondateur d'une conception du jeu d'acteur : pour être parfait, le comédien doit non pas céder à l'enthousiasme, mais être réfléchi et lucide, sans quoi il ne pourra parvenir à faire ressentir l'émotion à chaque fois qu'il joue. En outre, Diderot cherche à définir un nouveau genre, le drame. Cette partie de son œuvre est aujourd'hui peu lue, mais elle a influencé de nombreux dramaturges au XIXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot a enfin composé des œuvres narratives, contes et romans, qui sont fortement influencées par des questions issues de sa philosophie, en particulier : Comment le déterminisme et la liberté peuvent-ils être conciliés ? Jacques le fataliste en est probablement l'exemple le plus emblématique : Jacques est persuadé que sa destinée est écrite, mais il agit de façon plus libre que son maître. Ce rapport entre les deux se répercute jusque dans la forme du roman qui est d'une grande modernité. Mais cette question du rapport entre déterminisme et liberté se retrouve également dans deux autres œuvres : La Religieuse, roman libertin et anticlérical, et Le Neveu de Rameau, où Diderot illustre, grâce à la fiction d'une conversation entre "lui", le neveu du musicien Rameau, et un "moi" assimilable à l'auteur, les deux tendances qui l'animent : le bohème d'une imagination débordante et d'une ironie sans pareille, et le philosophe modéré respectueux des conventions. Cette œuvre étourdissante résume à elle seule l'incroyable talent de Diderot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Pensées philosophiques (1746).&lt;br /&gt;• Les Bijoux indiscrets (1748).&lt;br /&gt;• Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient (1749).&lt;br /&gt;• Pensées sur l'interprétation de la nature (1754).&lt;br /&gt;• Le Fils naturel ou Les Épreuves de la vertu (1757).&lt;br /&gt;• Le Père de famille (1758).&lt;br /&gt;• Salons (publication posthume 1760).&lt;br /&gt;• La Religieuse (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Jacques le Fataliste (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Le Neveu de Rameau (publication posthume1891).&lt;br /&gt;• Supplément au voyage de Bougainville (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Lettres à Sophie Volland (publication posthume 1830)&lt;br /&gt;• Paradoxe sur le comédien (publication posthume 1830).&lt;br /&gt;• Le Rêve de d'Alembert (publication posthume 1830)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direction et publication d'articles de l'Encyclopédie entre 1751 et 1772 (Aristotélisme, Tabac, Indigo, Épicurisme, Fleurs artificielles, Lutherie etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les événements qui délimitent le siècle des lumières sont la mort de Louis XIV, en 1715, et le coup d'état perpétré par Napoléon Bonaparte, le 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799), annonciateur de l'empire. Entre ces deux extrêmes, le siècle se décompose en plusieurs temps : d'abord la régence (1715 - 1723), puis les règnes de Louis XV (1723 - 1774) et de Louis XVI (1774 - 1791), enfin la révolution française (1789 - 1799).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France, qui est alors le pays le plus peuplé d'Europe, connaît, pendant près de quatre-vingts ans, la paix intérieure et la prospérité économique. A mesure que l'esprit philosophique se développe, dans les salons, les cafés ou les club, l'autorité monarchique se dissout, sapée par des tentatives de réformes sans lendemain, comme par l'opposition aristocratique. Forte de sa puissance financière, la bourgeoisie d'affaires manifeste son désir d'annexer le pouvoir politique, ambition qui se concrétisera à partir de 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le domaine des arts, Louis XIV vieillissant voulait "de l'enfance répandue en toutes choses". Sous la régence, cette tendance à la légèreté s'accentue. Elle s'épanouit pendant le règne de Louis XV. Le goût de l'élégance, du confort, et des beaux objets se répand jusque dans les rangs de la bourgeoisie. Mais, dans la seconde moitié du siècle, les philosophes s'insurgent contre les tendances libertines de la société, auxquelles ils associent le style rocaille. Ils prônent un retour aux vertus de la Rome antique et républicaine, qui deviendront en grande partie l'idéal révolutionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le début de l’histoire de la France moderne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1789 ( prise de la Bastille ) , 1792 ( abolition de la royauté ) et 1793 ( exécution capital de Louis XVI ) sont les dates-clés qui marqué la fin de l’Ancien France Régime et le début de l’histoire de la France moderne .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs facteurs contribuent à la naissance et à l’évolution de cet “ esprit des lumière: absolutisme intolérant de Louis XIV , l’enrichissement de la bourgeoisie , qui demande à participer à la gestion du pouvoir , la prise de la conscience de la part de quelques de questions esprits “ éclairés “ de la misère insupportable du peuple , écrasé par la famine et les impôts , la connaissance des civilisations exotiques et “ sauvages “ l’influence de la littérature ( Richardson ) , de la philosophie ( Locke ) , de la politique ( monarchie constitutionnelle ) anglaises , le progrès des sciences ( surtout l’œuvre de Buffon , l’Histoire naturelle , de 1749 ) , la mode des voyages , la circulation des livres ( imprimés clandestinement en France ou achetés à l’étranger ) et des idées , dans les salons de quelques femmes cultivées et ouverte aux nouveautés , qui reçoivent les écrivains et les philosophies français et étrangers: Madame de Lambert , Madam du Deffand ( don’t la correspondance avec Voltaire est fort intéressante ), Madam Geoffrin , qui fiance l’Encyclopédie , Julie de Lespinasse , protectrices des encyclopédistes, Madame du Châtelet , compagne de Voltaire , et auteur d’un Discours sur le bonheur , qui reçoit dans son château de Lorraine , Madam Rolande , journaliste et auteur d’un intéressant livre de Mémoires .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-5100395735427657399?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/5100395735427657399/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=5100395735427657399' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/5100395735427657399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/5100395735427657399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/xviiime-sicle-des-lumires_5008.html' title='XVIIIème - Siècle des Lumières'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-138907595454104292</id><published>2008-12-15T23:05:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T23:13:28.094-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le Père de famille&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le Père de famille est un drame bourgeois en cinq actes et en prose de Diderot écrit en 1758 et représenté pour la première fois le 18 février 1761 par les Comédiens français au théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’art dramatique était un des sujets sur lesquels Diderot, se croyant appelé à régénérer le théâtre de son temps, aimait le mieux à s’étendre. La première représentation du Père de famille inaugura le drame bourgeois sur la scène française. Diderot ne cachait pas l’estime qu’il faisait de sa pièce et les hautes espérances qu’il y fondait. Le Père de famille devait créer un nouveau genre, qui serait le plus large, le plus fécond, le seul vrai, le genre sérieux et honnête. Diderot avait prétendu se peindre lui-même au caractère de Saint-Albin, et retracer l’histoire de sa passion pour sa femme lorsqu’elle était mademoiselle Champion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de sa première création, le Père de famille connut huit représentations. Au dire des contemporains, le talent des interprètes, Melle Gaussin et de Préville, ne fut pas étranger à ce succès. Lorsque le Père de famille tomba devant l’indifférence du public, Diderot ne se consola pas de voir le retirer de l’affiche disant partout qu’il était convaincu de l’excellence de son œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la pièce passa de France à l’étranger, les Allemands louèrent le grand naturel de la pièce et des critiques, comme Lessing, s’en servirent à l’appui de leurs théories en faveur d’une littérature nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le Père de famille, reprit l’affiche en 1770, il obtient un succès éclatant et resta au répertoire jusqu’à la Révolution et l’Empire, mais, lors de la reprise solennelle de la pièce en 1811, par la Comédie française, elle fut sifflée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pièce suscita en outre une controverse à Diderot lorsque Fréron, puis Palissot accusèrent les trois premiers actes du Père de famille d’être un plagiat de la pièce éponyme de Goldoni. Goldoni lui-même, qui a vu la pièce à Paris, conteste cette accusation dans ses Mémoires[1].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Père de famille fait partie, avec le Fils naturel, des pièces de théâtre rédigées par Diderot pour soutenir la théorie qu’il avait élaborée du drame bourgeois. Lors de la publication de cette pièce, il l’a fait précéder d’une épître dédicatoire à la princesse de Nassau-Saarbruck et suivre du traité sur le Paradoxe sur le comédien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Personnages&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur D’Orbesson, le Père de Famille,&lt;br /&gt;Monsieur Le Commandeur d’Auvile, beau-frère du Père de famille,&lt;br /&gt;Cécile, fille du Père de Famille.&lt;br /&gt;Saint-Albin, fils du Père de Famille.&lt;br /&gt;Sophie, une jeune Inconnue.&lt;br /&gt;Germeuil, fils de feu Monsieur de***, un ami du Père de Famille.&lt;br /&gt;Monsieur Le Bon, Intendant de la maison&lt;br /&gt;Mademoiselle Clairet, femme de chambre de Cécile&lt;br /&gt;La Brie, Philippe, Domestiques du Père de Famille.&lt;br /&gt;Deschamps, Domestique de Germeuil&lt;br /&gt;Autres Domestiques de la maison,&lt;br /&gt;Madame Hébert, Hôtesse de Sophie.&lt;br /&gt;Madame Papillon, Marchande à la toilette.&lt;br /&gt;Une des Ouvrières de Madame Papillon.&lt;br /&gt;M. ***. Pauvre honteux&lt;br /&gt;Un Paysan.&lt;br /&gt;Un Exempt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;L’histoire &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Amoureux, contre les vœux de son père, de Sophie, d’une petite ouvrière d’origine inconnue dont il a fait la connaissance. Saint Albin, un jeune homme de famille veut contracter un mariage inférieur à sa condition. Pour arriver jusqu’à Sophie, qui, logée au cinquième étage, vit pauvrement de son travail, il a revêtu les habits d’un ouvrier et a fait agréer ses services sous un faux nom. Lorsque son père apprend cette équipée, il en est très ému et essaie de faire revenir son fils sur sa détermination. Celui-ci oppose les droits de l’amour aux droits de la famille. Ses projets sont traversés non seulement par l’autorité de son père, mais par le beau-frère du Père de famille, le vieux Commandeur d’Auvillé, ancien militaire imbu des principes de l’ancienne société, qui essaie de faire enfermer Sophie au couvent. En même temps, Cécile, la jeune fille de la maison a noué une intrigue avec Germeuil, fils d’un ami du Père de famille, qui lui demande de cacher Sophie dans leur maison. Lorsque d’Auvillé est en présence de la jeune femme, il se rend compte qu’elle est sa nièce. Cette question de parenté résolue, Saint-Albin est désormais libre d’épouser Sophie. Cécile peut épouser, quant à elle, Germeuil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k88175q"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le Père de famille [ sur le net ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-138907595454104292?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/138907595454104292/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=138907595454104292' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/138907595454104292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/138907595454104292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/le-pre-de-famille-le-pre-de-famille-est.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-8994605971799295403</id><published>2008-12-15T22:44:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T23:14:08.665-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le Fils naturel&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Fils naturel, ou Les épreuves de la vertu est un drame bourgeois en cinq actes et en prose de Diderot écrit en 1757 et représenté pour la première fois en 1757 chez le duc d’Ayen à Saint-Germain-en-Laye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pièce suscita une controverse lorsque Fréron, puis Palissot accusèrent Diderot d'avoir plagié Il vero amico de Goldoni. Goldoni lui-même a contesté ce plagiat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de la publication de cette pièce, il l’a fait précéder d’une épître dédicatoire à la princesse de Nassau-Saarbruck (l'épouse du prince Guillaume Henri de Nassau-Saarbrücken).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Personnages&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lysimond, père de Dorval et de Rosalie,&lt;br /&gt;Dorval, fils naturel de Lysimond, et ami de Clairville,&lt;br /&gt;Rosalie, fille de Lysimond,&lt;br /&gt;Justine, suivante de Rosalie,&lt;br /&gt;André, domestique de Lysimond,&lt;br /&gt;Charles, valet de Dorval,&lt;br /&gt;Clairville, ami de Dorval et amant de Rosalie,&lt;br /&gt;Constance, jeune veuve, sœur de Clairville,&lt;br /&gt;Sylvestre, valet de Clairville.&lt;br /&gt;Autres Domestiques de la maison de Clairville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L’histoire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clairville prie son ami Dorval, un jeune homme d’origine inconnue mais riche, beau, estimé et vertueux, de plaider sa cause auprès de Rosalie qu’il adore. Lorsque celui-ci le fait, Rosalie dit à Dorval que c’est lui qu’elle aime. Bien accueilli dans la famille de Clairville où vit également sa sœur Constance, une veuve, Dorval est déchiré entre ses sentiments pour Rosalie et son respect pour Clairville. Quand le père de Rosalie arrive pour bénir le mariage de Clairville et de Rosalie, il reconnaît que Dorval est son fils illégitime. Rosalie et Dorval se rendent alors compte que la nature de leur amour est familiale plutôt que romantique. Rosalie épouse Clairville et Dorval Constance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k881731"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le Fils naturel [ sur le net ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-8994605971799295403?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/8994605971799295403/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=8994605971799295403' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/8994605971799295403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/8994605971799295403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/le-fils-naturel-le-fils-naturel-ou-les.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-2409515933656822154</id><published>2008-12-15T07:34:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T07:48:39.498-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Jacques le Fataliste et son maître&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;roman de Denis Diderot. Écrit à partir de 1765, probablement remanié vers 1773 (le texte aurait en fait été métamorphosé par plusieurs additions), il paraît en feuilleton dans la Correspondance littéraire de Grimm, entre 1778 et 1780, avant d’être publié, à titre posthume, en 1796. L’auteur s’est directement inspiré d’une œuvre anglaise de Laurence Sterne, Vie et Opinions de Tristram Shandy. Mais il fait référence à bien d’autres écrivains, notamment Goldoni, Molière ou Cervantès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot a écrit ce roman entre 1771 et 1778 et semble s'être inspiré de "Tristam Shandy" de Laurence Sterne et aborde un thème emblématique du 18ème, le fatalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire : 2 hommes, un maître et son valet Jacques partent sur les chemins à cheval vers une destination qu'on ne connait pas en discutant des histoires arrivées à l'un ou l'autre. L'intérêt majeur réside dans l'inversement des rôles et des rapports de force autant que dans l'approche "philosophique" très vulgarisée du point de vue de Jacques: "...tout ce qui nous arrive de bien ou de mal ici-bas est écrit là-haut"... "c'est écrit sur le grand rouleau de la vie."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sur la base de ces aphorismes que Diderot se joue de son lecteur en le faisant passer de Jacques à son maître sans jamais finir une histoire sans l'interrompre par une autre; ainsi dès le départ Jacques promet à son maître de lui raconter les amours de sa vie mais Diderot casse le fil pour ironiser en passant à la blessure d'un genou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conformément à sa carrière, Diderot s'inscrit avec ce roman dans les lumières et la modernité puisque le thème pousse à la réflexion et prête à de vives discussions au XVIIIème; le rythme du roman est cassé perpétuellement non par maladresse mais pour donner de la vélocité à l'oeuvre et surprendre le lecteur. Ainsi on retrouve dans "Jacques le fataliste" une succession d'anecdotes savoureuses et quelquefois très libertines: la sulfureuse Madame de la Pommeraye, Melle Agathe et son amant caché, le vice pervers de l'abbé Hudson, Denise etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, le philosophe est le valet et dans cet enchevêtrement d'histoires Diderot s'amuse à nous tourmenter tout en nous faisant sourire voire rire de bon coeur, la rapidité des dialogues et le jeu comique des deux protagonistes donne un ton souvent très Commedia del arte. Et puis avec ses airs de petit roman rapide et désarticulé Diderot a su articuler l'oeuvre de façon très symétrique, le roman commence par une chute de cheval et se termine de la même façon, la boucle est bouclée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Sur la route, deux voyageurs : Jacques et son maître…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but du voyage est inconnu et finalement sans intérêt, seul importe leur dialogue. Le valet entame l’histoire de ses amours afin de distraire son maître — ou tout au moins essaye — car son récit est sans cesse interrompu par d’autres contes — la manipulation terrible de Mme de La Pommeraye pour se venger d’un amant infidèle, la ruse du Père Hudson, génie dans le mal — et nombreuses sont les aventures singulières qui viennent troubler l’itinéraire des deux voyageurs. Tout semble prétexte à remettre à plus tard l’histoire des amours de Jacques que l’on retrouve comme un refrain, à force, comique. Les rapports entre le maître et son valet sont plus amicaux que conflictuels, même si Jacques, « fataliste », est persuadé que son seul maître est le destin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le refus de l’illusion romanesque&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot bouleverse le rôle traditionnel du narrateur. Il n’emmène pas son lecteur dans une histoire imaginaire structurée ; au contraire, il doute, questionne et propose. Pour ce faire, il intègre un lecteur fictif avec lequel il dialogue sur le déroulement de l’histoire. Dès le début, il affirme son ignorance (« Est-ce qu’on sait où l’on va ? ») et fait comme si le récit lui échappait. Les digressions abondent, où l’auteur casse l’illusion du récit (« J’ai oublié de vous dire, lecteur… ») et refuse toute satisfaction romanesque (« Qu’est-ce qui m’empêcherait de marier le maître et de le faire cocu ? »). En rhapsodie, des histoires parallèles viennent obscurcir le fil narratif. Néanmoins, un autre plaisir s’installe pour le lecteur, celui de n’être plus passif mais subjugué, associé aux infortunes des personnages. L’attente impatiente du lecteur peut ainsi se transformer en complicité avec le narrateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Un fatalisme paradoxal&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La figure du valet sort, elle aussi, de l’ordinaire ; c’est Jacques qui détient le monopole de la parole et ainsi l’autorité sur son maître. Il mène son maître comme l’auteur mène son lecteur. Il se veut avant tout philosophe et répète, en souvenir de son capitaine, que « tout ce qui arrive de bien et de mal ici-bas est écrit là-haut ». Mais le philosophe a ses contradictions : ses actes ne suivent pas ses idées et paroles. Au lieu d’être un fataliste passif et soumis entièrement au destin, Jacques puise dans la philosophie une force entreprenante, un courage qui lui permet d’oublier sa peur. C’est ainsi qu’il s’élance au-devant des dangers sans hésitation : s’il est écrit là-haut qu’il lui arrivera un malheur, il n’y pourra rien changer, autant avoir l’air d’un héros. Finalement, le fatalisme de Jacques est moins une philosophie intellectuelle qu’une manière de trouver le repos grâce au refus de toute métaphysique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;L’écriture comme métaphore de la philosophie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée philosophique de l’œuvre trouve ici une forme adéquate. L’incertitude de l’auteur quant à la suite des événements peut se confondre avec l’incertitude de l’Homme face à son destin. Il ne sait où l’enchaînement de ses idées va le mener comme nous ignorons où l’enchaînement inéluctable des faits nous conduira. Le destin gouverne l’Homme, lequel n’a que l’illusion d’influencer sa destinée. « Nous marchons dans la nuit au-dessous de ce qui est écrit là-haut, » dit Jacques. Dans ces conditions, Diderot choisit une forme d’écriture elle aussi incertaine, perpétuellement en questionnement et doutant de tout. Par les récits simultanés, les ruptures, les accélérations, les ralentissements, l’œuvre est toujours en mouvement. De même l’Homme, selon le déterminisme de l’auteur, est une matière soumise au mouvement, aux métamorphoses de la Nature. Le narrateur n’offre donc pas une fin absolue aux péripéties mais relance la narration sur un nouveau doute, puisqu’il est impossible de fixer un seul instant la trame d’une vie. Si l’Homme fait partie d’un tout, s’il est une maille ne pouvant échapper à sa chaîne, la liberté n’est qu’une illusion, « un mot vide de sens » et nos actions sont régies par des causes extérieures qui nous sont inconnues. Diderot s’inscrit dans la lignée de Spinoza pour qui « l’Homme n’est pas un empire dans un empire » mais une partie intégrante de la Nature. Le monde de Diderot est régi par une inéluctable nécessité. Du moins, le temps d’écrire Jacques le Fataliste, l’auteur réussit-il à être le maître absolu et à jouir d’une certaine liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Résumé de Jacques Le Fataliste de Denis Diderot&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Jacques le Fataliste conte les aventures et les conversations de deux cavaliers, Jacques et son maître, alors que les deux hommes cheminent vers une destination inconnue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques est un valet courageux, intelligent, généreux et a le sens de l’initiative. Philosophe prolixe il affirme que « tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit la-haut ». Le maître de Jacques apparaît lui, sous les traits d‘un aristocrate oisif, amorphe et irascible. Il est aussi très dépendant de son valet et l’entraînera par sa lâcheté et sa maladresse dans les pires mésaventures. Par la faute de son maître, Jacques subira les attaques de brigands, il sera pris à parti par la foule et se retrouvera même en prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l’écrit Olivier Wotling : « Les incidents ou aventures de parcours , les rencontres fortuites , les haltes dans les auberges sont autant d’occasion pour débattre de problèmes philosophiques et moraux , ou pour raconter des histoires qui en illustrent d’autres aspects : Peut-on agir librement ou sommes nous soumis à une destinée inexorable et insondable ? Où est la vertu , où est le vice ? Peut on être objectif ? … »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début du roman Jacques raconte comment un enchaînement fatal de circonstances l’a rendu amoureux et boiteux. Son récit est interrompu de nombreuses fois. Il disserte des femmes , des blessures au genou, de la liberté , du déterminisme, de galanteries impertinentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux hommes affrontent aventures sur aventures. Attaqués par des brigands , ils se perdent puis se retrouvent. Ils se réfugient dans l’auberge du Grand-Cerf et restent à l’abri durant l’orage. La patronne de l’auberge leur conte la terrible aventure survenues à l’un des clients de l’auberge, le marquis des Arcis. Ce voyageur , qui a délaissé son amante, Mme de La Pommeraye a subi sa colère. Elle a réussi à se venger en lui faisnt épouser une courtisane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le beau temps revenu, les deux hommes reprennent la route. Jacques continue le récit de ses amours. Blessé à Fontenoy, il est recueilli par une paysanne qu’il a charmée , puis est accueilli au château de Desglands . Il y fait la connaissance de Denise, la fille d’une servante etl raconte à son maître comment il a perdu sa virginité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques laisse ensuite son maître évoquer lui aussi ses propres souvenirs :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etudiant innocent, il a été trompé par son ami, le chevalier de Saint-Ouin, qui s’est avéré être un escroc. Ce dernier lui a volé son argent et l’a poussé dans les bras d’Agathe sa propre maîtresse. Le maître de Jacques fut alors obligé d’endosser la paternité de l’enfant de ce bandit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors que nous apprenons que le but de ce voyage est justement cet enfant qui a aujourd’hui 10 ans. Mais chez la nourrice, le hasard fait se rencontrer le maître et le chevalier de Saint-Ouin. Le maître tue le chevalier en duel et s’enfuie en laissant Jacques se faire emprisonner à sa place. Le caleureux valet ne devra son salut qu’à des brigands . Il sera ensuite accueilli au château de Desglands. Il parviendra à éviter que le château ne soit pillé et épousera Denise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Jacques Le Fataliste, Diderot nous livre un roman nouveau par sa construction et innovant par son procédé. Ce récit nous interpelle sur une interrogation fondamentale : l'homme est-il libre et peut-il infléchir son destin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://abu.cnam.fr/cgi-bin/donner_html?jacques1"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Jacques le fataliste et son maître [sur le net ]&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://abu.cnam.fr/cgi-bin/donner_html?jacques1"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Jacques le fataliste et son maître [ 2 ] &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.site-magister.fr/jacques.htm"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Jacques le fataliste et son maître [ 3 ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Azadunifr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-2409515933656822154?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/2409515933656822154/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=2409515933656822154' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/2409515933656822154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/2409515933656822154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/jacques-le-fataliste-et-son-matre-roman.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-3823696331382284294</id><published>2008-12-15T07:25:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T07:32:44.624-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Neveu de Rameau&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;roman dialogué de Denis Diderot, dont la publication a connu bien des vicissitudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Neveu de Rameau ou La Satire seconde est une conversation philosophique imaginée et écrite par Denis Diderot entre Lui (Jean-François Rameau, neveu du célèbre musicien) et Moi, philosophe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les thèmes récurrents de la discussion sont l’éducation des jeunes filles, la place de l’homme de génie dans la société, la musique… La conversation à bâtons rompus évoque ou égratigne çà et là des personnages de l’époque, tels le dramaturge Palissot, Bertin et sa maîtresse Mademoiselle Hus, la comédienne Mademoiselle Clairon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le prologue qui précède l’entretien, Moi présente Lui comme un original, excentrique et extravagant, plein de contradictions, « composé de hauteur et de bassesse, de bon sens et de déraison ». Effectivement provocateur, Lui prône le vol, le crime, et élève l’or – qu’il adore – au rang de religion. Moi semble avoir un rôle didactique ; c’est parfois le neveu qui parvient à imposer une vision peut-être immorale mais cynique de la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, bien que réels, les deux personnages sont ici allégoriques et le dialogue est surtout celui de Diderot avec lui-même à propos de la vie et de la morale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot s’interroge sur le rôle et les pouvoirs du philosophe. Celui-ci semble un étranger au monde dans lequel il vit, un homme qui défend le génie, la raison, la vertu et l’honnêteté, sources d’un bonheur supérieur au plaisir des sens. Le neveu de Rameau expose une vision matérialiste de la vie. Les hommes, pour satisfaire leurs besoins, se soumettent et s’éloignent des valeurs défendues par le philosophe et la philosophie serait irréaliste. Cependant, la vie du neveu parait vide et improductive, inutile et vaine. Il n’a rien fait là où le philosophe travaille pour le bien de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Une histoire compliquée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre constitue une réponse moqueuse à la pièce la Comédie des philosophes (1760), de Palissot, ennemi des encyclopédistes. Diderot en profite pour prendre parti dans la querelle des Bouffons (1752), qui oppose les défenseurs de l’opéra italien — dont il fait partie — aux tenants de la tragédie lyrique française, illustrée par Rameau. Sans doute remanié en 1777, le texte n’est pas publié mais distribué sous forme de copies aux amis, avant d’être traduit par Goethe en 1805, retraduit en français en 1821, puis finalement publié d’après copie manuscrite de Diderot retrouvée par hasard en 1890.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Une figure originale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours d’une de ses promenades habituelles, le philosophe, alias Moi, rencontre au café où il s’est abrité le neveu du célèbre compositeur. Les deux hommes entament une conversation à bâtons rompus dans laquelle leurs points de vue s’opposent plus souvent qu’ils ne se rejoignent. « Impertinent raisonneur », le neveu, alias Lui, contredit le philosophe : le génie est inutile, la vertu conduit à la misère et le bonheur se mesure aux biens matériels. Il fait l’éloge de l’hypocrisie, de la flatterie et de la richesse, seul état souhaitable auquel on se doit de parvenir par tous les moyens. Il défend ainsi son rôle de parasite bouffon, taillable et corvéable à merci, grâce auquel il peut manger à sa faim. Pénétré de sa supériorité intellectuelle, il se moque alors de la vanité et de la fatuité des nobles qu’il sert. Il accompagne ses propos de pantomimes par lesquelles il imite les postures des hommes qu’il côtoie. L’entretien s’achève sur la pantomime des gueux, qui n’est autre, selon le philosophe, que le « grand branle de la terre » dont aucun homme n’est exclu, sinon peut-être les philosophes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;« Moi et Lui »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récit, théâtre, dialogue philosophique et traité d’esthétique, le Neveu de Rameau est un texte protéiforme. À travers la figure du neveu de Rameau, Diderot envisage un point de vue totalement divergent du sien. Le dialogue entre Moi et Lui est emblématique de son goût du paradoxe : Moi, sage, philosophe, sûr de lui et des valeurs « supérieures » qu’il défend, écoute et regarde, à la fois amusé et agacé, Lui, original qui se comporte comme un « fou » de carnaval. Mais il reconnaît que sa pensée est « un grain de levain qui fermente » et le point de vue du neveu pourrait bien être la face cachée du sien. Le neveu, en effet, par ses arlequinades gestuelles et verbales, « fait sortir la vérité » et dénonce une société où règnent masques et mascarades et dont il est un produit lucide. Désabusé et cynique, il inverse les rôles : c’est la position du philosophe qui devient originale, peu commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://abu.cnam.fr/cgi-bin/donner_html?neveu2"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Le Neveu de Rameau [ sur le net ]&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Fichier:Diderot_-_Le_Neveu_de_Rameau.djvu"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le Neveu de Rameau [ 2 ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Azadunifr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-3823696331382284294?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/3823696331382284294/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=3823696331382284294' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/3823696331382284294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/3823696331382284294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/neveu-de-rameau-roman-dialogu-de-denis.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-1165802176043276917</id><published>2008-12-15T07:06:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T07:24:11.998-08:00</updated><title type='text'>La Religieuse</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La Religieuse&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;roman de Denis Diderot publié en 1796 — douze ans après sa mort —, après une première livraison en revue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman aurait à coup sûr valu à Diderot un embastillement pour le restant de ses jours s’il l’avait publié de son vivant. En effet, c’est un vrai et violent réquisitoire que dresse Diderot contre l’institution religieuse, contre la famille et contre toutes les formes d’oppression de l’individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Composé de 1760 à 1780, ce roman naît d’une mystification : un marquis crédule croit recevoir d’une femme enfuie de son couvent des lettres écrites par Diderot. L’affaire découverte, Diderot décide d’en faire un roman, la Religieuse : enfant illégitime, Suzanne Simonin est envoyée dans un couvent. Acculée à la folie par son enfermement et par la perversité de son entourage, elle adresse, avant de mourir, une lettre au marquis de Croismare dans laquelle elle décrit son martyre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est la contrepartie de Jacques le Fataliste. Il est rempli de tableaux pathétiques […] tout l’intérêt est rassemblé sur le personnage qui parle […] et je ne crois pas qu’on ait jamais écrit une plus effroyable satire des couvents », écrira Diderot à un ami. En effet, le réalisme rencontre ici le pathos le plus troublant, et nul ne peut rester insensible aux tourments de cette jeune fille qui, bien que dans son droit, ne parvient pas à le faire reconnaître : sa famille, avec la complicité des autorités religieuses, la contraint à rester prisonnière du monde clos du couvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La description de ce combat que mène la jeune femme pour reconquérir sa liberté préfigure à cet égard les grands romans du XIXe siècle. À travers cette lutte pour la liberté individuelle, Diderot, l’écrivain et le philosophe, nous livre son œuvre la plus moderne et la plus profonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Religieuse a été transposé à l’écran par Jacques Rivette en 1966, sous le titre Suzanne Simonin, la Religieuse de Denis Diderot. Son interdiction de projection publique par la censure a suscité, dans la France entière, une campagne de protestations sans précédent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'histoire de Suzanne Simonin une jeune fille que ses parents ont cloîtrée contre son gré afin qu'ils ne soient pas obligés de partager l'héritage entre leurs trois enfants. Suzanne n'a pas de penchant pour la vie religieuse, elle est malheureuse comme la pierre. Elle veut renoncer à ses voeux et retrouver le monde libre, elle réussit à intenter une action en justice qui la délivrerait. Mais la supérieure de son couvent et sa communauté n'ont pas du tout apprécié les démarches entreprises par Sainte-Suzanne. Que de misères et de persécucations ont poursuivi Suzanne Simonin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin du XVIIIe siècle, Suzanne Simonin, enfant naturelle de seize ans et demi, est envoyée au couvent pour expier la faute de sa mère. Elle y découvre un monde où l'austérité, conjuguée à l'autorité, pervertit les âmes les plus tendres, où règnent l'hypocrisie et la jalousie. Suzanne, privée de son destin et de son identité, se débat en vain contre cette injustice. Elle lutte pour échapper à la cellule où les journées se passent à mesurer la hauteur des murs derrière lesquels se trame parfois l'inavouable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au goût d'aujourd'hui on pourrait presque prendre ce roman comme un fait vécu misérabiliste. Mais ce n'est pas un fait vécu c'est bel et bien un roman écrit sous forme de journal, Diderot s'est inspiré d'une religieuse qui à l'époque en France faisait parler d'elle parce qu'elle intentait une action devant les tribunaux pour rompre ses voeux. C'est une satire contre les couvents. Diderot s'en donne à coeur joie, je serais bien surprise qu'il soit croyant. Écrit en 1758 mais par peur de représailles, il n'a retouché à ce livre qu'en 1780 mais reste tout de même inachevé. Il fut enfin publié en 1796, Diderot était décédé depuis 1784.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est de la belle littérature, une écriture élégante, charmante dans son archaïsme. On craint souvent avec les classiques de tomber sur des oeuvres difficiles ou ennuyeuses mais ici bien loin de là, un roman très facile à lire, le vocabulaire est accessible, l'histoire est prenante, pas de longues descriptions soporifiques au contraire l'auteur est précis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'histoire cruelle et douloureuse de cet enfermement, ce sont les drames de l'exclusion, la question de l'identité et des rapports humains, la condition de la femme que Diderot évoque sans fard. Inspiré d'un fait réel, ce roman étudie, à travers les atteintes portées à la liberté individuelle et l'aliénation, l'évolution d'un état antinaturel. La sincérité de la foi n'est pas remise en question ; c'est la nécessité de contraindre les individus dans un état d'enfermement continuel qui est dénoncée. Dieu a fait l'homme sociable, mais approuve-t-il qu'il se renferme ? Diderot décrit ce qui arrive lorsqu'on contredit « la pente générale de la nature ». « Je ne crois pas qu'on ait écrit une plus effroyable satire des couvents », disait-il. La Religieuse est aussi et surtout une chaleureuse apologie de la liberté individuelle. Monologue fondé sur le pathétique, le roman de la Religieuse, annonce les thèmes des conversations de Jacques le Fataliste et du Neveu de Rameau. Un livre surprenant par son contenu et ses vérités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref je suis très très contente d'avoir lu ce livre qui traînait dans ma bibliothèque depuis des années. Et puis c'est satisfaisant de connaître ces grands auteurs du passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/La_Religieuse"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La Religieuse [ sur le net ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Azadunifr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-1165802176043276917?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/1165802176043276917/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=1165802176043276917' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/1165802176043276917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/1165802176043276917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/la-religieuse.html' title='La Religieuse'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-2507138623704040488</id><published>2008-12-15T03:12:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T03:13:47.602-08:00</updated><title type='text'>XVIIIème - Siècle des Lumières</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Introduction&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XVIIIeme siècle, naissait une nouvelle vague de philosophes qu'on appellera "les Lumières".Ceux-ci sont à l'origine de nouvelles idées qui influenceront les gens de l'époque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Présentation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Siècle des Lumières", terme qui désigne le XVIIIe siècle en tant que période de l'histoire de la culture européenne, marquée par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hiérarchie religieuse, principaux éléments de l'idéologie politique qui fut au fondement de la Révolution française. L'expression était déjà fréquemment employée par les écrivains de l'époque, convaincus qu'ils venaient d'émerger de siècles d'obscurité et d'ignorance et d'entrer dans un nouvel âge illuminé par la raison, la science et le respect de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les philosophes rationalistes du XVIIe siècle, tels que René Descartes et Baruch Spinoza, les philosophes politiques Thomas Hobbes et John Locke, et certains penseurs sceptiques en France comme Pierre Bayle peuvent être considérés comme les précurseurs des Lumières, bien que certains éléments de leurs doctrines qui allaient à l'encontre des conceptions empiristes et antiautoritaires des penseurs du XVIIIe siècle eussent été rejetés par ces derniers. Les découvertes scientifiques et le relativisme culturel lié à l'étude des civilisations non européennes contribuèrent également à la naissance de l'esprit des Lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus importante des hypothèses et espérances communes aux philosophes et intellectuels de cette époque fut incontestablement la foi inébranlable dans le pouvoir de la raison humaine. La découverte de la gravitation universelle par Isaac Newton fit une impression considérable sur le siècle. Grâce à l'usage judicieux de la raison, s'ouvrait un progrès perpétuel dans le domaine de la connaissance, des réalisations techniques et des valeurs morales. Dans le sillage de la philosophie de Locke, les penseurs du XVIIIe siècle considéraient, à la différence de Descartes, que la connaissance, loin d'être innée, procédait uniquement de l'expérience et de l'observation guidées par la raison. Ils affirmaient que l'éducation avait le pouvoir de rendre les hommes meilleurs et même d'améliorer la nature humaine. La recherche de la vérité devait se poursuivre dorénavant par l'observation de la nature plutôt que par l'étude de sources autorisées telles qu'Aristote et la Bible. Par contre la plupart des penseurs des Lumières ne renoncèrent pas complètement à la religion. Ils adoptèrent plutôt une forme de déisme, acceptant l'existence de Dieu et d'un au-delà, mais rejetèrent les arcanes de la théologie chrétienne. Ils n'attaquèrent rien avec autant de violence et de férocité que l'Église, sa richesse, son pouvoir politique et sa volonté d'entraver le libre exercice de la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle commence le 1er janvier 1701 et finit le 31 décembre 1800. Historiquement, il commence en septembre 1715 avec la mort de Louis XIV et se termine avec le congrès de Vienne en 1815 .Elle se caractérise, d'une part, par un fort mouvement de remise en question ainsi que par l'établissement d'une plus grande tolérance et, d'autre part, par l'affaiblissement de la monarchie, suivi de la fin de la suprématie française en Europe et du début de la prépondérance anglaise. le XVIIIe siècle en tant que période de l'histoire de la culture européenne, marquée par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hiérarchie religieuse, principaux éléments de l'idéologie politique qui fut au fondement de la Révolution française. C’est aussi le siècle des lumières , le siècle qui a senti une exigence profonde de raison , de vérité ,de liberté , de clarté , dans tous les domaines et qui , même si apparemment il n’a rien changé aux formes traditionnelles de l’art et de la littérature , a préparé les esprits à la prise de conscience des “ droit de l’Homme “ .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le XVIIIe siècle « le siècle des lumières »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle est appelé siècle des Lumières. Par cette métaphore le siècle cherche à consacrer, à travers l'esprit de la Renaissance et le cartésianisme du siècle précédent, le triomphe de la Raison sur les Ténèbres (l'obscurantisme et les préjugés). Les Lumières sont un phénomène européen, mais les «philosophes» français cristallisent le mieux les idées du siècle et donnent du relief à des nouvelles valeurs qui, au-delà de la Révolution française, marqueront durablement l'Europe et le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVIIIe siècle (1715-1800) est présenté comme le "Siècle des Lumières", métaphore qui désigne la victoire de la raison (philosophes) sur les ténèbres. C'est une affirmation fondée mais il faut savoir que les superstitions, l'obscurantisme (ignorance, faute de connaissances) règnent encore en maître sur l'ensemble de la population. Les sciences balbutient encore, même si les méthodes expérimentales se mettent progressivement en place.&lt;br /&gt;Prééminence de la pensée et de l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'époque des intellectuels, des philosophes (ils ont des lueurs sur tout), qui démocratisent le savoir (Cf L'Encyclopédie). Les domaines majeurs sont la philosophie et les sciences.&lt;br /&gt;Ils ont la volonté de découvrir le monde (cosmopolitisme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"On n'éclaire pas les consciences à la lumière des bûchers" (Marmontel) Sans tolérance, on ne peut pas apprendre la vérité des choses. Ce n'est pas avec la censure qu'on développe l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est d’usage en histoire littéraire de désigner chaque grande periode par une expression qui en résume la principale caractéristique . Ainsi le XVIII siècle est connu comme « siècle des lumières » Ce terme imagé évoque à la fois un idéal intellectual et un engagement . il s’agit de connaître tous les domaines de la réalité , en ne se fiant qu’à la raison. Ces nouvelles « lumières » de l’esprit doivent alros permettre d’améliorer le sort de l’humanité en luttant contre toute forme d’injustice et d’oppression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le siècle des Lumières correspond fondamentalement au XVIIIe siècle en Europe, même si son début est considéré comme partant de la révolution anglaise de 1688. La philosophie des Lumières désigne le mouvement intellectuel qui s'est développé à cette période autour d'idées pré-démocratiques, telles que l'établissement d'une éthique, d'une esthétique et d'un savoir fondé sur la « raison éclairée » de l'homme. Les inspirateurs de ce mouvement se voyaient comme une élite courageuse d'intellectuels œuvrant pour un progrès du monde, transcendant les siècles d'irrationalité, de superstition et de tyrannie passés. L'ensemble de ce mouvement doit être rapproché des révolutions américaine et française, de la montée du capitalisme. Artistiquement, il correspond à la période néo-classique. On parle aussi des Lumières pour désigner les intellectuels, écrivains, philosophes emblématiques de ce mouvement de pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Début du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La question financière au coeur de la société&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Louis XIV meurt en 1715 à Versailles, il laisse à son successeur, Louis XV, une économie relativement prospère en dépit de la misère populaire, mais un Etat au bord de la banqueroute. Le dramatique « grand hiver » de 1709, qui provoque une pénurie décimant les populations européennes, a laissé place aux belles récoltes à partir de 1714. L'expansion de la marine marchande a favorisé un intense trafic avec la Chine et les ports sud-américains. Le commerce avec la Louisiane s'est développé. Après les dures années de la guerre de Succession d'Espagne, la France sort grandie sur le plan territorial. Elle possède la première armée d'Europe et ses frontières renforcées mettront obstacle, pour un siècle, à toute invasion étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le royaume pèche par ses finances. De façon dramatique. Vingt ans de guerres, l'absence d'organismes de crédit dignes de ce nom ainsi que l'inefficace - et inéquitable - répartition des impôts n'ont fait qu'aggraver le déséquilibre. En 1715, les recettes fiscales ordinaires ne s'élèvent qu'à 69 millions de livres, alors que la dette constituée du royaume dépasse les 2 milliards de livres et la dette flottante les 700 millions ! C'est pour éviter la faillite de l'Etat que le régent, Philippe d'Orléans, fait appel en 1716 au financier écossais John Law. Celui-ci préconise de décourager l'épargne stérile et de stimuler l'investissement productif, qui, à terme, doit permettre d'accroître les richesses et d'éteindre la dette publique. Il met sur pied un système ingénieux de commerce par actions, mais les émissions successives de billets et les montages financiers douteux auxquels se livre l'Ecossais provoquent en 1720 la faillite du « système de Law » et la ruine de nombreux épargnants (voir encadré). Cette banqueroute jette un discrédit durable sur le billet de banque lui-même, entravant la création d'un véritable système bancaire, qui fera défaut en France jusqu'au milieu du xixe siècle. Dans le même temps, cette folle spéculation a favorisé les initiatives et est à l'origine de la croissance que connaît la France du xviiie siècle, tout en faisant le lit de la Révolution de 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'Angleterre prend au début du XVIIIe siècle une avance considérable, l'économie française n'est pas immobile. Des entreprises « capitalistes » voient le jour dans le textile ou les industries d'armement. Pour autant, les prérogatives dont disposent la noblesse et le clergé constituent des entraves au développement économique. La taille et la dîme, qui continuent à peser sur les revenus des paysans, les taxes et les péages (privés ou publics), qui frappent la circulation des marchandises, et les exemptions fiscales, dont bénéficient ces deux ordres privilégiés, engendrent un sentiment d'injustice dans le tiers état et la bourgeoisie autant qu'ils expliquent le déficit structurel et croissant des finances publiques. Il apparaît ainsi de plus en plus clairement que la dette publique consécutive, à partir de 1740, aux dépenses des guerres de Succession d'Autriche et de Sept Ans ne saurait être réduite à zéro par les expédients habituels - emprunts ou ventes d'offices -, mais seulement par une profonde réforme fiscale introduisant l'égalité de tous face à l'impôt. En 1749, la tentative du contrôleur général des Finances, Machault d'Arnouville, d'établir un prélèvement d'un vingtième sur tous les revenus sans distinction tourne court. Elle se heurte à la vive opposition de tous les privilégiés - clergé, noblesse, Etats provinciaux et parlementaires - qui, usant de leur droit de remontrance, refuseront l'enregistrement de l'édit de création. Cette levée de boucliers sera suivie de beaucoup d'autres jusqu'à la Révolution&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Histoire et société:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le règne de Louis XIV avait marqué l'apogée de la monarchie française; le XVIIIe siècle voit son déclin et sa chute. La Régence du duc d'Orléans se traduit par le relâchement des mœurs et aussi de l'autorité. Louis XV ne mérite plus d'être surnommé le « bien-aimé ». La France est obligée de céder l'Inde et le Canada à l'Angleterre. Les difficultés financières s'accroissent et précipitent le mouvement de contestation politique. Louis XVI tente de timides réformes, mais il se heurte à l'opposition des nobles, soucieux de leurs privilèges. L'agitation politique oblige le roi à reunir les États généraux. Le Tiers-État amorce la dynamique révolutionnaire avec la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan social et culturel, la Cour cesse d'être le centre du pays et la source de l'opinion. Le mouvement des idées se fait contre elle. Les salons, les cafés et les clubs sont les nouveaux foyers de la vie intellectuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les salons entretiennent le goût de la conversation brillante; ils suscitent parmi ceux qui les fréquentent, gens du monde et philosophes, une émulation d'esprit et favorisent la hardiesse de la pensée. Les plus connus sont ceux de Mme de Tencin où l'on discute des idées nouvelles, de Mme du Deffand qui encourage les Encyclopédistes et de Mme Geoffrin, célèbre dans toute l'Europe. On échange également des idées dans les cafés, dont le plus fameux est le café Procope, et dans les clubs où des esprits sérieux et soucieux de progrès s'intéressent aux problèmes politiques.&lt;br /&gt;C'est l'âge des Lumières, du triomphe de l'esprit philosophique et des conquêtes de la raison. Dans tous les domaines, en effet, qu'il s'agisse de la monarchie absolue, des dogmes religieux, de la morale sociale. des sciences et de la littérature, les philosophes des Lumières vont faire de la liberté « éclairante » et « rayonnante » le mot d'ordre et le principe de leur réflexion et de leur action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les précurseurs&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le courant de la pensée critique et de l'esprit d'examen remonte à la Renaissance, à Rabelais et surtout à Montaigne. Dans les années finissantes du XVIIe siècle, la querelle des Anciens et des Modernes remet en question les valeurs établies. Au début du XVIIIe siècle, le rôle de Bayle et de Fontenelle fut capital dans l'avènement du mouvement philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Bayle (1647-1706) est un disciple de Descartes. Il applique à tous les domaines l'esprit critique, principale leçon du Discours de la méthode. Ainsi, il examine les idées reçues aussi bien dans les sciences que dans la morale et la religion. Citoyen de la « République des idées », il fait la guerre à l'erreur. Quant à Fontenelle (1657-1757), il se distingue par ses œuvres de vulgarisation scientifique où il expose clairement les progrès réalisés par les savants de son époque. En effet, depuis le début du siècle, la science a détrôné la métaphysique et elle exerce une influence considérable sur le mouvement des idées. La philosophie demande aux sciences expérimentales des faits contrôlés, leur emprunte méthodes et raisonnements. Fontenelle a beaucoup contribué à répandre cet engouement pour la science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;la fin du règne de Louis XIV (1700 – 1715 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette époque est marquée par les intempéries terribles du mini-âge glaciaire. La famine fait rage et la littérature ne reste pas indifférente. Il n'y a pas que dans Le Petit Poucet (extrait des Contes de ma mère l'Oye de Charles Perrault (1697)) que les parents abandonnent leurs enfants. Les livres se vendent mal, même s'ils commencent à pénétrer les couches populaires et que les écrivains accèdent à une certaine indépendance vis à vis du financement royal. On peut considérer que Fontenelle et Pierre Bayle font partie des précurseurs des Lumières. En ce qui concerne le théâtre, la comédie est principalement représentée par Alain-René Lesage (qui fut aussi un brillant romancier) et par Jean-François Regnard même si d'autres noms comme Dancourt ou Dufresny sont aussi représentatifs de l'engouement pour le théâtre qui a lieu à Paris autour des années 1710. Pour la tragédie, on peut retenir Crébillon père qui écrivit plusieurs tragédies pendant cette période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;la Régence (1715-1723 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1715, lorsque meurt Louis XIV, Louis XV devient roi à cinq ans mais il est trop jeune pour prendre le trône. La France a des dettes : recettes = 69 M. dépenses = 132 M. dette publique = 2.800 M. La Régence est assurée par Philippe d'Orléans. Le Régent donne du pouvoir au parlement et à la grande noblesse pour redresser le pays - devant les demandes excessives, Louis XV déclare " Le Roi veut être obéi ". La situation financière du royaume reste cependant désastrueuse. Le Régent soutient l’expérience audacieuse d’un Ecossais, John Law. A la mort de Louis XIV, en effet, le royaume de France connaissait deux crises, l'une monétaire, l'autre financière. Les réformes de l'économiste écossais, devenu Contrôleur général des Finances en 1720, visait à résoudre la première de ces deux crises par une augmentation de la masse monétaire en ayant recours à la création et à la généralisation du papier-monnaie. Selon le " système " de Law, l’augmentation de la masse monétaire devait produire une hausse d’activité commerciale et l’extinction progressive de la dette publique. Law va donc introduire le papier-monnaie (1716) et créer une banque privée qui deviendra Banque Royale (1718), dont le principal investissement est la Compagnie du Missippi. Les actions montent en flèche et tombent aussitôt. Des fortunes sont créées, mais beaucoup d’autres sont détruites. Ruiné, Law fuit à Bruxelles (1720), et le Régent perd beaucoup de sa crédibilité. Il meurt brusquement en décembre 1723.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette période du siècle est notamment marquée par une certaine libération des moeurs, par le goût croissant du luxe, par l'impiété et le libertinage. Cette partie du siècle se démarque donc des premières années du siècle où la misère et l'austérité dominaient les lieux mais le climat est instable et fluctuant, ce qui amène plusieurs pièces de théâtre et certains romans traduisant ce phénomène. Marivaux est l'un de ces auteurs qui, malgré la censure et les interdictions, trouvent le moyen de faire publier ses textes et d'être aimé du public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux tendances littéraires s'affrontent en ce début de siècle. Les Anciens et les Modernes revendiquent chacun leurs critères d'écriture. D'un côté, les partisans du progrès de l'innovation en matière de création artistique, les Modernes (Fontenelle), de l'autre ceux qui s'attachent aux anciennes façon de faire de l'Antiquité, les Anciens (Boileau et La Fontaine). Cette querelle souligne un changement important dans les mentalités. La Raison, l'esprit et le refus de la tradition vont faire naître des textes révolutionnaires qui attaquent directement l'Église (très forte à cette époque) et les institutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;UN MOUVEMENT COSMOPOLITE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France constitue l’épicentre de la pensée des Lumières. Le philosophe politique et juriste Charles de Montesquieu en est l’un des premiers représentants : après plusieurs œuvres satiriques sur les revers de la civilisation occidentale, il publie son étude monumentale, De l’esprit des lois (1748). Denis Diderot, auteur de quantité de pamphlets philosophiques, entame pour sa part la publication de l’Encyclopédie (1751-1772). Cette œuvre ambitieuse, à laquelle collaborent de nombreux philosophes, est conçue à la fois comme une somme de toutes les connaissances et comme une arme polémique — et politique. Voltaire est le plus influent et le plus représentatif des écrivains français de cette période : auteur dramatique et poète à ses débuts, il devient célèbre pour ses nombreux pamphlets, ses essais, ses satires, ses contes philosophiques et pour son immense correspondance avec des écrivains et des monarques de toute l’Europe. Les œuvres de Jean-Jacques Rousseau, notamment Du contrat social (1762), Émile ou De l’éducation (1762) et les Confessions (1782 et 1789, parutions posthumes), exercent également une profonde influence sur la pensée politique et sur la théorie de l’éducation, en même temps qu’elles donnent une impulsion au romantisme du XIXe siècle.&lt;br /&gt;Le mouvement intellectuel des Lumières se distingue par son caractère profondément cosmopolite et antinationaliste. Emmanuel Kant en Allemagne, David Hume en Écosse, Cesare Beccaria en Italie et Benjamin Franklin et Thomas Jefferson dans les colonies britanniques d’Amérique, entretiennent tous d’étroits contacts avec les philosophes français, tout en collaborant eux-mêmes activement au mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une vie intellectuelle à l'échelle européenne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extension des frontières vers l'Est (Pologne, Russie,...) - déplacement des centres d'intérêt de la Méditerranée au Nord de l'Europe. La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ont conquis une réelle avance économique et culturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un siècle cosmopolite multiplication des échanges. Voltaire fait connaître à la France le régime anglais (monarchie éclairée). Les chercheurs des grandes capitales (Paris, Londres, Berlin) diffusent l'essentiel de leurs travaux dans des publications (grand développement de la presse). Dans ce cadre, la France a un certain prestige. C'est l'époque des cafés, des salons (bar le Procope).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La langue française est à la mode et est utilisée par les savants, les cours royales (cour tsariste). Il y a donc des relations privilégiées entre les personnes de différents états européens. De même, l'art français est imité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une classe intellectuelle : les gens de lettre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions de l'homme français. La vie intellectuelle intense fait se côtoyer écrivains, savants, grands seigneurs dans les salons, sociétés, club,...(en particulier à partir de 1780).&lt;br /&gt;L'homme de lettre défend la raison, les sentiments, la nature, les progrès, le déisme, le pacifisme. Cependant, les intellectuels ne sont pas reconnus (à cause de la monarchie de droit divin - et la censure); le droit à la propriété littéraire n'arrivera qu'avec la Révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les deux versants du siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nouvelles valeurs apparaissent : l'idée de bonheur et de progrès se font jour progressivement. Première moitié du siècle : établissement des bases qui doivent conduire au progrès (ex : Montesquieu : L'esprit des lois ; Voltaire : L'histoire de Charles XII). Ces deux écrivains sont des fondateurs dans les domaines politiques et historiques.&lt;br /&gt;1750 : l'émergence de L'Encyclopédie engendre un tournant  apparition de nouvelles formes littéraires : le drame met en scène les bourgeois et le roman fait une peinture de la vie privée.&lt;br /&gt;Les frontières entre les différentes formes d'activités intellectuelles tendent à s'effacer (littérature, arts).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Un siècle de contradiction&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dualité entre raison et sensibilité. Deux orientations littéraires qui ne se partagent pas distinctement dans le siècle. Exemple : Denis Diderot (Jacques le Fataliste, LaReligieuse, fondateur de l'Encyclopédie) est un matérialiste qui veut de l'ordre. Or, l'auteur du "Neveu de Rameau" (musicien célèbre de l'époque) exprime la personnalité complexe passionnée et passionnante de Diderot (il y a un parallèle entre le neveu et lui)  refus d'une simplification rationnelle de leurs œuvres par les écrivains eux-mêmes. En effet, l'homme peut comprendre l'univers aussi bien par la raison que par la sensibilité. Il y a deux voies dans la sensibilité :&lt;br /&gt;- celle de la douceur du bonheur de la nature (ex : Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre, en 1788).&lt;br /&gt;- celle de la perversion et du libertinage (Les Liaisons Dangereuses, par Laclos en 1782).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Manifestations de l'esprit philosophique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caracterisé par une entière confiance dans la raison humaine chargée de résoudre tous les problèmes et par une foi optimiste dans le progrès, l'esprit philosophique est un nouvel humanisme. Alors que la philosophie traditionnelle est avant tout orientée vers la théorie et l'abstraction, la philosophie, au XVIIIe siècle, s'intéresse essentiellement aux problèmes d'ordre politique, social et religieux. Prenant pour seul guide la raison, le philosophe considère que le droit de regard s'étend à tous les domaines, en vue de construire un monde éclairé. Ainsi, dans les sciences, la méthode expérimentale devient le critère de toute pensée juste. En politique, la monarchie absolue est remise en question au profit de systèmes politiques démocratiques. Les privilèges de la noblesse et du clergé sont contestés et les principes de liberté et d'égalité sont hautement proclamés. En religion, la plupart des philosophes croient en l'existence d'un Dieu créateur et moteur de l'univers mais ils rejettent les dogmes religieux qu'on ne peut prouver rationnellement et dénoncent toutes les formes de l'intolérance.&lt;br /&gt;L'action des philosophes prend l'aspect d'un combat pour faire aboutir de grandes revendications humaines. Toute personne a droit à être reconnue au-delà des différences superficielles de pays et de race. Dans le Livre XV de L'Esprit des Lois, Montesquieu fait le procès de l'esclavage. Voltaire montrera, lui aussi, dans Candide toutes les misères liées à la condition des esclaves. La liberté de croyance et d'expression doit être reconnue et codifiée dans la constitution. Les philosophes dénoncent, par ailleurs, tous les procédés qui sont un défi à la raison, et donc une négation de la civilisation, en particulier, la guerre et la torture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;UNE MÉTHODE DE PENSÉE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu’un ensemble d’idées déterminées, les Lumières relèvent d’une attitude, d’une méthode de pensée. Selon Emmanuel Kant, le mot d’ordre du siècle doit être « ose savoir » : le désir de réexaminer et de remettre en question toutes les idées et valeurs reçues, d’explorer de nouvelles idées dans des directions différentes, doit être permanent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette démarche d’ouverture délibérée à tous les champs de la connaissance n’est pas sans provoquer incohérences et contradictions dans les écrits des penseurs des Lumières. Ceux-ci ne sont pas tous philosophes à proprement parler ; ils sont plutôt des vulgarisateurs qui s’engagent à diffuser des idées nouvelles. Ils se plaisent à se qualifier de « parti de l’humanité » et, pour s’attirer les faveurs de l’opinion publique, écrivent des pamphlets et des tracts anonymes et rédigent des articles pour des revues et des journaux fraîchement créés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les idées défendues par les philosophes des Lumières&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA LIBERTE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : « Les hommes naissent tous libres. C'est le plus précieux de tout les biens que l'homme puisse posséder. Il ne peut ni se vendre ni se perdre. » (d'après un article dans l'encyclopédie). Ils sont aussi pour la liberté d'expression, car il y a la censure qui l'interdit (aucune critique n'est permise à ce temps...). Pour plus de détails, cliquez sur la rubrique des extraits de l'Encyclopédie, dans l'article "autorité politique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA RAISON&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : C'est le moyen d'acquérir des connaissances. Quesnay dit : « la raison est à l'âme ce que les yeux sont au corps: sans les yeux, l'homme ne peut jouir de la lumière, et sans la lumière, il ne peut rien voir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;LA TOLERANCE :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; D'après Voltaire, on doit respecter la liberté et les opinions sociales, politique et religieuses d'autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L'EGALITE :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; D'après Rousseau, « être libre, n'avoir que des égaux est la vrai vie, la vie naturelle de l'homme. Les hommes naissent égaux ». En ce temps la, en France, on naissait à inégalité car il y a une société d'ordre (Noble, Clergé, Tiers-états.) Voir aussi la rubrique des extraits de l'Encyclopédie, dans l'article "égalité".&lt;br /&gt;LE PROGRES : ils sont pour le progrès de la société et pour l'innovation, le commerce…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, durant le siècle des lumières, il y a eu l'invention du thermomètre, du microscope, des cartes précises pour la géographie grâce aux maths…Bref, toute la science évolue.&lt;br /&gt;Les philosophes critiquent les abus de pouvoir, c'est pourquoi il veulent LA SEPARATION DES POUVOIRS: : Montesquieu, écrit dans « De l'esprit des lois » , en 1748, qu'il est utile de séparer les 3 pouvoirs, donc qu'ils ne soient pas concentrés dans les mains d'une seule personne, afin d'éviter toute tyrannie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont pour le REJET LA MONARCHIE DE DROIT DIVIN mais ils restent généralement favorable à un régime monarchique. Mais ils ne sont pas pour une démocratie, sauf dans le cas de Rousseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Projets de société et littérature engagée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de 1734, Montesquieu considère qu'il a accumulé une expérience et une documentation suffisantes pour réaliser dans toute son ampleur, son ambition de penseur politique: il se consacre à l'œuvre de sa vie. L'Esprit des Lois (1748), où il établit un modèle de système politique fondé sur l'équilibre, la modération et la séparation des pouvoirs. S'il garde généralement la sérénité du savant, l'auteur ne cache pas ses préférences, au contraire, il marque constamment son mépris pour le despotisme et dénonce avec vigueur tous les abus.&lt;br /&gt;Quant à Voltaire, il s'illustre quasiment dans tous les genres littéraires et son œuvre monumentale porte le sceau de son engagement. Dans les Contes, le Traité sur la Tolérance et le Dictionnaire philosophique, notamment, il dénonce les maux majeurs qui entravent la marche du progrès et le bonheur des hommes. Pour lui, l'adversaire des philosophes le plus dangereux et le plus détesté, c'est le fanatique, qu'il appelle également « l'Infâme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres philosophes ont exercé une influence considérable sur leurs contemporains. C'est le cas de Rousseau qui fait le procès de la civilisation dans les deux Discours préférant à celle-ci l'état de nature. Dans son ouvrage, Du Contrat social, il examine les conditions d'un nouveau pacte social fondé sur le respect des droits naturels à l'égalité et à la justice.&lt;br /&gt;L'esprit philosophique trouve son expression la plus achevée dans L'Encyclopédie (Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers), grande œuvre collective destinée à diffuser les Lumières. La direction de l'entreprise est confiée à Diderot qui lui consacre, pendant vingt ans, une grande partie de son activité. Diderot, aidé de toute une équipe de collaborateurs, parmi lesquels on trouve le mathématicien D'Alembert, Montesquieu, Voltaire et Rousseau, conçoit pour cette œuvre un dessein vaste et original; d'abord dresser un tableau des connaissances scientifiques et techniques, et ensuite faire de l'ouvrage une arme de la lutte philosophique. Le retentissement des dix-sept volumes de l'Encyclopédie fut considérable et les derniers volumes, parus en 1772, s'achèvent sur un acte de foi dans l'avenir de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, ce tourbillon des idées a affecté les différents genres littéraires. Il a même favorisé l'éclosion de nouveaux genres tels le discours, le dictionnaire, le conte philosophique. Vers 1780, la comédie avec Beaumarchais s'inscrit dans ce mouvement de contestation. Dans le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784) le mouvement et la verve du dialogue vont de pair avec la violence de la satire des mœurs et les allusions hardies à l'actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le théâtre du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’influence des grands dramaturges du « siècle de Louis XIV » persiste sur la scène de la Comédie-Française mais des renouvellements apparaissent avec les tragédies de Voltaire (1694-1778) qui introduit des sujets modernes en gardant la structure classique et l’alexandrin (Zaïre, 1732, Mahomet, 1741) et qui obtient de grands succès. Néanmoins la censure est toujours active comme en témoignent, sous Louis XVI encore, les difficultés de Beaumarchais pour son Mariage de Figaro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La libération des mœurs de la Régence apporte un autre renouvellement du théâtre avec le retour, dès 1716, des Comédiens-Italiens chassés par Louis XIV et le début d’une très grande vogue du spectacle théâtral : on se presse pour admirer des acteurs réputés (Lélio, Flaminia, Silvia…) et rire des lazzi et du dynamisme des personnages issus de la commedia dell'arte comme Arlequin, Colombine ou Pantalon. C’est dans cette lignée que trouve place Marivaux (1688 -1763) avec ses comédies qui associent la finesse de l’analyse du sentiment amoureux et la subtilité verbale du marivaudage aux problèmes de société en exploitant le thème emblématique du couple maître-valet. Les Fausses Confidences (1737), le Jeu de l'amour et du hasard (1730), ou l'Île des esclaves (1725) constituent quelques-unes de ses œuvres majeures.&lt;br /&gt;Regnard et Lesage (1668-1747) ont eux aussi marqué la comédie de mœurs avec le Légataire universel (Regnard, 1708) et Turcaret (Lesage, 1709), mais l’autre grand auteur de comédies du siècle est Beaumarchais (1732-1799) qui se montre habile dans l’art du dialogue et de l’intrigue mais aussi dans la satire sociale et politique à travers le personnage de Figaro, valet débrouillard qui conteste le pouvoir de son maître et qu’on retrouve dans deux œuvres majeures : le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le théâtre du XVIIIe siècle est marqué aussi par des genres nouveaux, aujourd’hui considérés comme mineurs mais que reprendra et transformera le XIXe siècle, comme la comédie larmoyante et le drame bourgeois qui mettent en avant des situations pathétiques dans un contexte réaliste et dramatique qui touchent des familles bourgeoises. Quelques titres explicites : le Fils naturel (Diderot, 1757), le Père de famille (Diderot, 1758), le Philosophe sans le savoir (Sedaine, 1765), la Brouette du vinaigrier (Louis-Sébastien Mercier, 1775) ou encore la Mère coupable (Beaumarchais, 1792).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mentionnons enfin le développement de genres qui associent texte et musique comme le vaudeville ou l’opéra comique ainsi que des textes de réflexion sur le théâtre avec Diderot et son Paradoxe sur le comédien, les écrits de Voltaire pour défendre la condition des gens de théâtre toujours au ban de l’Église et les condamnations du théâtre pour immoralité par Rousseau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le roman du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman du XVIIIe siècle est marqué par le renouvellement des formes et des contenus qui préfigurent le roman moderne considéré comme une œuvre de fiction en prose, racontant les aventures et l’évolution d’un ou de plusieurs personnages. Le genre, en pleine croissance avec un lectorat élargi, est marqué par le développement de la sensibilité, par le souci du réalisme (avec le procédé du manuscrit trouvé, l’emploi de la première personne, de l’échange épistolaire ou des dialogues) et par l’esprit des Lumières en prenant en compte les valeurs nouvelles d’une société qui évolue. L’influence la littérature anglaise est également sensible à travers la traduction des œuvres de Richardson, Swift ou Daniel Defoe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman de ce siècle très riche explore toutes les possibilités romanesques : question du narrateur, éclatement du récit, engagement, analyse psychologique minutieuse, peinture réaliste du monde, imagination et confidence, apprentissage, souci de la forme… et les textes sont difficilement réductibles à des catégories indiscutables ; on peut cependant risquer un regroupement par sous-genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans philosophiques : on peut discuter le genre des œuvres narratives de Voltaire comme Zadig (1747) ou Candide (1759) mais l’appellation la plus fréquente aujourd’hui est « contes philosophiques ». La discussion est plus pertinente pour l'Ingénu, plus tardif (1768), qui s’éloigne du merveilleux et introduit une large part de réalisme social et psychologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans réalistes : l’association du réalisme social et du parcours amoureux s’installe au cours du siècle. Citons les romans-mémoires la Vie de Marianne (1741) le Paysan parvenu (1735) de Marivaux, Manon Lescaut (1731) de l’abbé Prévost (1697-1763), le Paysan perverti (1775) et son deuxième volet La paysanne pervertie (1784), roman épistolaire de Restif de la Bretonne (1734-1806)1. On peut aussi déterminer un sous-genre né de l’influence espagnole : le roman picaresque avec sa truculence satirique, sa variété des milieux sociaux et l’apprentissage de la vie et qu’illustre l’Histoire de Gil Blas de Santillane (1715-1735) de Lesage (1668-1747).&lt;br /&gt;• Le roman d’imagination est, pour sa part, représenté par des romans d’anticipation comme l’An 2440 de Mercier (1771) ou des romans fantastiques comme le Diable amoureux de Jacques Cazotte (1772).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans libertins associent grivoiserie, érotisme, manipulation et jeu social avec Crébillon fils (le Sopha, 1745), Diderot (les Bijoux indiscrets, 1748 ; la Religieuse, 1760-1796) ; Laclos (les Liaisons dangereuses, 1782) et finalement Sade (Justine ou les Malheurs de la vertu, 1797).&lt;br /&gt;• Les romans du sentiment s’imposent dans la deuxième moitié du siècle avec la Nouvelle Héloïse (1761), le roman par lettres de Jean-Jacques Rousseau (sur le modèle anglais du Pamela de Richardson) qui sera le plus gros tirage du siècle en séduisant par sa peinture préromantique du sentiment amoureux et de la nature, ou Paul et Virginie (1787) de Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Les romans « éclatés » comme Jacques le fataliste et son maître (1773-1778) ou le Neveu de Rameau (1762-1777) de Diderot sont des œuvres assez inclassables mais porteuses de modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La poésie du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la forme versifiée est utilisée avec habileté par Voltaire dans son Poème sur le désastre de Lisbonne ou dans le Mondain, la poésie, au sens commun du terme, ne se libère pas des influences du classicisme et l’histoire littéraire ne retient que quelques noms comme ceux de Jacques Delille (1738-1813) (les Jardins, 1782) ou Évariste Parny (1753-1814) (Élégies, 1784) qui préparent modestement le romantisme en cultivant une certaine sensibilité à la nature et au temps qui passe. Mais c’est essentiellement André Chénier (1762-1794) qui réussit une poésie expressive comme dans le poème célèbre de la Jeune Tarentine ou celui de la Jeune Captive (son œuvre ne sera publiée qu’en 1819, bien après sa mort tragique lors de la Terreur).&lt;br /&gt;On mentionnera aussi Fabre d'Églantine pour ses chansons (Il pleut bergère) et sa participation « poétique » au calendrier révolutionnair&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Autres genres du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• La critique d’art est inventée par Diderot dans ses Salons où il explore la part de la sensibilité dans l’émotion artistique comme à propos de la poésie des ruines peintes par Hubert Robert.&lt;br /&gt;• Buffon offre quant à lui une réussite littéraire intéressante avec ses écrits de vulgarisation scientifique dans son imposante Histoire naturelle, publiée avec grand succès de 1749 à 1789.&lt;br /&gt;• Le discours politique et sa rhétorique peut être lui aussi d’une certaine façon considéré comme un genre littéraire avec les orateurs de talent comme Mirabeau, Saint-Just, Danton ou Robespierre qui ont marqué la période révolutionnaire.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Vers la fin du XVIIIe siècle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers la fin du XVIIIe siècle, des changements importants se produisirent dans la pensée des Lumières. Sous l'influence de Rousseau, le sentiment et l'émotion devinrent aussi respectables que la raison. Dans les années 1770, les écrivains étendirent le champ de leurs critiques aux questions politiques et économiques. La guerre de l'Indépendance américaine ne manqua pas de frapper les esprits. Aux yeux des Européens, la déclaration d'Indépendance et la guerre révolutionnaire représentaient, pour la première fois, la mise en œuvre des idées éclairées et encouragèrent les mouvements politiques dirigés contre les régimes établis en Europe. Cette constitution d'Amérique devient un modèle qui sera diffusé et admiré. Cela entraîne la remise en cause de l'absolutisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'avis général, le siècle des Lumières aboutit à la Révolution française de 1789. Comme elle incarnait de nombreux idéaux des philosophes, la Révolution, dans ses phases de violence entre 1792 et 1794, discrédita provisoirement ces idéaux aux yeux de nombre de contemporains européens. Pourtant, les Lumières léguèrent un héritage durable aux XIXe et XXe siècles. Le XVIIIe siècle marqua le déclin de l'Église, ouvrit la voie au libéralisme politique et économique, et suscita des changements démocratiques dans le monde occidental du XIXe siècle. Le siècle des Lumières apparaît ainsi à la fois comme un mouvement intellectuel et une période historique marquée par des événements décisifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;LA RÉVOLUTION FRANÇAISE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, plusieurs chefs de file des Lumières sont emprisonnés pour leurs écrits, et la plupart d’entre eux doivent subir la censure gouvernementale et les attaques de l’Église. Les dernières décennies du siècle sont cependant marquées par le triomphe des idées des Lumières en Europe et en Amérique. Dans les années 1770, les philosophes de la seconde génération reçoivent des pensions gouvernementales et prennent le contrôle d’institutions culturelles prestigieuses. L’augmentation spectaculaire du nombre de journaux et de livres publiés garantit une large diffusion de leurs idées. Les expériences scientifiques et les écrits philosophiques sont à la mode dans de nombreuses couches sociales, même auprès de la noblesse et du clergé. Un certain nombre de monarques européens adoptent aussi quelques-unes des idées ou, du moins, du vocabulaire des Lumières. Voltaire et d’autres philosophes, qui affectionnent l’idée du roi philosophe éclairant le peuple d’en haut, accueillent avec enthousiasme l’apparition des soi-disant « despotes éclairés » : Frédéric II de Prusse, Catherine II la Grande de Russie et Joseph II d’Autriche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, vers la fin du XVIIIe siècle, des changements importants se produisent dans la pensée des Lumières. Sous l’influence de Jean-Jacques Rousseau, le sentiment et l’émotion deviennent aussi respectables que la raison. Dans les années 1770, les écrivains étendent le champ de leurs critiques aux questions politiques et économiques. La guerre de l’Indépendance américaine (1776-1783) ne manque pas de frapper les esprits. Aux yeux des Européens, la déclaration d’Indépendance et la guerre révolutionnaire représentent, pour la première fois, la mise en œuvre des idées « éclairées » et encouragent les mouvements politiques dirigés contre les régimes établis en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le siècle des Lumières aboutit à la Révolution française de 1789. Toutefois, dans ses phases de violence entre 1792 et 1794, la Révolution discrédite provisoirement les idéaux incarnés par les Lumières. Pourtant, cette période lègue un héritage durable aux XIXe et XXe siècles : le XVIIIe siècle marque le déclin de l’Église, ouvre la voie au libéralisme politique et économique, et suscite des changements démocratiques dans le monde occidental du XIXe siècle. Le siècle des Lumières apparaît ainsi à la fois comme un mouvement intellectuel et une période historique marquée par des événements décisifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Conclusion:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La littérature française du XVIIIe siècle montre une grande richesse d’œuvres dans tous les genres, en associant plus qu’en opposant l’engagement des Lumières et la naissance de la subjectivité et de la sensibilité modernes. L’histoire littéraire n’a pas tout retenu mais l’originalité du XVIIIe siècle tient pour une bonne part au fait que l’expression des idées relevait encore de la littérature - ceux qu’on appelle les « Philosophes » étaient des hommes de lettres à part entière - et les créateurs ne répugnaient pas à faire de leurs romans ou de leurs pièces des œuvres de combat tout en exprimant leur personnalité et leur sensibilité dans une langue qui devenait la langue de la culture de toute l’Europe.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, le XVIIIe siècle est marqué vers 1750 par l'émergence de la sensibilité préromantique, mais c'est le rationalisme critique qui va inspirer la Révolution de 1789. Des bouleversements définitifs ont été longuement préparés par les philosophes et l'on comprend que les révolutionnaires aient tenu, dans un hommage suprême, à placer les cendres de Voltaire et de Rousseau au Panthéon, temple des bienfaiteurs de la patrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;MONTESQUIEU (Charles de Secondat, baron de La Brède et de), 1689-1755&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles de Secondat est né en 1689 au château de la Brède, près de Bordeaux. Après des études de droit, il devient conseiller au parlement de Bordeaux en 1714, puis président en 1716. Il s'intéresse aux sciences, mais le succès de ses Lettres persanes, publiées en 1721, l'attache à la littérature. Il accomplit de nombreux voyages à Paris où il est reçu dans les clubs et les salons, et est élu à l'Académie française en 1728. Voulant écrire un ouvrage politique, il fait plusieurs voyages à travers l'Europe entre 1728 et 1731 où il se documente sur les différents régimes politiques, lois et coutumes. En 1734, il compose ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, puis continue à alterner retraites dans ses terres et voyages à Paris où il fréquente les personnalités de son temps. C'est en 1748 qu'il publie anonymement à Genève son œuvre majeure, De l'esprit des lois. Celle-ci subit de vives attaques de la part des jansénistes et des jésuites, polémique à laquelle Montesquieu répondra par sa Défense de l'esprit des lois en 1750. Il meurt à Paris cinq ans plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu est représentatif de l'esprit des Lumières en ce début de XVIIIe siècle. Il conjugue dans ses œuvres plusieurs tons : il peut être libertin dans un roman comme Le Temple de Gnide (écrit en 1725), satirique dans ses Lettres persanes, historien dans ses Considérations, mais également théoricien dans De l'esprit des lois. Mais, quelque soit la veine littéraire qu'elle suit, l'œuvre de Montesquieu est d'une grande cohérence. Elle est composée dans un langage clair et concis, avec l'art de mener le lecteur aux conclusions qui s'imposent grâce à une subtilité argumentative qui ne laisse place à aucune improvisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les deux premières décennies du XVIIIe siècle, l'Orient est à la mode, et ce en particulier grâce à la traduction et la publication entre 1704 et 1717 des Mille et une Nuits par Antoine Galland. Les Lettres persanes s'inscrivent donc dans cette vogue et reprennent à leur compte le genre de la chronique fictive de l'étranger visitant l'Europe. Montesquieu compose ici un chef-d'œuvre qui a été à la fois un immense succès, et l'objet de condamnations officielles. Cet ouvrage sera par la suite imité de nombreuses fois sans qu'aucune de ces imitations atteigne sa subtilité et sa profondeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu utilise le procédé du regard étranger pour s'en prendre aux autorités qui, telles la royauté, la papauté ou la justice, abusent de leurs pouvoirs. Le personnage du persan est dépositaire de ce regard différent qui rend compte aussi bien l'étrangeté des mœurs (Lettre XXX), que les tensions politiques inhérentes au système monarchique. À cela vient s'ajouter l'orientalisme des lettres qui relatent les événements se déroulant dans le sérail en l'absence du protagoniste. Ce procédé permet d'établir un parallèle entre deux types de gouvernement et de société. Le cas de la France et de la Perse se rapprochent ainsi jusqu'à placer le lecteur dans une situation où il est contraint de relativiser la valeur de ses coutumes et de ses institutions. Derrière la fiction se dessine une dimension sociologique que l'on retrouvera dans De l'esprit des lois. Enfin, Montesquieu écrit son roman sous une forme épistolaire. La multiplicité des points de vue permet d'individualiser chaque personnage et de nuancer la manière dont il s'exprime en fonction de celui à qui est adressée la lettre. Elle permet également de masquer certaines attaques derrière le voile de la fiction. L'allégorie des Troglodytes, qui se déroule de la lettre XI à XIV, en est l'exemple le plus célèbre. Les travers de la société y sont dénoncés en un récit qui frappe l'imagination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montesquieu s'est également intéressé à l'Histoire, afin d'en proposer une approche novatrice. En effet, dans ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, il développe l'idée d'un déterminisme historique dont l'origine est à chercher dans des facteurs aussi variés que les causes sociales, économiques, politiques, ou géographiques. On retrouve cette démarche dans De l'esprit des lois, à propos de l'étude des causes permettant de comprendre la diversité des régimes politiques en fonction des pays. Plutôt que de recenser ces différentes formes de régimes, Montesquieu fonde une véritable science politique en définissant de façon rationnelle les lois susceptibles d'instaurer un gouvernement juste. Il définit ainsi trois types de gouvernements : la république, qui trouve son fondement dans la vertu ; la monarchie, qui est fondée sur l'honneur ; et le despotisme, qui est régi par la crainte. Selon Montesquieu, le gouvernement idéal est la monarchie constitutionnelle, car il permet de diviser les pouvoirs en exécutif, législatif et judiciaire. D'autres corps intermédiaires, comme le clergé, la noblesse, et le parlement, viennent également tempérer le pouvoir. Montesquieu parvient ainsi à proposer une critique de ce qui, comme l'esclavage, s'oppose aux lois morales les plus élémentaires et universelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Lettres persanes (1721).&lt;br /&gt;• Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734).&lt;br /&gt;• De l'esprit des lois (1748).&lt;br /&gt;• Défense de l'esprit des lois (1751).&lt;br /&gt;• Arsace et Isminie (1754).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;MARIVAUX (Pierre Carlet de Chamblain de), 1688-1763&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux est né à Paris en 1688. Il passe son enfance à Riom, puis fait ses études dans la capitale. Lié à La Motte de Fontenelle, il est reçu dans le salon de Mme de Lambert. Il écrit bientôt une comédie, Arlequin poli par l'amour (1720), et plusieurs romans à titre d'amateur. Ce n'est qu'après la banqueroute de Law en 1720 que Marivaux, ruiné, se met à écrire pour vivre et devient ainsi un véritable homme de lettres. Il mène alors une intense activité littéraire. Il collabore à plusieurs périodiques et fonde un journal, Le Spectateur français, en 1721. Mais il s'impose en composant plusieurs comédies dont La Double Inconstance en 1723, L'Île des esclaves en 1725, et Le Jeu de l'amour et du hasard en 1730. Il poursuit sa production romanesque avec La Vie de Marianne (1731-1741) et Le Paysan parvenu (1734). Il fréquente les salons, et trouve en Mme de Tencin une protectrice. En 1743, il est élu à l'Académie française contre Voltaire, mais peu à peu, le ton de ses pièces passe de mode. Il écrit moins et meurt en 1763.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis Molière, la comédie n'avait pas connu de véritable innovation. Marivaux lui apporte un nouveau souffle et une modernité surprenante. La plupart de ses pièces met en scène la naissance et le développement du sentiment en concentrant l'action sur le rôle joué par le langage. Le terme "marivaudage" est apparu dès le XVIIIe siècle. Il désigne le jeu parfois complexe du langage et de l'échange amoureux. Les quiproquos, les jeux de mots, ou l'à-propos des répliques sont les moyens par lesquels les personnages remettent en question leurs sentiments, ou au contraire les confirment. L'élégance et la délicatesse de la langue épousent ainsi toutes les nuances de l'évolution des sentiments, et permettent à l'intrigue de se nouer. Il y a là en substance toute la conception de l'ordre de la société du XVIIIe siècle : la vie commune, et, a fortiori, la vie sentimentale, passent par le bon usage de la langue, la manière de dire le monde, et de se dire soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi, dans le théâtre de Marivaux, les amants veulent, avant de se déclarer, être certains de la sincérité de l'autre. Pour y parvenir, ils n'hésitent pas à se déguiser, à se travestir, bref à se masquer derrière un identité sociale qui n'est pas la leur, afin de percer le mystère du désir de l'autre. Dans Le Jeu de l'amour et du hasard (1730), Silvia échange ainsi son rôle avec sa servante afin de s'assurer de Dorante, qui lui est promis. Mais, de son côté, Dorante en fait de même avec son valet. L'intrigue se développe alors grâce à une série de malentendus, et s'achève par un double mariage : celui des maîtres, et celui des valets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Empruntée à la commedia dell'arte, l'utilisation dramaturgique du masque introduit une part de machiavélisme qui transforme parfois des amants en de fins stratèges. Mais l'échafaudage de subterfuges et d'artifices ne prend jamais le pas sur la comédie. Au contraire, il est le moteur comique de certaines scènes, et, surtout, ce qui apporte aux comédie de Marivaux un autre degré d'interprétation. Derrière la légèreté du sujet des pièces et la subtilité de la langue, le spectateur découvre une peinture sociale des rapports entre maîtres et valets qui, pour l'essentiel, vise à faire comprendre à chacun que sa propre situation sociale n'est pas naturelle mais culturelle. Ainsi les pièces suscitent une réflexion sur le jeu existentiel entre l'être et le paraître. Ces éléments sont également présents dans son roman inachevé La Vie de Marianne (1731-1741). Comme dans son théâtre, Marivaux y peint la réalité de la société dans laquelle il vit, et la vérité complexe des sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Arlequin poli par l'amour (1720).&lt;br /&gt;• La Surprise de l'amour (1722).&lt;br /&gt;• La Double Inconstance (1723).&lt;br /&gt;• Le Prince travesti (1724).&lt;br /&gt;• L'Île des esclaves (1725).&lt;br /&gt;• Le Jeu de l'amour et du hasard (1730).&lt;br /&gt;• L'École des mères (1732).&lt;br /&gt;• Le Paysan parvenu (1734).&lt;br /&gt;• Le Legs (1736).&lt;br /&gt;• Les Fausses Confidences (1737).&lt;br /&gt;• L'Épreuve (1740).&lt;br /&gt;• La Vie de Marianne (1731-1741).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;VOLTAIRE (François-Marie Arouet dit), 1694-1778&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;François-Marie Arouet est né à Paris en 1694, d'un père notaire conseiller du roi. Il fait ses études au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand) puis, fréquente les milieux libertins plutôt que de poursuivre ses études de droit. Il compose des poèmes satiriques qui le conduisent à la Bastille en 1717 où il écrit Œdipe, tragédie qui remportera un grand succès et qu'il signe sous le pseudonyme de Voltaire. Une altercation avec le chevalier de Rohan-Chabot le conduira une nouvelle fois à la Bastille en 1725. Libéré cinq mois plus tard, il s'exile en Angleterre, où il restera jusqu'en 1729. Il y compose les Lettres anglaises ou philosophiques qui seront publiées cinq ans plus tard. De retour en France, il écrit de nouvelles tragédies (Brutus en 1730, Zaïre en 1732), ainsi que plusieurs essais critiques. Il se retire chez la marquise du Châtelet en Lorraine à l'occasion du scandale suscité par ses Lettres anglaises, et y compose son célèbre conte philosophique Zadig (1747). Grâce au marquis d'Argenson, il est nommé historiographe du roi en 1745, et bénéficie d'une brève grâce auprès de Louis XV. En 1750, il accepte l'invitation de Frédéric II, roi de Prusse, et part pour Berlin. Mais, brouillé avec son hôte, il revient en France trois ans plus tard. Il publie alors Le Siècle de Louis XIV, œuvre sur laquelle il travaillait depuis vingt ans. En 1755, il s'installe près de Genève, et participe à la composition de l'Encyclopédie, fait publier l'Essai sur les mœurs en 1756, et Candide en 1759. En 1760, il s'installe à Ferney où il séjournera jusqu'à sa mort. Ses dernières années sont marquées par une grande activité littéraire : il entretient une importante correspondance, reçoit de nombreux visiteurs, compose des pièces illustrant ses thèses philosophiques, entre dans des polémiques pour défendre ceux qu'il estime victimes d'injustices (Calas, Sirven, Lally), et enfin écrit deux ouvrages philosophiques importants, le Traité sur la tolérance (1763) et le Dictionnaire philosophique (1764). En 1778, quelques mois avant de mourir, Voltaire retourne à Paris où il est accueilli triomphalement. Il meurt le 30 mai de la même année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voltaire est un polygraphe. Il s'intéresse à tous les genres littéraires et les utilise pour véhiculer ses idées philosophiques. Sachant que le public auquel il s'adresse est repu de traités austères, il met en scène ses idées en les plaçant sous le signe de l'ironie et s'assure ainsi un grand succès. À ce facteur extérieur vient s'ajouter le fait que Voltaire est convaincu que l'ironie est une arme efficace permettant de dénoncer l'injustice des hommes et l'absurdité du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les œuvres de Voltaire qui lui ont survécu ne sont ni ses tragédies, ni ses poèmes, genres qui pourtant lui ont valu sa renommée. Au contraire, ses œuvres les plus lues aujourd'hui sont les petites histoires, les contes, les dialogues, les pamphlets, les lettres ou les facéties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre son abondante correspondance (on recense quelque quinze mille lettres), Voltaire utilise la forme épistolaire pour critiquer publiquement la société française. Il défie la censure en procédant de façon indirecte. Ses Lettres anglaises ou philosophiques prennent le cas de l'Angleterre et traitent de religion, de politique, des fondateurs des sciences modernes (comme Bacon, Locke, ou Newton), ou encore de littérature. Mais, derrière le ton admiratif qu'il emploie pour parler de ce pays et de l'émergence d'une nouvelle société, il critique le régime politique français. Les développements sur la tolérance religieuse des Anglais soulignent a contrario l'intolérance qui sévit toujours en France. La lettre devient ainsi pamphlétaire et préfigure des ouvrages comme le Dictionnaire philosophique où Voltaire s'attaque à la métaphysique, ou le Traité sur la Tolérance, où il défend son idée de la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a également recours à une discipline encore immature au XVIIIe siècle : l'Histoire. Son Histoire de Charles XII ou Le Siècle de Louis XIV sont soucieux d'objectivité. Voltaire reprend les documents d'archives, recherche les témoignages et inaugure ainsi une écriture moderne de l'Histoire. Mais cette démarche a, comme toujours, une implication philosophique. En soulignant le rôle des grands hommes, de l'économie et du hasard, il cherche à prouver que l'Histoire n'est pas gouvernée par une transcendance divine, mais qu'elle est au contraire une affaire humaine, qu'il nous importe de construire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voltaire utilise la forme narrative du conte dans un dessein analogue. Son Candide est représentatif de ce type d'œuvre. Par la fiction d'un jeune homme naïf et optimiste qui ne rencontre que des mésaventures, Voltaire s'en prend à tous les penseurs pour qui l'ordre du monde est régi par un principe supérieur. Il ne craint pas pour cela de caricaturer les thèses de ceux-ci, comme en particulier celles de Leibniz. Il cherche à mettre les rieurs de son côté. Son impertinence est sans limites, et, jusqu'à sa mort, il témoigne d'une énergie intellectuelle qui le conduira à militer en faveur de la réhabilitation d'hommes victimes d'injustices. La verve de Voltaire annonce ainsi de nombreux débats et combats d'idées ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Œdipe (1718)&lt;br /&gt;• Poème de la Ligue (1723).&lt;br /&gt;• Brutus (1730).&lt;br /&gt;• Zaïre (1732).&lt;br /&gt;• Histoire de Charles XII (1731).&lt;br /&gt;• Épître à Uranie (1733).&lt;br /&gt;• Le Temple du goût (1733).&lt;br /&gt;• Lettres philosophiques sur l'Angleterre (1734).&lt;br /&gt;• Zadig ou la Destinée (1747).&lt;br /&gt;• Le siècle de Louis XIV (1752).&lt;br /&gt;• Micromégas (1752).&lt;br /&gt;• Essai sur les mœurs (1756).&lt;br /&gt;• Candide ou l'Optimisme (1759).&lt;br /&gt;• Traité sur la tolérance (1763).&lt;br /&gt;• Dictionnaire philosophique (1764).&lt;br /&gt;• L'Ingénu (1767).&lt;br /&gt;• Irène (1778).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;ROUSSEAU (Jean-Jacques), 1712-1778&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils d'un horloger, Jean-Jacques Rousseau est né en 1712. Très tôt orphelin de mère, il est mis en pension chez le pasteur Lambercier, en Suisse, à l'âge de dix ans. Commence alors une période d'apprentissage où il multiplie les petits métiers. En 1728, il part à l'aventure en France où il est recueilli par Mme de Warens. Converti au catholicisme, il mène une vie vagabonde, avant de retrouver sa protectrice à Chambéry en 1732. C'est lors de son séjour aux Charmettes avec elle entre 1737 et 1740, qu'il se plonge dans l'étude, cultive sa sensibilité et son esprit. Mais Mme de Warens se lasse de lui, et il part tenter la fortune à Paris en 1741. Il rentre en contact avec Voltaire et Diderot qui lui commandent plusieurs articles pour l'Encyclopédie. En 1743, il accompagne M. de Montaigu, ambassadeur de France à Venise puis revient à Paris. Il fréquente les salons mais n'y brille guère en raison de ses piètres talents d'orateur. En 1745, il commence une liaison avec Thérèse Levasseur, une ancienne servante, avec qui il se mariera plus de vingt ans plus tard après avoir eu cinq enfants qu'il aura abandonnés. À l'occasion d'un concours organisé par l'académie de Dijon en 1749, il compose son Discours sur les sciences et les arts, qui, couronné, le rend brusquement célèbre. En 1752, il fait jouer Le Devin de village, opéra qui remporte un certain succès, puis l'année suivante une comédie, Narcisse. En 1754, un nouveau concours, organisé par l'académie de Dijon, lui offre l'occasion de composer un nouvel essai philosophique, le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, où il dénonce les méfaits d'une société qu'il conçoit comme étant à l'origine de tous les maux, et à laquelle il oppose l'idéal de l'état de nature. Mais ce nouvel ouvrage ne se voit pas décerner de prix. En 1756, Rousseau répond à l'invitation de Mme d'Épinay et part pour la propriété de l'Ermitage à Montmorency. Mais son caractère ombrageux le fait rapidement rompre avec Mme d'Épinay, puis avec les encyclopédistes. Il compose une violente critique du théâtre avec la Lettre à d'Alembert sur les spectacles. À partir de 1758, il fait de fréquents séjours à Montmorency chez le maréchal de Luxembourg, où il termine et publie, entre 1761 et 1762, son roman épistolaire, Julie ou la Nouvelle Héloïse, son traité de politique, Du contrat social, et son ouvrage sur l'éducation, l'Émile ou De l'éducation. Mais, quelques jours après la publication de ce dernier livre, il est poursuivi par le parlement de Paris pour le passage concernant la religion sans dogme. Il s'enfuit en Suisse, puis gagne l'Angleterre. Il mène une vie de proscrit et s'enferme peu à peu à peu dans la solitude. De retour en France en 1767, il poursuit la rédaction de ses Confessions où il se peint lui-même afin de s'autojustifier. De plus, persuadé qu'un complot se trame contre lui, il s'isole et compose, entre 1772 et 1776, trois Dialogues qui sont dans la même lignée que les Confessions. Il est accueilli en 1778 par le marquis de Girardin dans sa propriété d'Ermenonville où il achève ses Rêveries du promeneur solitaire, avant de mourir subitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau est un autodidacte. Sa production littéraire est variée et aborde aussi bien le genre littéraire de l'essai que ceux du roman ou de l'autobiographie. Mais elle témoigne d'une grande unité. Dès le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), l'idée centrale de sa philosophie est présente : la société dénature l'homme en le plongeant dans le règne du paraître. Pour étayer cette idée, il construit l'hypothèse d'un état de nature antérieur à toute inégalité de fait. Cette hantise du mensonge, de la tromperie et de l'hypocrisie se répercute aussi bien sur la question de l'art, de la politique, ou de la pédagogie qu'il aborde dans ses ouvrages ultérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa Lettre à d'Alembert (1758), écrite en réponse à l'article Genève de l'Encyclopédie, il condamne les représentations dramatiques qu'il tient, dans la logique de son système, comme des artifices de la civilisation qui sont contraires à la morale. Cette prise de position lui attire les foudres de ses anciens amis encyclopédistes, et en particulier celles de Voltaire, grand amateur de théâtre. Rousseau est désormais à l'écart de la société des écrivains, et c'est dans cette solitude qu'il écrit ses œuvres de maturité. Dans le Contrat social, il aborde le problème fondamental de la coexistence des aspirations individuelles et de la vie en société. Afin de le résoudre, il introduit l'idée de la volonté générale, principe qui ne rentre pas en contradiction avec la volonté du sujet puisque celui-ci, par l'établissement d'un pacte social, accepte de se soumettre à ce que la société décide collectivement. Dans l'Émile ou De l'éducation (1761), Rousseau éclaire d'un jour nouveau la question de l'éducation : la liberté de l'enfant doit être préservée afin qu'il soit capable, une fois adulte, de faire face à ses responsabilités morales. Pour cela, Rousseau préconise d'accorder une plus grande importance à l'expérimentation, et de se méfier de l'influence des livres. Ces dispositions visent une éducation selon la nature, à l'écart des méfaits de la civilisation. Rousseau développe également sa conception de la foi au chapitre IV, grâce à la fiction du vicaire savoyard : l'authentique croyance en Dieu est une religion naturelle qui refuse les dogmes. Elle est inscrite dans le cœur de l'homme, au plus près de sa sensibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette valorisation de la sensibilité est très présente dans les écrits autobiographiques de Rousseau. Déjà à propos de Julie ou la Nouvelle Héloïse (1762), son unique roman, il reconnaît avoir inscrit, dans le récit par lettres de la passion amoureuse de Julie et de Saint-Preux, de nombreux éléments autobiographiques. Mais c'est avec les Confessions qu'il s'adonne au genre autobiographique. De plus en plus en proie à des sentiments de persécution, il multiplie les textes où il se prend comme objet d'étude. En 1761, il décide de répondre à la demande de son éditeur et compose les Confessions où il se présente sous les traits "d'un homme peint exactement d'après nature et dans toute sa vérité". Il plonge au plus profond de lui-même, s'étend sur les détails de son enfance, se raconte sans complaisance et innove, par là même, une certaine écriture du Moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Discours sur les sciences et les arts (1750).&lt;br /&gt;• Le Devin de village (1752).&lt;br /&gt;• Narcisse (1752).&lt;br /&gt;• Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755).&lt;br /&gt;• Lettre à d'Alembert sur les spectacles (1758).&lt;br /&gt;• Du contrat social (1761).&lt;br /&gt;• Émile ou De l'éducation (1761).&lt;br /&gt;• Julie ou la Nouvelle Héloïse (1762).&lt;br /&gt;• Lettres à Monsieur de Malesherbe (1762).&lt;br /&gt;• Confessions (écrites à partir de 1765, publication posthume en 1782-1789).&lt;br /&gt;• Dialogues (écrites entre 1772 et 1776, publication posthume en 1789).&lt;br /&gt;•Les Rêveries du promeneur solitaire (écrites entre 1776 et 1778, publication posthume en 1782).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;DIDEROT (Denis), &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;( 1713-1784&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né à Langres en 1713, Denis Diderot fait ses études chez les jésuites, avant de venir étudier à Paris où il est reçu maître ès arts en 1732. Il travaille d'abord chez un procureur, mais, d'un naturel indépendant et passionné, il se tourne vers la littérature. Il se lie avec Rousseau, puis Condillac, Grimm et D'Alembert. Son esprit intempestif lui vaut quelques déboires : sa première œuvre personnelle, les Pensées philosophiques (1746), est condamnée par le parlement. Puis, en 1749, il est emprisonné trois mois à Vincennes pour sa Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient. En 1746, le libraire Le Breton lui confie la direction de l'Encyclopédie, dont le premier volume paraîtra en 1750. Ce travail auquel il consacrera près de vingt ans de sa vie, ne l'empêche pas de continuer à écrire des ouvrages de tout genre, en particulier des récits comme le roman libertin, Les Bijoux indiscrets (1748), ou, plus tard, La Religieuse (1780) ainsi que le récit dialogué Le Neveu de Rameau qu'il achèvera en 1778. Diderot se lance dans le genre dramatique et formule la théorie du drame bourgeois dans son Discours sur la poésie dramatique (1758), qu'il illustre par deux pièces : Le Fils naturel ou les Épreuves de la vertu (1757), et Le Père de famille (1758). De 1759 à 1781, il écrit des critiques d'art en rendant compte des salons du Louvre dans La Correspondance littéraire dont son ami Grimm est le directeur. Enfin, il poursuit son activité philosophique avec, en particulier, Le Rêve de d'Alembert (1769), où une fiction lui permet d'avancer des thèses matérialistes. La correspondance qu'il entretient avec Sophie Volland qu'il a rencontrée en 1756, prend l'aspect de confidences. Cette correspondance, qui durera jusqu'en 1774, nous permet de mieux cerner le tempérament de Diderot. À la demande de la tsarine Catherine II, Diderot part pour Saint Pétersbourg en 1773, où il séjourne sept mois, comblé d'attentions. La même année, il écrit le Supplément au voyage de Bougainville, un roman, Jacques le fataliste, et un essai, Paradoxe sur le comédien. De retour à Paris en 1774, il continue à travailler pour son plaisir, mais sa production se tarit quelque peu. La bienveillance de Catherine II lui permet de vivre ses dernières années dans l'aisance. Il meurt à Paris en 1784.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre de Diderot est une pensée en marche. À l'image de son tempérament, elle est à la fois tumultueuse, versatile, joyeuse et insatiable. Il compose dans tous les registres littéraires, exception faite de la poésie, et n'a de cesse de reprendre et d'approfondir les paradoxes. Philosophe matérialiste, Diderot s'oppose à la religion et s'enthousiasme pour la science. La Lettre sur les aveugles pose la connaissance comme provenant des sens, et fait de la question métaphysique de l'existence de Dieu un problème sans importance. Mais c'est dans l'Entretien entre d'Alembert et Diderot, et dans l'ouvrage qui lui fait suite, Le Rêve de d'Alembert, que sa doctrine se précise et témoigne d'une sensibilité scientifique qui annonce l'évolutionnisme : la matière est première, et tout l'ordre du vivant résulte de sa combinaison de plus en plus complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement à ces ouvrages philosophiques, Diderot compose des ouvrages de critique d'art et rédige des articles dans la revue les Salons. Un texte comme le Paradoxe sur le comédien, écrit sous la forme d'un dialogue, est fondateur d'une conception du jeu d'acteur : pour être parfait, le comédien doit non pas céder à l'enthousiasme, mais être réfléchi et lucide, sans quoi il ne pourra parvenir à faire ressentir l'émotion à chaque fois qu'il joue. En outre, Diderot cherche à définir un nouveau genre, le drame. Cette partie de son œuvre est aujourd'hui peu lue, mais elle a influencé de nombreux dramaturges au XIXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot a enfin composé des œuvres narratives, contes et romans, qui sont fortement influencées par des questions issues de sa philosophie, en particulier : Comment le déterminisme et la liberté peuvent-ils être conciliés ? Jacques le fataliste en est probablement l'exemple le plus emblématique : Jacques est persuadé que sa destinée est écrite, mais il agit de façon plus libre que son maître. Ce rapport entre les deux se répercute jusque dans la forme du roman qui est d'une grande modernité. Mais cette question du rapport entre déterminisme et liberté se retrouve également dans deux autres œuvres : La Religieuse, roman libertin et anticlérical, et Le Neveu de Rameau, où Diderot illustre, grâce à la fiction d'une conversation entre "lui", le neveu du musicien Rameau, et un "moi" assimilable à l'auteur, les deux tendances qui l'animent : le bohème d'une imagination débordante et d'une ironie sans pareille, et le philosophe modéré respectueux des conventions. Cette œuvre étourdissante résume à elle seule l'incroyable talent de Diderot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Œuvres principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Pensées philosophiques (1746).&lt;br /&gt;• Les Bijoux indiscrets (1748).&lt;br /&gt;• Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient (1749).&lt;br /&gt;• Pensées sur l'interprétation de la nature (1754).&lt;br /&gt;• Le Fils naturel ou Les Épreuves de la vertu (1757).&lt;br /&gt;• Le Père de famille (1758).&lt;br /&gt;• Salons (publication posthume 1760).&lt;br /&gt;• La Religieuse (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Jacques le Fataliste (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Le Neveu de Rameau (publication posthume1891).&lt;br /&gt;• Supplément au voyage de Bougainville (publication posthume 1796).&lt;br /&gt;• Lettres à Sophie Volland (publication posthume 1830)&lt;br /&gt;• Paradoxe sur le comédien (publication posthume 1830).&lt;br /&gt;• Le Rêve de d'Alembert (publication posthume 1830)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direction et publication d'articles de l'Encyclopédie entre 1751 et 1772 (Aristotélisme, Tabac, Indigo, Épicurisme, Fleurs artificielles, Lutherie etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les événements qui délimitent le siècle des lumières sont la mort de Louis XIV, en 1715, et le coup d'état perpétré par Napoléon Bonaparte, le 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799), annonciateur de l'empire. Entre ces deux extrêmes, le siècle se décompose en plusieurs temps : d'abord la régence (1715 - 1723), puis les règnes de Louis XV (1723 - 1774) et de Louis XVI (1774 - 1791), enfin la révolution française (1789 - 1799).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France, qui est alors le pays le plus peuplé d'Europe, connaît, pendant près de quatre-vingts ans, la paix intérieure et la prospérité économique. A mesure que l'esprit philosophique se développe, dans les salons, les cafés ou les club, l'autorité monarchique se dissout, sapée par des tentatives de réformes sans lendemain, comme par l'opposition aristocratique. Forte de sa puissance financière, la bourgeoisie d'affaires manifeste son désir d'annexer le pouvoir politique, ambition qui se concrétisera à partir de 1789.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le domaine des arts, Louis XIV vieillissant voulait "de l'enfance répandue en toutes choses". Sous la régence, cette tendance à la légèreté s'accentue. Elle s'épanouit pendant le règne de Louis XV. Le goût de l'élégance, du confort, et des beaux objets se répand jusque dans les rangs de la bourgeoisie. Mais, dans la seconde moitié du siècle, les philosophes s'insurgent contre les tendances libertines de la société, auxquelles ils associent le style rocaille. Ils prônent un retour aux vertus de la Rome antique et républicaine, qui deviendront en grande partie l'idéal révolutionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le début de l’histoire de la France moderne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1789 ( prise de la Bastille ) , 1792 ( abolition de la royauté ) et 1793 ( exécution capital de Louis XVI ) sont les dates-clés qui marqué la fin de l’Ancien France Régime et le début de l’histoire de la France moderne .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs facteurs contribuent à la naissance et à l’évolution de cet “ esprit des lumière: absolutisme intolérant de Louis XIV , l’enrichissement de la bourgeoisie , qui demande à participer à la gestion du pouvoir , la prise de la conscience de la part de quelques de questions esprits “ éclairés “ de la misère insupportable du peuple , écrasé par la famine et les impôts , la connaissance des civilisations exotiques et “ sauvages “ l’influence de la littérature ( Richardson ) , de la philosophie ( Locke ) , de la politique ( monarchie constitutionnelle ) anglaises , le progrès des sciences ( surtout l’œuvre de Buffon , l’Histoire naturelle , de 1749 ) , la mode des voyages , la circulation des livres ( imprimés clandestinement en France ou achetés à l’étranger ) et des idées , dans les salons de quelques femmes cultivées et ouverte aux nouveautés , qui reçoivent les écrivains et les philosophies français et étrangers: Madame de Lambert , Madam du Deffand ( don’t la correspondance avec Voltaire est fort intéressante ), Madam Geoffrin , qui fiance l’Encyclopédie , Julie de Lespinasse , protectrices des encyclopédistes, Madame du Châtelet , compagne de Voltaire , et auteur d’un Discours sur le bonheur , qui reçoit dans son château de Lorraine , Madam Rolande , journaliste et auteur d’un intéressant livre de Mémoires .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-2507138623704040488?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/2507138623704040488/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=2507138623704040488' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/2507138623704040488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/2507138623704040488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/xviiime-sicle-des-lumires_15.html' title='XVIIIème - Siècle des Lumières'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-4781420996652060087</id><published>2008-12-15T02:59:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T03:08:04.797-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Paradoxe sur le comédien&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;essai de Denis Diderot, présenté sous la forme d’un dialogue, écrit en 1773, remanié en 1778 et publié en 1830.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenant en 1770 l’opposition du Ion de Platon entre inspiration et « technè » propre à l’interprète, Diderot se place résolument du côté de la technique dès les Observations sur Garrick ou les Acteurs anglais (1770). Le théâtre comme pantomime à l’italienne est alors populaire. De divertissement du Prince, il devient, comme la peinture, occasion d’éduquer le citoyen. Les tableaux de Greuze agissent immédiatement ; or, le texte théâtral de la « comédie larmoyante » doit passer par des médiateurs : les comédiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;« Les larmes du comédien descendent de son cerveau »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Le temps de la représentation, projeté dans le « Monde des Formes », le spectateur se prête à une illusion d’optique, croyant voir la grande Agrippine et non la petite comédienne Clairon. Dépouillé de « l’homme privé », cire vierge où s’inscrivent les effets théâtraux, il imite en lui les passions agitant ces « spectres » sur la scène : or, ces « mouvements d’entrailles » ont « la tête » comme relais et juge de la valeur de l’illusion, permettant ou refusant l’émotion au « diaphragme ». Car une scène de rue émeut directement la sensibilité, mais la sensation au théâtre est relayée par l’imagination, la mémoire, le jugement de goût. De même pour le comédien qui est ce leurre, manipulant consciemment un dispositif qu’il a construit, ayant pour matériaux les symptômes de la nature humaine entière et non sa seule « nature » : imitant, il est double, cause insensible de l’émotion théâtrale. La « technè » propre du comédien n’est pas de sentir mais de produire des signes qui feront sentir. Le comédien n’est pas feu, mais glace, au double sens d’eau gelée et de miroir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;« En période ascendante, toute physique de l’art (Chardin) doit se couronner d’une métaphysique (Greuze) » (Roland Barthes)&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet « hypocrite » qu’est l’acteur se jouerait du spectateur, son « naturel » serait factice, sa sensibilité nulle. Ainsi simplifiée, la thèse de Diderot blesse le narcissisme de l’acteur. C’est oublier que Diderot conteste pour tout homme la pertinence des catégories métaphysiques de sujet, d’identité à soi, de permanence de la substance : tout homme est plusieurs personnages, fait de bric et de broc. Diderot surtout rappelle la fonction première du théâtre à Athènes : représenter la Cité et éduquer le citoyen. Roland Barthes a ainsi, à juste titre, rapproché Diderot de Brecht et d’Eisenstein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Paradoxe_sur_le_com%C3%A9dien"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Paradoxe sur le comédien [ sur le net ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-4781420996652060087?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/4781420996652060087/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=4781420996652060087' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/4781420996652060087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/4781420996652060087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/paradoxe-sur-le-comdien-essai-de-denis.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-7018954095927960626</id><published>2008-12-15T02:48:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T02:57:26.944-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Rêve de d'Alembert,&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;c'est un ensemble de trois dialogues philosophiques rédigés par Denis Diderot en 1769 et publiés en 1830 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Entretien entre d’Alembert et Diderot&lt;br /&gt;Le Rêve de d’Alembert&lt;br /&gt;Suite de l’entretien entre d’Alembert et Diderot &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot est ici au sommet du développement de ses théories matérialistes. Il expose sa théorie sur la vie et la nature. Il y indique que la matière n’est pas figée, et qu’au contraire, elle évolue : chaque espèce existante se transforme et donne naissance à une nouvelle espèce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rédigera une version spéciale pour Catherine II en remplaçant le nom des personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julie de Lespinasse et D’Alembert ont mal pris d’être utilisés comme les protagonistes de ces entretiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Une œuvre sauvée du néant&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Écrite en 1769, mais brûlée à la demande de Julie de Lespinasse qu’elle met en scène, l’œuvre paraît, grâce à une copie sauvegardée, en 1782 dans la Correspondance littéraire (revue manuscrite tenue par Grimm et Diderot), puis en volume en 1830.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un rêve sérieux&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;À la suite d’un entretien avec Diderot sur l’origine matérielle de l’univers, d’Alembert, mathématicien collaborateur de l’Encyclopédie, passe une nuit éprouvante au cours de laquelle il rêve à voix haute sur le sujet. Alors qu’il contestait les positions matérialistes de son ami, il en devient, par son rêve, le porte-parole inspiré. Inquiète, Mlle de Lespinasse, chez qui il loge, fait appel au célèbre médecin Bordeu et lui fait part des propos de son hôte qu’elle juge délirants, mais qu’elle a pris soin de noter, et qui continuent pendant la visite du médecin. Bordeu lui explique le sens des propos visionnaires du mathématicien et confirme le bien-fondé des hypothèses matérialistes qu’elle formule. Les deux protagonistes, rejoints par le « malade » réveillé, cernent ainsi la nature matérielle de l’homme. Dans un troisième entretien, le médecin défend auprès de Mlle de Lespinasse la dimension naturelle, nécessaire et agréable de la reproduction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une trilogie matérialiste&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme les deux entretiens qui l’encadrent — Entretien entre Diderot et d’Alembert et Suite de l’Entretien —, le Rêve de d’Alembert est un dialogue philosophique romancé qui met en scène amis et connaissances et montre la réflexion en action. Le choix du rêve comme canal d’expression confère à l’exposé matérialiste une dimension poétique, mais il en révèle aussi l’aspect novateur (les idées sont souvent qualifiées d’extravagantes par les personnages).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet ouvrage, le matérialisme de Diderot est définitivement marqué du sceau de l’athéisme ; il s’est aussi développé autour de quelques principes sensualistes. Ainsi, le monde forme un tout matériel et sensible, composé de formes diverses issues de combinaisons de matière provisoires et susceptibles d’évoluer. Comme les autres espèces, l’homme n’est qu’un accident momentané dans « l’immense devenir d’un univers matériel » en constant renouvellement. D’abord matière sensible, composée d’un « faisceau de brins » (le système nerveux en quelque sorte), il devient matière pensante et prend conscience de son individualité, grâce à la mémoire et à l’expérience. Ses qualités propres, intelligence, génie ou folie, ont, elles aussi, une origine matérielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inscrit dans une tradition ancienne (Épicure, Lucrèce), le matérialisme du xviiie siècle trouve dans le développement des sciences expérimentales une assise scientifique, ce dont Bordeu, le médecin, témoigne dans le Rêve. Toutefois, les positions de Diderot ne sont pas aussi radicales que celles d’un La Mettrie (l’Homme-machine, 1748) ou d’un Helvétius (De l’esprit, 1758, De l’homme, posth. 1772), qui font de l’homme un pur mécanisme. Si le matérialisme permet d’expliquer l’univers et l’homme dans l’univers, il ne prend pas chez Diderot la forme d’un système définitif et reste l’objet de doutes que la forme de l’entretien illustre. La réflexion se poursuit dans d’autres oœvres, telle Jacques le Fataliste où Diderot interroge le rapport entre déterminisme, morale et liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-7018954095927960626?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/7018954095927960626/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=7018954095927960626' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/7018954095927960626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/7018954095927960626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/rve-de-dalembert-cest-un-ensemble-de.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-6604437293235100815</id><published>2008-12-15T02:40:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T02:47:26.775-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient [Denis Diderot],&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ouvrage scientifique et philosophique de Denis Diderot, publié en 1749.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’hypothétique « aveugle-né qui recouvre la vue » a envahi le discours philosophique depuis la question posée en 1692 par Molyneux à Locke — dont l’Essai sur l’entendement humain est de peu antérieur : un aveugle recouvrant la vue distinguerait-il, sans les toucher, un cube d’une sphère ? Ce débat culmine alors que Réaumur vient de réaliser sur un aveugle-né la première opération de la cataracte, à laquelle Diderot a assisté sans pouvoir toutefois observer la réaction du sujet à son réveil, Réaumur ayant réservé ce privilège à deux « beaux yeux sans conséquence ». Diderot, dont ce deuxième écrit personnel (après les Pensées philosophiques) est une manière d’introduction à sa philosophie, commence donc par interroger un aveugle-né de Puiseaux (Loiret), avant de s’intéresser, fort de ses premières conclusions, à un cas plus complexe : celui du mathématicien aveugle Saunderson (1682-1739), dont il restitue le compte rendu des derniers moments. Pour qui postule que toute connaissance nous vient des sens, qu’a donc à nous dire un aveugle, que valent nos certitudes de « voyants » ? Telle est l’interrogation véritable de Diderot, qui va lui servir à rejeter définitivement l’hypothèse de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;« SI TOUTES CHOSES DEVENAIENT FUMÉE, NOUS PENSERIONS PAR LES NARINES. » HÉRACLITE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendre compte de l’expérience de l’autre, de l’infirme, est essentiel pour Diderot : une morale, une esthétique, une métaphysique appuyées sur quatre sens diffèrent des nôtres car les idées générales proviennent de la structure des organes de nos sens. L’honnêteté, la pudeur, la compassion ont ainsi un sens différent pour l’aveugle de Puiseaux. Quand à l’argument physico-théologique qui fait des beautés de la nature une preuve de l’existence de Dieu, son créateur, que vaut-il pour l’aveugle Saunderson, demande Diderot ? Ce que les cartésiens appellent « âme » et situent dans le cerveau, l’aveugle le mettrait plutôt au bout des doigts, ou dans ses pieds. Nous avons trois « portes de la connaissance », poursuit-il : la vue, l’ouïe, le toucher : où est donc le langage tactile, comparable au langage parlé et à l’écriture ? Diderot insiste ici sur la mémoire des mains et de la peau, suggère l’éloquence de la caresse : sensualisme et sensualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;« SI LES ROSES QUI NE DURENT QU’UN JOUR FAISAIENT DES HISTOIRES… » (FONTENELLE)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La Lettre sur les aveugles montre l’intérêt passionné de Diderot pour les subjectivités singulières, qui nous renseignent sur l’arbitraire de nos constructions intellectuelles. Et s’il existait des hommes dotés d’un sixième sens ? Saunderson avait fait un rêve, comme une anti-Genèse, où lui apparaissaient, dans un tohu-bohu sans Dieu, des conglomérats de matière vivante, une multitude de monstres pour quelques êtres organisés, l’humain qui « se serait répandu dans une autre espèce », disparaissant « dans la dépuration générale de l’univers ». C’est la relation de ce rêve transformiste, confirmation de l’orientation matérialiste de Diderot, qui vaut à ce dernier un emprisonnement de plusieurs semaines au donjon de Vincennes pour « intempérance d’esprit ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Lettre_sur_les_aveugles_%C3%A0_l%E2%80%99usage_de_ceux_qui_voient"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient [ sur le net ]&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&amp;amp;O=NUMM-23388&amp;amp;I=343&amp;amp;Y=Image"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient [2 ]&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lettre_sur_les_aveugles_%C3%A0_l"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient [3 ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23679153-6604437293235100815?l=rahlumiere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://rahlumiere.blogspot.com/feeds/6604437293235100815/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=23679153&amp;postID=6604437293235100815' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/6604437293235100815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23679153/posts/default/6604437293235100815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://rahlumiere.blogspot.com/2008/12/lettre-sur-les-aveugles-lusage-de-ceux.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23679153.post-3164911335899531710</id><published>2008-12-14T23:05:00.000-08:00</published><updated>2008-12-15T02:37:09.038-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SUYCFXAu4VI/AAAAAAAAAPs/N6bS2ra1u0c/s1600-h/235px-Louis-Michel_van_Loo_001.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 161px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279909904238174546" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SUYCFXAu4VI/AAAAAAAAAPs/N6bS2ra1u0c/s200/235px-Louis-Michel_van_Loo_001.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Denis Diderot &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;( 1713 - 1784)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Denis Diderot, né le 5 octobre1 1713 à Langres et mort le 31 juillet 1784 à Paris, est un écrivain, philosophe et encyclopédiste français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot fut un des grands animateurs intellectuels du XVIIIe siècle par sa curiosité, sa vaste culture, sa connaissance des langues, son esprit critique et sa force de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Biographie de Diderot&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Denis Diderot est né à Langres en octobre 1713. Fils aîné d'une famille catholique aisée de couteliers langrois, il entre au collège des Jésuites en 1723. Son oncle, chanoine, le pousse vers la prêtrise ; il est tonsuré à 13 ans. Il fait d'excellentes études et les poursuit au collège Louis Le Grand à Paris, pour étudier la philosophie, la théologie, et le droit. Il est reçu maître ès art en 1732 à l'université de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre 1733 et 1736, Diderot travaille chez le procureur Clément de Ris. Pendant quelques mois, il exerce les fonctions de précepteur, chez le receveur général des finances du Poitou, Randon de Massane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il édite une traduction de l'Histoire de Grèce de l'Anglais Temple Stanyan. En 1742, Diderot se lie avec Rousseau et fait la connaissance de Grimm, par son intermédiaire. Contre le gré de son père, il épouse en 1743 Antoinette Champion, une lingère. Il publie en 1745 une traduction libre de l' Essai sur le mérite et la vertu du philosophe anglais Shaftesbury, à laquelle succède en 1746 sa première œuvre philosophique personnelle, les Pensées philosophiques. Il attaque à la fois l'athéisme et le scepticisme, sans ménager les bases traditionnelles de la religion. L'ouvrage est condamné par le parlement de Paris. Dès lors, Diderot est considéré comme un écrivain subversif. Il collabore aussi à la traduction du Dictionnaire de Médecine, de Robert James. Avec d'Alembert, Diderot est chargé en 1747 de diriger l'Encyclopédie, cette vaste entreprise qui l'occupe sans relâche jusqu'en 1772. Il rédige La Promenade du Sceptique. La Lettre sur les Aveugles à l'usage de ceux qui voient, (1749), lui vaut une incarcération de quelques mois à Vincennes. En octobre 1750, le Prospectus de l'Encyclopédie est publié. Il rencontre l'écrivain et critique allemand Friedrich Melchior Grimm qui deviendra son meilleur ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1751, il reçoit le diplôme de membre de l'Académie de Berlin. Il poursuivit en parallèle son œuvre littéraire, tout en menant une vie éclectique et tumultueuse. Ses romans, ses critiques et ses essais philosophiques montrent le souci de définir la véritable nature de l'homme et sa place dans le monde. Diderot propose une morale universelle assise, non pas sur Dieu, mais sur les sentiments naturels de l'homme et sur la raison. Il ne tarde pas à se lancer dans la lutte philosophique. L'essai sur L'interprétation de la Nature (1754) poursuit la mise au point progressive de sa vision moraliste du monde. En 1756, Diderot se lie à Sophie Volland, avec laquelle il entretiendra, de 1759 à 1774, une des plus admirables correspondances de la littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot se fait connaître comme auteur dramatique, il publie en 1757 Le Fils naturel où il s'explique sur les réformes qu'il veut introduire dans le genre dramatique, sur le modèle du drame bourgeois ou de la comédie sérieuse à l'anglaise, et se brouille avec Jean-Jacques Rousseau. La pièce n'est jouée qu'en 1771, sans succès. En revanche, Le Père de famille, créé à la Comédie-Française en 1758, connaît une jolie carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la demande de son ami Grimm, il devient, l'année suivante, le critique d'art de la revue La Correspondance littéraire. Le Neveu de Rameau, Jacques le Fataliste sont en chantier. En 1769, Le Rêve d'Alembert répond aux questions posées en 1754 sur l'origine de la vie. La structure de la matière, l'organisation des êtres marque l'apogée de son matérialisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1772, il achève la publication des derniers volumes des planches de L'Encyclopédie. Entré en relation avec l'impératrice de Russie, Catherine II, qui lui avait acheté sa bibliothèque, il décide en 1773 de partir à Saint-Pétersbourg. Il revient l'année suivante fatigué et malade. Il donne en 1774, les Entretiens d'un philosophe avec la maréchale de *** . À partir de 1776, la production de Diderot se raréfie. Sa santé est devenue précaire. En 1778, paraît l'Essai sur la vie de Sénèque, de Jacques le Fataliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1782, L'Essai sur les règnes de Claude et de Néron nous livre le dernier état de la pensée de Diderot. Le moraliste l'emporte sur le philosophe : le stoïcisme est une attitude digne de l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 31 Juillet 1784, Diderot est emporté par une attaque d'apoplexie. Son corps repose à l'église Saint-Roch à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Sa vie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Une jeunesse agitée:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot naît à Langres en 1713, dans un milieu de petite bourgeoisie qui le destine à la prêtrise. L'emprise religieuse de l'environnement est forte: Langres est un évêché puissant, et la famille Diderot compte plusieurs vocations. Le jeune Denis a un oncle chanoine, un frère prêtre et une sœur religieuse. Lui-même fait ses études chez les jésuites et il est tonsuré à treize ans. Pourtant, il ne se sent guère d'affinités avec l'Église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1728, il quitte Langres pour continuer ses études à Paris. Les circonstances de ce départ ne sont pas très claires (brouille avec ses maîtres jésuites? avec sa famille?), pas plus que ne le sont ses activités dans les années qui suivent, jusqu'en 1740. On sait seulement qu'il est passionné par l'érudition et par l'étude et qu'il obtient la maîtrise ès arts de l'université de Paris. On pense qu'il mène alors une véritable vie de bohème, faite d'expédients qui lui permettent de survivre puisque son père ne veut pas l'entretenir. II est clerc de procureur, précepteur. Il donne des leçons, prête sa plume à des prédicateurs peu inspirés... Pendant ces années de vagabondage professionnel dans des milieux très variés, il se decouvre aussi une véritable passion pour le théâtre: « On s'agitait, on se remuait, on se poussait, l'âme était mise hors d'elle-même [...].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était comme un nuage qui allait se dissiper au loin, et dont le murmure durait longtemps après qu'il était écarté », écrit-il plus tard, en 1758, à l'actrice Madame Riccoboni en parlant des représentations théâtrales. Diverse et indépendante, la vie de Diderot à cette époque est marquée par la liberté et par la précarité: il lui arrive souvent de n'avoir rien à manger!&lt;br /&gt;La rencontre avec Anne Toinette Champion, dont il tombe amoureux (1741), le ramène à Langres où il va demander à son père l'autorisation de se marier (décembre 1742). Mais le résultat des retrouvailles familiales n'est pas ce qu'il espérait. Son père refuse catégoriquement le mariage projeté et, faisant valoir une autorité paternelle très forte sous l'Ancien Régime, fait enfermer son fils chez des moines. Diderot parvient à s'échapper, revient à Paris où il se cache, et épouse secrètement Anne Toinette le 6 novembre 1743.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les débuts d'une œuvre philosophique:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son nouvel état d'homme marié contraint Diderot à gagner sa vie avec plus de régularité. Sa connaissance de l'anglais lui permet de vivre de traductions. C'est ainsi qu'il entreprend de traduire la Cyclopaedia de Chambers, travail qui donnera naissance à l'Encyclopédie. Il se lie avec Rousseau, rencontre en 1742. Un goût commun pour la musique et pour le jeu d'échecs est à l'origine d'une profonde amitié, qui se prolongera jusqu'en 1758. Il fréquente aussi le philosophe Condillac. C'est en 1745 que débute réellement son activité philosophique: il entreprend une œuvre nettement orientée vers les théories matérialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, il traduit, de manière assez libre, l'Essai sur le mérite et la vertu de l'Anglais Shaftesbury, puisant dans cette œuvre l'idée d'une lutte nécessaire contre le fanatisme et contre la superstition. Il trouve aussi dans cet essai un écho à ses propres réflexions sur la vertu. Il pense, comme le philosophe anglais, que celle-ci n'est pas fondamentalement liée à la religion, qu'elle peut être naturelle. Cette nouvelle morale s'adapte particulièrement bien à son enthousiasme, à ses élans et à l'importance qu'il accorde aux émotions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans cette orientation d'esprit qu'il rédige, en 1746, les Pensées philosophiques, qui font alterner quatre points de vue différents, celui du chrétien, celui du déiste, celui de l'athée et celui du sceptique. Publiée en juin, l'œuvre est condamnée en juillet par le Parlement. Elle est, en effet, jugée scandaleuse et « contraire à la religion et aux bonnes mœurs ». Cette condamnation n'empêche pas Diderot de poursuivre une réflexion philosophique profondément marquée par le matérialisme. La Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient (1749) vaut à son auteur un emprisonnement immédiat dans le donjon de Vincennes. Il n'en sort que grâce à l'intervention des libraires qui ont engagé des sommes importantes dans l'Encyclopédie et qui s'inquiètent de voir l'entreprise privée de son directeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diderot s'est en effet attelé, depuis 1747, à une tâche exaltante et épuisante. La simple traduction de la Cyclopaedia de Chambers s'est transformée en une énorme entreprise de classification et de vulgarisation du savoir. Diderot va consacrer presque vingt ans de sa vie à cet impressionnant travail: il dirige, coordonne, écrit, corrige, recrute des auteurs, fait face à toutes les difficultés (censure, interdiction, manque de capitaux, défections...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Une période d'intense créativité:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années qui vont de 1750 à 1772 représentent une période très productive sur tous les plans. Parallèlement au travail que nécessite l'Encyclopédie. Diderot poursuit une œuvre personnelle et mène une vie mondaine très active. Sa réflexion philosophique est marquée par la publication, en 1753, de l'ouvrage intitulé De l'interprétation de la nature, qui précise une vision toujours matérialiste du monde et des interrogations sur la liberté et sur le déterminisme. Diderot poursuit cette analyse dans la lettre qu'il adresse au dramaturge Landois (Lettre à Landois), en 1756. Il la reprendra, nettement plus tard, en 1769, dans Le Rêve de d'Alembert. Cette œuvre met en scène plusieurs amis de Diderot: le mathématicien d'Alembert, collaborateur de l'Encyclopédie, le docteur Bordeu et Mademoiselle de Lespinasse, qui tient à Paris un salon littéraire. Leurs dialogues ont pour thème l'origine du monde. Aux théories des philosophes matérialistes de l'Antiquité, Diderot ajoute des connaissances scientifiques qu'il a acquises par ses études et ses lectures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 1755-1760 sont marquées par un retour au théâtre, pour lequel il a une véritable passion. Il se fait le théoricien du drame bourgeois . Deux pièces, Le Fils naturel (1757) et Le Père de famille (1758), mettent en application les théories énoncées ou reprises dans les Entretiens sur Le Fils naturel (1757) et dans I'essai De la poésie dramatique. Ses recherches philosophiques, l'observation qu'il fait des comportements le conduisent aussi vers le genre romanesque. La Religieuse (1760), Le Neveu de Rameau (1762), Jacques le fataliste (1765) témoignent d'interrogations multiples sur la liberté, la morale, la vertu, qui sont au cœur de ses préoccupations. Enfin il inaugure, pour la Correspondance Iittéraire de son ami Grimm, la série des Salons où s'expriment ses conceptions esthétiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa vie est alors ponctuée par les innombrabl
